Par le monde selon Smig

Caucase

“Alors, tu acceptes d’être prof principal de seconde parce que les titulaires ne veulent pas. Tu acceptes d’être coordinateur matière parce que les titulaires ne veulent pas et, comme toi, tu as besoin d’euros, tu acceptes, de toute façon, n’importe quoi et tout le monde le sait. En plus, tu as la malchance de parler quelques langues alors, tu pars en voyage, c’est toujours ça… parce que les titulaires ne veulent pas… alors toi qui habites loin de ton lieu de travail, toi qui ne gagnes pas lourd, toi qui, forcément, paies tes repas parce que tu ne rentres pas chez toi, toi qui se tapes, en plus, des pleins d’essence parce qu’il faut bien y aller, et bien, toi, tu fais des heures et des heures, parce que les titulaires ne le veulent pas.  Il y a donc ce que tu gagnes et ce que, en réalité, tu gagnes. Alors tu fumes, parce que la fatigue, les nerfs, l’injustice… d’autres boivent, se droguent, ou prennent des substances antidépressives… et à la limite, comment faire autrement? Voila comment l’éducation nationale construit des précaires qui s’enfoncent et qui doivent corriger des copies et donner le bac.”

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Par M.D

“Salut les feignasses! J’espère que la rentrée s’est bien passée pour les collègues de la zone A. J’avais une question qui me taraude depuis quelques mois: quels moyens avons-nous pour envisager une reconversion? Vers qui se tourner? Parce que sincèrement ça fait 3 ans et j’en ai déjà ras le bol alors oui on va me dire “c’est normal c’est le début, il faut attendre d’avoir fait sa place tu verras c’est beaucoup mieux etc” mais sincèrement je ne me sens pas le courage d’attendre 10 ou 15 pour me fixer dans la zone que je recherche. Alors quels choix avons-nous? Qui peut nous conseiller?”

A vos claviers en commentaires !

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Par Aurélie Wiedemann-Mathis

“Et voilà, ce samedi 08.04.2017 (eh oui j’ai cours le samedi matin) c’était mon dernier jour dans l’EN en tant que prof d’EPS contractuelle.

Non non je ne pars pas à la retraite à 31 ans, mais je m’en vais vers d’autres lieux, d’autres sillages en retournant vers mon 1er métier (suis enseignant en activités physiques adaptées pour les centres de rééducation en autre).

L’expérience a été enrichissante, et j’en garderai de très bons souvenirs…mais voilà, réforme + stress constant de ne pas être à la hauteur + quelques difficultés de gestion de classe surtout au début, ont eu raison de ma motivation.

J’en garderai surtout un profond respect pour vous tous les “feignasses”. Beaucoup d’émotion, ce dernier jour, où mes élèves ont eu la bonne idée de m’organiser une petite fête surprise et de m’acclamer dans toute la cour de récré! 😊

départ Aurélie Wiedemann(Mathi

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Il arrive qu’un jour ou l’autre on ait besoin de changement. Et un professeur est un être humain comme les autres : il a le droit de vouloir voir autre chose . Mais quelle solution s’offre à lui si il veut changer de carrière ?

demission9

En tant que fonctionnaire et professeur, il peut :

  1. Passer des concours  pour évoluer dans la fonction publique

    Il en existe des divers et variés :

    • Le PERDIR : pour être chef d’établissement (ou proviseur) d’un lycée général ou d’un lycée professionnel. Si on n’est pas sûr d’être fait pour ce type de poste, il y a la possibilité de faire un essai en “faisant fonction”. Pour cela, il faut répondre à un appel à candidature comme celui-ci.
    • Devenir inspecteur de l’Éducation Nationale (IEN) ou inspecteur pédagogique régional (IPR)
    • Intégrer la fonction publique territoriale
    • Devenir CPE (conseiller principal d’éducation) ou COP (conseiller d’orientation psychologue)

      2.Etre en  détachement 

      Il est ainsi possible de changer de ministère. Des offres d’emplois, de stage et d’apprentissage publiées par les employeurs de la fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière sur le site de la Bourse Interministérielle de l’Emploi Public (BIEP). Les annonces sont classées par ministère, lieu d’exercice, niveau d’études…

      Dès lors, il s’agit de travailler pour une autre structure. Par conséquent, c’est le nouvel employeur qui rémunère l’agent. Les  cotisations  pour la retraite sont les mêmes que pour un enseignant et les droits à l’avancement sont conservés.Le détachement dure de 1 à 5 ans mais peut aussi être renouvelable.

      Cette option est accessible à tous les fonctionnaires de l’État. Elle peut parfaitement convenir pour découvrir un éventuel futur métier mais sans quitter définitivement son emploi d’enseignant.

      Il existe précisément 15 cas de détachement. Les plus fréquents chez les professeurs  sont  :

      • auprès d’une administration ou d’un organisme d’État (exemple : adjoint administratif au Ministère de la Défense)
      • auprès d’une collectivité territoriale ( exemple : attaché territorial)
      • auprès d’un établissement public ou sous tutelle de l’Éducation nationale (exemple : au CNED)
      • pour exercer une fonction élective (exemple : député ou maire)
      • pour accomplir sa scolarité en vue d’un emploi titulaire permanent de l’État (magistrature, police, ENA)

      À la fin du détachement, trois possibilités :  un nouveau détachement ; un renouvellement ou bien la  réintégration en tant que prof.

      3.Faire une demande de mise en disponibilité pour exercer une activité professionnelle pendant une certaine période

      4.Demander un Congé de formation (CIF)

      Il est inscrit dans le cadre du  Compte Personnel de Formation (CPF, ex-DIF). Au cours d’un CIF, la rémunération est de 85% du  salaire d’origine.Pour y prétendre, il faut  :

      • avoir exercé pendant au moins trois ans à temps plein
      • formuler sa demande au moins cent vingt jours avant le début de la formation
      • pour une durée maximale de 3 ans consécutifs ou répartis en plusieurs fois

       

      5. Changer d’affectation

Plusieurs possibilités :

  • Muter dans une autre ville ou à l’étranger. Pour cela, il faut guetter les périodes de mouvements inter et intra-académiques ainsi que les campagnes de recrutement de l’AEFE.
  •  Changer de discipline. Cela dépendra des  compétences professionnelles et de la  motivation du candidat.

6.Faire une demande de démission à l’administration

Cette décision est définitive et irrévocable. Il faut être sûr de son choix et de sa future orientation professionnelle.

La  demande de démission  est à faire par écrit auprès de l’inspecteur d’académie ou du recteur qui a le pouvoir de l’accepter ou de la refuser et  qui fixera la durée du préavis.

Il est toujours possible de  devenir fonctionnaire à nouveau, il  faut alors repasser les concours.

7.Faire une demande de cumul d’activité pour exercer une activité à titre accessoire

 

 

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La mise à disposition est la situation du fonctionnaire qui ne quitte pas  son corps d’origine et continue à percevoir sa rémunération correspondante en effectuant son service dans une autre administration que la sienne.
La durée de la mise à disposition ne peut excéder une durée de 3 ans renouvelable.
Les années de mise à disposition sont prises en compte pour le calcul de la retraite.
La mise à disposition est prononcée par arrêté du ministre de l’Education nationale.

Il est possible d’être mis à disposition auprès :

  • d’une autre administration de l’Etat ou d’un établissement public à caractère administratif ;
  • d’une organisation internationale intergouvernementale ;
  • d’une organisation à caractère associatif qui assure une mission d’intérêt général ;
  • d’un organisme d’intérêt général public ou privé.

Pour l’obtenir, il faut  :

  • Faire une demande auprès de son autorité hiérarchique ou à une demande d’une administration;
  • Obtenir  l’accord de la autorité hiérarchique et  l’avis de la commission administrative paritaire compétente ;
  • Signer une convention entre l’Education nationale et l’organisme d’accueil lorsque la mise à disposition est prononcée au profit d’un organisme d’intérêt général, public ou privé, ou d’un organisme à caractère associatif qui assure une mission d’intérêt général ;
  • Obtenir un arrêté ministériel.

Les effets de la mise à disposition sont :

  • une rémunération correspondante à son  emploi dans son corps d’origine ;
  • un pouvoir disciplinaire conservé à par l’ administration d’origine qui continue de noter l’agent et qui reçoit  de l’organisme d’accueil des rapports sur le travail de l’agent ;
  • des conditions de travail fixées par l’organisation d’accueil.

L’autorisation de travail à temps partiel et le droit à la formation professionnelle restent de la responsabilité de l’ administration d’origine.

Réintégration

La mise à disposition peut prendre fin avant son terme à la demande de l’agent, à celle de l’organisme ou de l’administration d’accueil.
A l’issue de la mise à disposition, si le poste d’origine ne peut être réintégré, l’agent sera réaffecté sur un des emplois que son  grade lui permet  d’occuper.

alerte  (Ne pas confondre avec la Disponibilité qui consiste en une cessation provisoire d’activité au sein de l’Education nationale)

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