Aaaaaaaaaargh!! J’en ai marre!!! 😵😵😵

Ce soir je craque!
Depuis le 9 octobre (en comptant donc les vacances!) Je me suis tapée 4 réunions parents/profs de 17h à 20h30 en moyenne ( il m’en reste 2 à faire encore..), 10 conseils de classe ( sur 18), un atelier bénévole chaque semaine, et 5 réunions pédagogiques diverses, quelques heures au téléphone avec des parents d’élèves. Je passe évidemment sur les 18 classes évaluées plusieurs fois et je ne pense même pas aux appréciations pour 18 classes + celles du prof principal à saisir pour dans 10j…
C’est plus un métier….

par Sarah V.

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Par P.

“Billet d’humeur pour illustrer l’inhumanité de nos responsables des ressources humaines. Une histoire parmi tant d’autres hélas.

Je suis Professeure des écoles, Brigade, c’est à dire affectée à des remplacements longs. Actuellement je remplace une jeune maman. Cette jeune femme a été affectée à ce poste à la rentrée de septembre à titre provisoire (elle doit avoir 1 ou 2 ans d’ancienneté donc pas assez de points pour avoir un poste fixe au mouvement). Poste qui se situe à 60 km de son domicile.

Les services de l’EN étaient au courant de son état de femme enceinte en septembre. Première aberration. Classe pas facile + temps de transport + fatigue, ma collègue s’est arrêtée plusieurs fois, puis définitivement, puis en congé maternité. La classe a donc eu droit à divers remplaçants, jusqu’à moi qui ai pris en charge la classe depuis janvier. L’école est dans ma commune de résidence. Pour moi tout va bien. Mais ma jeune collègue, qui doit reprendre après les vacances de printemps , a essayé de demander à être affectée sur un autre poste ou à faire ZIL pour ne pas s’éloigner trop de son domicile. Que nenni ! Elle devra revenir à son poste.

J’ai eu 3 enfants et je m’imagine l’angoisse de cette jeune maman, qui doit trouver une solution de garde pour laquelle une bonne partie de son salaire va y passer, qui va parcourir tous les jours 120 km et des heures en transport (en région parisienne).

Alors qu’avec un peu de volonté et d’humanité une autre solution aurait certainement pu être trouvée. Ce n’est pas à moi que je pense, c’est à ma collègue et aussi aux élèves. Car qu’est-ce qu’il va se passer ? A nouveau la valse des ZILs ?

Tout le monde y perd dans l’histoire. Les services de remplacements vont s’arracher les cheveux avec des absences à répétition, les élèves seront ballottés et désorientés, ma collègue sera stressée et épuisée, les parents seront en colère et inquiets. En me laissant sur le poste jusqu’à la fin de l’année tout cela aurait pu être évité. Était-ce si difficile à décider ? Et c’est cette institution qui n’a plus que le mot « bienveillance » à la bouche ? écœurant.”

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Par Noémie V.

“Bonjour à toutes et à tous !
Un petit mot d’espoir d’une future prof de français actuellement contractuelle en lycée pro : comme contractuelle, justement, j’ai été lâchée devant les élèves avec pour promesse, de la part du rectorat, de l’organisation d’une formation suivie des non titulaires sur l’année, avec notamment des visites-conseils de professeurs expérimentés et des formateurs joignables et serviables.

Que nenni ! Les visites conseils ? Pas l’ombre d’une apparition, ni même d’une mention. Alors je veux bien qu’on les fasse au mois d’avril, mais il est où l’intérêt, quand l’année est presque terminée ? Les formateurs sont joignables seulement en théorie, et les formations nous apprennent ce que nous savons déjà (comment passer une journée entière à parler des programmes du lycée pro…au mois de décembre !).

J’ai été dépassée par la gestion de classe, et j’en étais au stade où je laissais faire, en me cassant la voix pour en placer une et que les élèves qui voulaient suivre puissent -tenter- de la faire ; autant vous dire que le soir en rentrant chez moi, c’était la déprime totale.

J’ai la chance d’avoir des collègues et une équipe de direction formidable : la proviseur adjoint, me mettant devant le fait accompli, m’a demandée si je souhaitais de l’aide, et j’en ai eu. Deux de mes collègues m’assistent une heure par semaine pour me donner des conseils, une professeur d’un lycée voisin va venir assister à certains de mes cours, et moi à certains des siens pour qu’on puisse en tirer un bilan. C’est un tel soulagement de se sentir guidée, épaulée, surtout quand on commence et qu’on patauge comme moi.

Cela me fait encore plus regretter mon manque flagrant de formation, malgré deux années passées sur les bancs de l’ESPE…pour se retrouver face à des formateurs qui nous distribuent une capture d’écran du site Eduscol et sur laquelle ils blablatent pendant une heure….

Je ne sais pas si vous avez été dans la même situation que moi, mais je vous avoue que j’ai bien failli laisser tomber avant même d’avoir réellement commencé, et même si l’aide qu’on m’apporte commence à porter ses fruits, je regrette amèrement de n’avoir pas eu les armes nécessaires à la rentrée, car maintenant le rétablissement de l’ambiance de classe est très difficile.

J’espère toujours tomber, lors de mes futures affectations, sur des collègues et une direction aussi soudés, sur qui on peut compter, parce qu’honnêtement, ça enlève un gros poids des épaules.

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