La galère des profs stagiaires pour trouver un logement

A l’approche de la rentrée, de nombreux nouveaux collègues sont confrontés à un problème pratico-pratique : Se loger.

Les affectations souvent tardives ne permettent de prévoir à l’avance le point de chute du stagiaire/néo-titulaire/TZR/Remplaçant/contractuel (Rayer la mention inutile  ).

A cela s’ajoute les difficultés administratives et financières. Le stagiaire n’a bien sûr pas encore de bulletin de salaire, doit payer de sa poche son déménagement et trouver un logement rentrant dans son budget. Et le salaire d’un stagiaire en région parisien lui permet à  peine d’envisager de louer un logemet de la taille d’une boîte à chaussures. Voici donc un témoignage intéressant.

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Quand les jeunes profs galèrent à trouver un logement, à quelques jours de la rentrée

 

Et vous trouverez un peu d’aide et de réconfort ici 

La paupérisation enseignante

Par René C. 

La condition enseignante : entre paupérisation et déclassement, mais à doses infinitésimales. En trente ans, un professeur a perdu 30% de son salaire. Est-ce bien là le prix que la nation attache à l’enseignement ?

Le PPCR en danger ?

A l’heure où beaucoup d’entre vous ont reçu un mail leur annonçant qu’ils allaient bénéficier dans l’année d’un entretien d’évaluation, le PPCR fait toujours l’objet de questions.

Lors de la réunion du Conseil commun de la fonction publique du 10 juillet dernier Gérald Darmanin, ministre en charge de la Fonction publique, a annoncé que la situation des finances publiques oblige le gouvernement à s’interroger « sur le calendrier de mise en œuvre du protocole et de l’étalement de sa montée en charge » en précisant que ce serait un sujet de discussion avec les organisations syndicales.

Sauf que la mise en place du PPCR a déjà fait l’objet de très longues discussions et que l’annonce du gel du point d’indice n’était pas pour rassurer les enseignants. Et que dire de l’annonce  du 17 juillet d’Emmanuel Macron  devant le Sénat, son intention de séparer le calcul du point d’indice pour les différentes fonctions publiques. Tout cela n’annonce rien de bon pour notre pouvoir d’achat.

Les organisations syndicales signataires du protocole PPCR ont donc adressé  un courrier commun au Premier ministre lui demandant, au moment où les premiers grands arbitrages concernant la préparation budgétaire 2018 sont en discussion, pour que son annonce faite par le ministre de l’action et des comptes publics ne reste sans  suite.

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Monsieur le président….

Par anonyme

« Monsieur le président,
Cela commence comme le célèbre poème de Vian, auquel je fus initiée – j’en garde un souvenir ému – par Mr Luciani, professeur de français au collège de la région parisienne qui m’accueillit comme élève. 

L’ecole, j’y suis encore, 35 ans après, mais ce ne sont pas les Lettres qui ont eu ma préférence -quoique ce fut mon deuxième sujet de prédilection -mais la langue de Shakespeare, dont je tombai amoureuse en découvrant les Etats-Unis. 

Mais je n’ai pas décidé d’ecrire cette lettre pour vous raconter ma vie, même si vous donnez l’apparence d’un homme capable d’ecoute, ce qui une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de vous adresser ce message.

Voilà donc quelques mois que vous êtes notre président, et les nuages commencent à s’assombrir au-dessus de nos têtes, à nous, enseignants. C’est devenu une sorte de rituel de s’en prendre à l’ecole et à ses représentants, pour, d’une part, faire des économies, et, de l’autre, plaire aux esprits chagrins et jaloux qui lorgnent sur nos congés. On parlé de gel du point d’indice, de gel du nombre de fonctionnaires, de réforme du baccalauréat avec certaines matières  » élues » à l’epreuve finale et d’autres au contrôle continu, on parlé d’allonger notre temps de travail, de réduire nos vacances…la chasse aux sorcières, qui ne s’est jamais vraiment interrompue, reprend.
Laissez-moi vous peindre un rapide tableau de notre métier, que j’exerce depuis 25 ans, depuis que j’obtins le couronnement de ma passion pour l’anglais : la sacro-sainte agrégation.

D’abord, des années difficiles, et qui le sont encore bien plus pour mes jeunes collègues qui débutent aujourd’hui, puisque les incivilités ont poussé sur le terreau de la crise, de la baisse des exigences, de la fuite de certains parents devant leurs responsabilités éducatives, de la dégradation de l’image des enseignants au gré des coups de canif des différents gouvernements…

Puis, enfin, une certaine stabilité et des conditions d’enseignement convenables, de vraies rencontres avec des élèves et des collègues que l’on garde dans son cœur. 
Et puis, les problèmes reviennent, mais pas les mêmes : les heures d’enseignement se réduisent comme peau de chagrin ( enseigner une langue en 2h 1/2, voire 2 h par semaine, vraiment ???), le dernier arrivé de l’equipe pédagogique va devoir enseigner dans un 2eme établissement, parfois éloigné, les effectifs augmentent ( enseigner et évaluer à l’oral une classe de 30 élèves, vraiment ???), des nouvelles modalités obligent les professeurs de langue à organiser eux-mêmes des évaluations de compréhension et d’expression orale, requérant des heures de travail supplémentaires pour lesquels ils ne seront bien sûr pas rémunérés, les tensions se développent entre professeurs pour toutes ces raisons… parallèlement, de plus en plus d’eleves démotivés arrivent au lycee car les places manquent dans les sections professionnelles, la tâche se complique encore car il faut essayer de s’adapter à leur niveau, souvent très bas, sans sacrifier les quelques élèves motivés et sérieux, qui ont, eux, un bon niveau… mission impossible, épuisante, attristante. Pour couronner le tout, l’enseignant, dans la plupart des cas, se sent bien solitaire car, entre lui et les parents, l’administration a souvent bien vite choisi. Il ne lui reste plus, alors, que le soutien de ses collègues et de sa famille. 

Pour preuve du desarroi des enseignants, la difficulté de l’etat à recruter et à conserver ses enseignants, le nombre croissant de démissions…le dernier attrait de cette profession mal traitée et mal aimée, ce sont les vacances si jalousées mais si nécessaires pour se reconstruire entre 2 années scolaires. Qu’en sera-t’il alors si elles sont amputées ? Qui voudra encore faire ce métier souvent ingrat et épuisant ?

Et pourtant, n’est -elle pas à la base de tout, cette école ? Pourquoi toujours la sacrifier ? En ces temps violents et désespérés, ne faudrait-il pas plutôt lui donner les moyens de faire valoir les règles et la discipline nécessaires à la vie en société, lui permettre d’avoir des exigences envers les élèves, lui donner les moyens de donner un vrai bagage à chacun d’entre eux ? Ne voyez-vous pas une corrélation entre le mal que l’on a fait à l’ecole et l’etat de la société aujourd’hui ?

Je crois trouver en vous un homme de raison qui a plus à coeur de faire avancer son pays que de porter le coup de grace a l’ecole pour economiser quelques sous et faire plaisir aux esprits jaloux-qui gagnent souvent plus d’argent que les enseignants qu’ils decrient.
Cordialement »

monsieur le président

Pourquoi n’avons nous pas de comité d’entreprise ?

Par Céline G.

« Suis-je la seule à trouver anormal le fait que nous n’ayons pas de Comité d’entreprise? Moi aussi j’aimerais partir en Irlande ou à New-York York à des prix attractifs ! Voir Mickey avec ma fille sans culpabiliser (maman solo) ! N’y aurait-il pas un moyen de le créer ce CE ? 800 000 feignasses cela devrait peser dans la balance non? Parce que je veux bien que nous ayons des vacances mais les prix augmentent pendant ces périodes et de ces vacances nous ne pouvons guère en profiter sans casser notre tirelire ou bien amputer notre budget ! Et puis pas de treizième mois…rien Quelqu’un a-t-il déjà pensé aux modalités (administratives juridiques moyens humains) pour en créer un?
Peut-être est-ce une idée utopique mais bon… »