Les traitements de Procréation Médicalement Assistée (PMA) sont aujourd’hui très variés : insémination artificielle, fécondation in vitro, micro-injection, etc. Chaque parcours est différent. Leur point commun est qu’ils nécessitent un suivi médical très renforcé (multiples prises de sang, échographies, rendez-vous gynécologiques…).

Si certains de ces rendez-vous peuvent être planifiés à l’avance et hors temps scolaire, d’autres dépendent de facteurs trop imprédictibles pour cela. C’est pourquoi les femmes qui suivent ce type de parcours sont régulièrement absentes et rapidement confrontées à la problématique suivante : que faire pour éviter les remarques des collègues, des parents d’élèves et de son inspecteur ?

Voici quelques témoignages recueillis à ce propos. Tous les prénoms ont été modifiés par souci d’anonymat.

 « Au début de mon parcours, j’ai eu quelques soucis : mon inspectrice m’a demandé de prendre mes rendez-vous hors temps scolaire. J’ai donc été obligée de lui expliquer la raison de mes absences. Depuis je précise toujours. Les secrétaires sont tops ! Hélas, nous sommes nombreuses à avoir ce parcours. »

Valérie

 « J’ai joué franc jeu avec mon équipe et ma circonscription. Ça passe mieux les absences… Mais je culpabilise toujours autant car je ne suis pas remplacée et ça m’ennuie de devoir étaler ma vie privée. »

Anne

Certaines souhaitent garder ce parcours privé. Ainsi, Mélanie, professeur titulaire dans une classe de CE1  a préféré changer de poste et devenir ZIL (professeur effectuant les remplacements) pour éviter les remarques :

« Avec les contrôles à l’hôpital, la radio, les échographies, les ponctions, l’hyperstimulation et les fécondations in vitro, j’ai été très souvent absente. Je devais me justifier auprès des parents sans trop en dire non plus. La plupart des collègues n’étaient pas au courant. Si tu n’es pas remplacée, ce n’est pas agréable pour l’équipe, c’est sûr ! »

 

Depuis la publication de la circulaire du 24 mars 2017, la situation est plus claire : les absences dues à une PMA doivent être autorisées et rémunérées.

La plupart du temps, les équipes de circonscriptions sont très compréhensives. Malheureusement, certaines collègues doivent encore faire face à quelques pratiques des plus maladroites. La mésaventure de Mathilde est édifiante :

 « Le cabinet de ma gynécologue se situe à une demi-heure de route de mon domicile et à 1h30 de mon école. Suivie depuis septembre, je suis régulièrement absente par demi-journée. Malheureusement, je cumule avec une petite santé. Rhino/angine/bronchite… Depuis mercredi dernier, je suis en arrêt lundi et mardi et absente mercredi pour la PMA…. Cet après-midi, je reçois un appel de ma circonscription… L’IEN constate que je ne suis pas assez à l’école et s’interroge sur mon avenir en classe… Je ne savais pas quoi répondre ! La PMA n’est pas un choix ! Et je ne fais exprès d’être malade ?! »

 

« Vous ne pouvez pas comprendre, vous n’avez pas d’enfants. »

 

Mais pour retranscrire le parcours que vivent ces collègues, on ne peut se contenter d’évoquer les absences dues aux rendez-vous médicaux. Il est essentiel de comprendre ce qui s’y joue. Ariane, professeur PDMQDC, m’explique :

« Il y a eu des jours difficiles… avec des nouvelles dures à encaisser et la nécessité de retourner en classe malgré tout… en ravalant les larmes… »

 

Que dire également des collègues qui interrogent sans retenue : « Aloooooors ? Ça a marché ?” » Qu’espèrent-ils ? Une annonce de grossesse des plus fragiles bien loin de la fin du premier trimestre ? Ou l’annonce d’un nouvel échec ?

 

Comment réagir chaque année, lors du mouvement aux traditionnelles remarques : “Si tu veux être prioritaire tu n’as qu’à faire des enfants, c’est facile !” ?

Pauline, professeur dans le secondaire raconte : « L’année dernière, on a supprimé un poste dans mon lycée. Tout le monde – collègues, directeur, inspecteur – m’a balancé que je n’étais pas prioritaire car sans enfant. Je l’ai très mal pris. »

Samira entend elle-aussi souvent que ses 3 heures de route quotidiennes ne sont rien car « elle n’a pas d’enfants » : « Des personnes avec moins d’ancienneté me passent devant pour les postes à cause de cela. Alors la route ne me dérange pas. Mais le “ben ouais t’as pas d’enfant” fait mal à entendre. »

Rachel aussi est exaspérée par ces remarques :

« C’est déjà une souffrance de ne pas réussir à avoir d’enfant et en plus on nous dit en pleine figure, parfois plusieurs fois par jour, que nous ne sommes prioritaires pour rien puisque sans enfant. C’est horrible et ça augmente la souffrance que l’on ressent ! Des collègues avec moins d’ancienneté obtiennent des postes à cause des points enfant et ça, je le vis chaque année de plus en plus mal. A chaque mouvement, c’est comme une deuxième punition. Est-ce que parce qu’on n’a pas la joie d’être maman, il faut nous enlever le droit à un poste fixe définitif ? C’est injuste. On devrait tous être logé à la même enseigne : l’ancienneté de service et c’est tout. »

 

Certains propos qui peuvent paraître anodins renvoient à une dure réalité personnelle. Comme cette fameuse phrase dont les parents d’élèves sont parfois adeptes : « Vous ne pouvez pas comprendre, vous n’avez pas d’enfants. »

Être mère ou ne pas être mère devrait être un choix. Malheureusement la réalité est tout autre.

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Mes sixièmes n’ont plus de prof de maths.
Encore un collègue qui démissionne. Pierre*, la trentaine, vacataire depuis cette année. Épuisé, trop de classes, trop de niveaux, trop d’heures sup, trop de boulot, paye de m… (ce n’est déjà pas reluisant quand on a 15 ans d’ancienneté et qu’on a le concours, mais là, c’est bien pire).
Il n’a pas tenu le choc.

Terminale ES de ma fille. La prof (de maths encore) en absentéisme perlé depuis 5 mois. Un trimestre de maths en moins, coeff 5 au bac. Gloups. Le premier remplaçant est resté une journée. Avec les parents, on s’est démenés (pendant 2 mois), un autre remplaçant vient d’arriver, ça fait quatre jours, on espère…

Mon fils, en 4ème, a un remplaçant en maths (arrêt maladie prévu et donc anticipé de sa prof), il n’a jamais enseigné, la quarantaine. On espère là aussi qu’il va tenir.

Etc… je pourrais en lister des pages.


C’est triste, plus personne ne veut devenir prof, c’est pas le métier dont les parents rêvent pour leurs enfants.
Pourtant, ces parents, il faut voir ce qu’ils exigent des profs de leurs enfants, les critiques pleuvent, les exigences fusent. Il faut tout savoir faire, devenir superwoman ou superman ! Pas le droit à l’erreur, on est surveillés, et parfois saqués.


Avant, quand on devenait prof, c’était un but, que dis-je, un rêve. Le métier était valorisé, reconnu. Ça en imposait un peu, d’être “professeur”. Maintenant, c’est plutôt la honte. En soirée, faut pas trop le dire. ça casse l’ambiance. On vous jette un regard de pitié “ah, tu n’as rien pu faire d’autre…” ou de condescendance “encore un planqué qui ne travaille que 18 heures par semaine, est en vacances 15 jours toutes les 6 semaines, a 2 mois de congés l’été et est payé avec nos impôts”.

C’est en partie vrai. En partie. L’autre partie, celle qu’on ignore, c’est les 20 à 30 heures (voire plus en période de bac/brevet blanc) : de “crypto-travail”, celui qu’on fait mais qui ne se voit pas, et qu’il est bien commode d’ignorer en ces temps de grignotage budgétaire, en ces temps où l’on aime opposer les “privilégiés” (entendez les fonctionnaires) au reste de la population pour mieux obtenir l’assentiment de la masse qui regardera avec joie nos “privilèges” disparaître.

En dehors des 18 heures :
– RDV individuels avec les parents.
– RDV de mise en place des PAP (accueil personnalisé pour les élèves à problèmes, et croyez-moi, ils sont de plus en plus à en avoir !)
– Réunions parents-profs classiques
– Conseils de classe (1h30 -2h00 par conseil)
– Mails administratifs pour les coulisses de notre métier (interfaces rectorat, établissement, parents, élèves)
– Gestion du cahier de texte en ligne (cours, compléments)
– Formation continue (stagiaire ou formateur), stages
– Les bulletins, appréciations, notes
– Parcoursup, appréciations
– Journées pédagogiques
– Convocation examens, barémisation
– Oraux des EPI, entraînements bacs blancs
– Préparation des projets (de classe, de division, d’équipe, transdisciplinaire)
– Préparation des sorties, des voyages
– La vie de classe, l’orientation
– Gestion/manutention des photocopies
et tiens, je n’ai pas encore parlé de la préparation des cours
ni de la correction des copies, de la veille scientifique indispensable…


Alors, voilà, il n’y a plus de profs. Les postes aux concours ne sont pas tous pourvus (en particulier en maths, lettres, langues).
Oui, c’est sûr, les bons en maths, c’est pas pour finir prof. Faut pas délirer non plus.
Il n’y a plus de profs. Mais on ne se pose pas de questions, ou du moins, pas les bonnes. On fait des économies.
Il en reste quelques-uns, des profs, ceux-là vont le faire le boulot, ils vont avoir des heures sup. On va augmenter leur temps de travail, et on fera d’une pierre deux coups, ça améliorera leur ordinaire et puis les gens seront contents : ça rogne un peu leurs fameux “privilèges”.
Et c’est comme ça qu’on tire sur la corde, et qu’à la fin, elle casse.
C’est comme ça qu’une prof de maths qui a toujours donné satisfaction se retrouve en absentéisme perlé car elle n’y arrive pas, plus. Plus la force.
C’est le burn-out des privilégiés.

Mais vos enfants, en attendant, des profs, ils n’en n’ont plus.
Bizarre quand même, qu’un métier aussi privilégié ne fasse pas plus envie. On se demande, hein.
On sait très bien ce qu’il faudrait faire, mais on ne va pas le faire.
Re-valoriser les profs.
Leur offrir un salaire décent. Et non, n’allez pas croire que la dernière réforme a changé les choses, le PPCR n’est qu’un cynique tour de passe-passe.
Un salaire décent disais-je. Un qui soit attractif. Vraiment.
Certes re-valoriser, c’est redonner de la valeur sonnante et trébuchante. Mais pas seulement. Il faut aussi de la valeur dans le discours. Du respect. Du respect quand on parle des enseignants en général, ou à ses enfants. C’est montrer à ces derniers que oui, on a réussi quand on est prof. On l’a voulu, on avait le choix et on est là. Malgré les réformes, malgré l’épuisement, malgré les critiques et surtout, pour vos enfants.

Aimez-nous.

(* prénom changé)

Écrit pas Julie

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Par Béa

Trouvez-vous normal que l’on ne parle des enseignants QUE sur la base des heures effectuées devant élèves ?? On ne dit pas 0h pour les personnes qui travaillent dans un bureau…. La loi impose l’horaire effectif…. pourquoi ne s’applique-t-elle pas aux enseignants ? Pourquoi cette Injustice? Pourquoi ce refus de reconnaissance? Cela n’est-il pas méprisant???…. La reconnaissance et la considération de notre métier commence peut-être par la prise en compte de TOUT notre travail effectué.

reconnaissance

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Par Olive Koenig

« Si quelqu’un dit quelque chose, mais fait le contraire, on ne retiendra que ce qu’il a fait »
Auteur inconnu

L’autorité, c’est quoi ?

Tentons d’en savoir plus sur le mot « autorité » selon que l’on soit parent, enseignant, enfant, élève…
Le mot autorité vient du latin « auctoritas », qui signifie la « capacité de faire grandir ». C’est l’un des rôles de l’école d’aider les élèves à grandir au-delà des apprentissages, l’école forme les futurs citoyens, et pour cela l’institution confère une certaine autorité aux enseignants, et aux équipes éducatives au sens plus large.
L’autorité est le pouvoir de commander, d’obliger à quelque chose, d’être obéi. Elle implique une notion de légitimité.
La question de l’autorité est inhérente à la posture d’éducateur qu’incarne l’enseignant et, que ce dernier soit débutant ou expérimenté, cette posture n’est jamais acquise une fois pour toute, et reste une préoccupation qui nécessite une vigilance de chaque instant, avec laquelle il faut sans cesse composer.
La place de l’autorité dans la société évolue sans cesse, et les recherches en psychologie et en sciences humaines, ont pu montrer que les enfants sont des êtres en devenir, et non plus des cerveaux à remplir, ainsi que cela a pu être jusqu’à la révolution étudiante de 1968. (Précisons que les premières théories sur le développement de l’enfant datent du XVIIIème siècle).
Dans son article « Psychologie de l’enfant : 150 ans d’histoire » (Sciences Humaines N° 120 Octobre 2001), Caëtane Chapelle explique :
« L’enfant fut longtemps considéré comme un adulte en miniature. Mais dès les débuts de la psychologie de l’enfant, les savants soupçonnent qu’il a son intelligence propre, et surtout, que l’étudier permettrait de comprendre la pensée». Puis l’auteur de citer Piaget, Vygotsky, etc.
A l’école jusqu’en 1968, on ne pouvait pas vraiment parler de l’autorité du maître, mais davantage d’autoritarisme, qui n’est en fait qu’un abus d’autorité de par son statut, et peut s’apparenter à une forme de violence. L’autoritarisme (Je fais ce que je veux ; la loi, c’est moi ; j’ai tout pouvoir), autorité sans borne, étant une réaction immédiate, une surréaction, et qui produit l’effet inverse à celui escompté, à savoir, discréditer (saper) l’autorité.
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Distinction entre « Etre l’autorité » et « Faire autorité »

Oui, le Professeur des écoles représente l’autorité, « est » l’autorité, à savoir est garant de l’application des lois. Ce sont d’ailleurs ces dernières qui bornent justement l’autorité.
« Faire autorité », prend un sens tout autre, puisqu’il s’agit là davantage d’une notion de légitimité. Le Professeur des écoles doit faire autorité, c’est-à-dire être légitime à travers ses connaissances, sa posture, sa facilité de transmission, ses facultés de facilitateur des apprentissages, sa cohérence, et sa manière de faire comprendre l’autorité.
« Etre l’autorité » et « Faire autorité » sont les fondements mêmes du Référentiel de compétences des professeurs (BOEN n°13 du 26 mars 2015 – Fiche n°14), notamment dans la compétence n°1, « Faire partager les valeurs de la République », ou n°6, « Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques », et, dans les compétences communes à tous les professeurs (BOEN n°13 également), la compétence P4 « Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l’apprentissage et la socialisation des élèves ».
Il est à noter qu’à aucun moment dans les compétences de ce référentiel, il n’est mentionné « Faire preuve d’autorité », preuve, s’il en était besoin, que l’autorité n’est qu’un outil, certes indispensable, mais seulement un outil au service des objectifs fixés en classe.

Comment installer son autorité à l’école pour un professeur débutant, face aux élèves et aux parents ?

L’institution confère au Professeur des écoles, en tant fonctionnaire de l’état, une autorité dans son rôle au quotidien face aux élèves et aux parents. Mais cet état statutaire n’est pas suffisant pour que le Professeur des écoles installe son autorité.
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Installer son autorité est une posture qui se construit et s’affine avec le temps et l’expérience même si les diverses formations proposées en Master Meef par exemple, nous fournissent quelques règles de base et outils.
Cela demande aussi d’affirmer sa légitimité face aux élèves et aux parents. Il est aussi important de d’ajuster et de réajuster les relations avec ces derniers, reconnaître et dépasser les tensions en comprenant leur positionnement dans la limite de notre fonction mais en intégrant également leur diversité dans le rôle qu’ils jouent avec leur enfant. Car il est essentiel de garder la distance nécessaire pour pouvoir exercer cet autorité dans les relations et cadres qu’on offre à nos élèves, et l’accueil que l’on réserve à leurs parents.
L’autorité s’exerce aussi au travers de la place qu’on donne aux élèves, de l’autonomie qu’on leur laisse dans leurs apprentissages, mais aussi dans l’exigence que l’on place en eux (à la condition que le Professeur des écoles soit exigeant envers lui-même également). Les enfants sont sensibles à l’autorité du maître, lorsque celui-ci leur apporte des connaissances en les valorisant et en évaluant avec impartialité les progrès dans leurs acquis. Ils sont sensibles également au fait que le maitre soit « juste » dans ces décisions. Cependant, cette dernière notion est trop sujette à subjectivité. Ceci est bien compris par les élèves, lorsqu’il est expliqué que, ce qui semble injuste à l’un, peut sembler juste à l’autre. Bien sûr, encore une fois, il ne s’agit pas de sombrer dans une injustice perpétuelle frisant l’autoritarisme.
L’autorité n’est pas juste une posture personnelle qui consiste à établir des règles de vie, des ceintures de comportement, des tableaux de points ou de punitions, même s’il est nécessaire de trouver les sanctions adéquates en cas de transgression de la loi, pour que chacun trouve sa place dans le groupe et que celui-ci puisse atteindre les objectifs fixés harmonieusement. Et que toutes ces dispositions permettent de créer un climat de classe propice au vivre ensemble, au devenir élève et au respect de chacun. Il est aussi important d’être exigent et rigoureux dans l’organisation et la transmissions des apprentissages. Transmettre c’est également s’engager dans les valeurs de la République et être garant de leur respect au quotidien.
Le maître est un modèle pour ces élèves, car au-delà de l’autorité qu’il incarne, il a la confiance de ces derniers, car il contribue à leur avenir d’adulte et de futur citoyen en tant qu’un individu facilitateur de l’acquisition de nouvelles connaissances.
L’autorité exige de connaître et d’appliquer les textes officiels qui régisse notre mission en tant qu’agent du service public, de s’informer, de se former, et d’être en position de remise en question constante afin de réajuster en permanence sa pratique. Utiliser les outils mise à notre disposition pour amener les élèves à la réussite.
Pour ce faire, il est indispensable de construire un univers sécurisé pour apprendre, sans oublier d’y intégrer d’emblée les dimensions de créativité et de plaisir, ingrédients fondamentaux pour l’investissement à long terme.

En conclusion

Le regard de la société sur l’enfant a changé et par conséquent la notion d’autorité à son encontre a évolué. De nos jours, l’autorité est, le plus souvent, le fruit de réflexions et de postures professionnelles que l’on acquiert avec l’expérience et l’engagement que demande le métier de Professeur des écoles.
Autrefois le maître devait faire preuve d’autorité et son rapport à l’élève était totalement différent car son rôle était d’instruire avant tout.
La connaissance et l’évolution de la recherche sur le développement de l’enfant en tant personne et citoyen en devenir, a conduit aujourd’hui à la redéfinition des missions et des compétences du Professeur des écoles, afin qu’il ait les outils nécessaires pour installer son autorité avec les élèves et les parents.
L’école est de plus en plus ouverte aux parents et les élèves impliqués dans leur réussite scolaire, qui se construit dans le cadre d’un partenariat école – élèves – parents.
Ceci signifie, pour le professeur, un réajustement permanent entre « faire autorité » et « avoir autorité » dans nos missions d’instruction et d’éducation.
Ceci signifie qu’il faut, au quotidien, faire en sorte que nos élèves réussissent et deviennent de futurs citoyens éclairés et responsables, c’est-à-dire respectueux des règles mais avec leur libre arbitre, et en fonction des moyens que l’Education Nationale veut bien mettre à notre disposition.
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Trouvé sur Internet

“1969
Je suis instituteur, il gèle à pierre fendre, je jette des seaux d’eau dans la cour de récré pour que les élèves puissent faire des glissoires. Tout le monde est content ! On prolonge les récrés.
1999
Je suis directeur, la cour est verglacée, je demande aux ouvriers de l’école de jeter du sel de déneigement sur toute la cour. Tout le monde est content ! On abrège les récrés extérieures.

Michel doit aller dans la forêt après la classe. Il montre son couteau à Jean avec lequel il pense se fabriquer un lance-pierre.
1969 :
Le directeur voit son couteau et lui demande où il l’a acheté pour aller s’en acheter un pareil.
2016 :
L’école ferme. On appelle la gendarmerie. On emmène Michel en préventive. TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la porte de l’école.

1969 :
Tu fais une bêtise en classe. Le prof t’en colle deux. En arrivant chez toi, ton père t’en recolle deux autres.
2016 :
Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon.
Ton père t’achète une console de jeux et va casser la gueule au prof.!!!

Dominique et Marc se disputent. Ils se flanquent quelques coups de poing après la classe.
1969 :
Les autres les encouragent, Marc gagne.
Ils se serrent la main et ils sont copains pour la vie.
2016 :
L’école ferme. FR3 proclame la violence scolaire, relayée par BFMTV et ITélé en boucle et TF1 au journal de 20 heures.
Le lendemain, Le Parisien et France Soir en font leur première page et écrivent 5 colonnes sur l’affaire.

Jean tombe pendant une course à pied. Il se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.
1969 :
En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.
2016 :
Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison avec sursis.
Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l’école pour négligence, et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès.
La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant d’en haut d’un immeuble. Plus tard, Jean succombera à une overdose au fond d’un squat!!!

Comme dit l’autre : On vit une époque vraiment formidable !!!

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Par Christine S.

“J’ai dû louper quelque chose dans l’évolution des mentalités : je suis PP en 3° et quand je reçois les parents pour parler orientation , j’entends encore trop souvent :” une seconde pro ????? Mais vous n’y pensez pas !!!! Vous n’allez pas mettre mon enfant dans une voie de garage ” …
je suis prof , maman et ma fille a suivi la filière pro qui lui va très bien !!!!”

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