Vu sur une fiche métier proposée sur un site d’orientation….  on risque de disparaître avec une telle pub. Ça fait pas rêver mais au moins c est honnête.

“Le professeur des écoles doit également apprendre aux élèves à acquérir des méthodes de travail et des règles de vie sociale. Il travaille par petits groupes quand c’est possible, et cherche de nouveaux moyens pédagogiques, notamment pour les enfants en difficulté.
Le temps de travail hebdomadaire du professeur des écoles est de 26h d’enseignement avec les élèves, plus une heure de concertation consacrée aux conseils d’école obligatoires et à des travaux avec l’équipe pédagogique de l’établissement.
Hors du temps de présence en classe, le professeur des écoles consacre aussi de nombreuses heures à corriger les cahiers et les copies, à préparer les leçons et à recevoir les parents d’élèves.
Véritables hommes et femmes orchestres, les professeurs des écoles peuvent enseigner à des enfants de tout niveau scolaire, souvent agités et dans toutes les classes, de la maternelle au CM2. Ce métier nécessite donc une grande adaptabilité, de la patience, de la polyvalence… et beaucoup de pédagogie !”

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La ministre « confirme qu’à partir de la Toussaint, dans toutes les académies, ce n’est pas aux candidats inscrits sur les listes complémentaires » du concours de professeur des écoles qu’il sera fait appel pour remplacer les stagiaires démissionnaires, « mais aux contractuels, qui bénéficient d’une formation qui leur est propre et d’ailleurs sont accompagnés en vue de passer le concours à leur tour. » Parce que dans ces cas-là, il est fait « appel à des contractuels pour une raison simple : les candidats inscrits sur les listes complémentaires n’ont pas suivi la formation initiale que nous avons prévue pour tous les enseignants. »

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=W6MHEeRXINg&w=560&h=315]

Cette annonce a été  faite le 21/02/2017 en réponse à la #QAG de Guy TEISSIER, député des Bouches-du-Rhône (LR) : « Jusqu’en novembre 2016, les recrutements sur la liste complémentaire pour pallier les démissions des professeurs stagiaires fonctionnaient normalement : l’académie faisait appel aux candidats sur les listes complémentaires dans l’ordre du classement. Or, le 20 novembre 2016 dernier, le rectorat de l’académie d’Aix-Marseille informait les candidats sur les listes complémentaires qu’il n’y avait plus de budget pour ces recrutements. »

Les contractuels sous couvert d’avoir une formation fournie une fois en place, restent une main d’oeuvre à moindre coût et corvéable à merci car facile à  licencier….

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La dernière note de  service n° 2017-028 du 20-2-2017 indique quelles sont les modalités d’accès à la hors-classe des professeurs des écoles pour l’année 2017.

Tous  les professeurs des écoles de classe normale ayant atteint au moins le 7e échelon de la classe normale à la date du 31 août 2017 sont promouvables.

L’établissement du tableau d’avancement à la hors-classe s’inscrit, pour le dernier exercice, dans le cadre statutaire existant mais également dans le contexte général de la redéfinition du PPCR des personnels enseignants qui pose le principe que tout enseignant doit pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades.

Les exceptions pour les personnels excerçant en REP /REP+ sont reconduites pour l’année 2017.

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Par G

“Petite production d’écrits : vous allez raconter votre séance de sport (CE2)
“Léa a fait une biroute” (Oh, oh)
– tu peux venir me lire ce que tu as écrit ?
– Léa a fait une pirouette” (Ouf, j’ai eu peur !)

“Regarde maîtresse ils parlent de la grotte de Lascaux dans ton livre !
– Ooohhhh, c est ce dont on a parlé la semaine dernière.”
Et le petit de répondre :
“T as pas raconté des conneries !”
Ah ben c’est gentil qu’il me le dise. Lol

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Le post du petit CM1 demandant à sa maîtresse si c’est son vrai métier, me fait fortement penser que j’en ai à la pelle des réflexions comme ça… étant titulaire mobile (dans le 1er degré).

– ayant fini un remplacement en IME, une maman me dit au revoir et rajoute “bonne continuation dans vos stages! ” 😜

– en maternelle :
_ mamie regarde on a eu une autre maitresse finalement aujourd’hui!
_ ah oui? Mais c’est pas une vraie maitresse tu sais…
WTF 😕??

– En CM1 “Demain c’est toi qui viens remplacer notre maitresse?
– euh non je ne peux pas demain (étant missionnée ailleurs )
– ah oui tu restes chez toi?!
– euuuh….

– L’ATSEM (remplaçante dans une classe, qui d’ailleurs n’y connaissait pas grand chose au métier, car on parlait des nouveaux rythmes et elle me sort “moi j’aime pas et en plus les profs ils font moins d’heures” –> c’est celaaaaa oui! ) Bref…
– Ta fille tu la fais garder où?
– ben à la crèche…
– ah oui? Tu peux leur dire au dernier moment quand tu bosses?
– non mais je bosse quand même quand je n’ai pas de remplacement en fait… Je donne un coup de main à mon école de rattachement…

– et l’éternel….
“Mais tu es une vraie maîtresse??? ”

😂

Partagez vos anecdotes si il y a d’autres grosses feignasses de remplaçants dans nos lecteurs!!! 😉

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Par Jérémy Fleury

Bonjour les feignasses !

Je viens vous voir aujourd’hui car j’ai été émerveillé par 2 petites fainéantes débutantes. Promues professeur des écoles à la rentrée, elles nagent en plein rêve avec leurs petits bouts de chou et elles arrivent à transmettre une énergie aux autres que je trouve assez extraordinaire.

Elles sont à l’affut de toutes innovations pédagogiques susceptibles de profiter à leurs élèves, mais elles sont aussi novatrices elles-mêmes. Autant impliquées dans leurs écoles avec leurs élèves que dans l’entraide des jeunes étudiant(e)s qui passent le concours CRPE cette année, elles amènent un vent de fraicheur sur leur profession.

Le partage, la solidarité et la coopération au service de nos élèves, voilà ce qu’elles essayent de mettre en place, une petite communauté est en train de se former, je pousse donc tout ceux qui sont intéressés à y participer.

Elles se nomment “les maitresses en baskets”, allez jeter un petit coup d’œil sur leur Facebook et leur Instagram @maitresses_en_baskets, vous pourrez bricoler et braconner à tout va, mais aussi faire don de vos connaissances et compétences grâce au système de partage qu’elles mettent en place.

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Par Julie
Je suis professeur des écoles. J’ai passé le concours via la voie externe, par correspondance, après avoir exercé dans une entreprise privée, où j’ai vécu une très mauvaise expérience humaine. J’avais besoin de retrouver du lien humain, de me sentir utile, bonne à quelque chose.
L’entrée dans le métier a été fracassante, jetée dans la fosse aux lions. Affectée à un IUFM à 60 km de chez moi, et à un stage filé à 80 km. Une formation à l’IUFM complètement inadaptée à la réalité du terrain. Je m’improvisais maîtresse, mes longues heures de préparations inefficaces ne se faisaient pas sans internet… la pédagogie ça ne s’improvise pas ! Les enfants ne me faisaient pas de cadeaux, les conseillers pédagogiques non plus, j’ai souvent voulu démissionner, mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre.
Une fois validée, j’ai été affectée à plusieurs dizaines de kilomètres de chez moi, chaque année dans un endroit différent. Mais je ne me plains pas, je n’ai jamais dû déménager.
J’ai toujours beaucoup travaillé, préparé, j’observais les classes de mes collègues d’école en école, je m’imprégnais de conseils, méthodes pédagogiques. Et puis j’ai eu des enfants, je les ai observé, j’ai eu envie d’en savoir plus sur la psychologie de l’enfant. Durant mon congé parental, je me suis documentée, j’ai lu des articles sur le net, lu des livres sur la communication non violente, sur les travaux de Montessori etc… Je ne comprends pas, à l’IUFM, on m’a appris à rédiger un cahier journal et une fiche de prép… on ne m’a rien appris sur la psychologie de l’enfant !!
De retour au travail, je me rends compte que mes nouvelles collègues sont dans la même mouvance que moi, on échange, on discute, on aménage notre pédagogie. J’aime cette interaction !
Aujourd’hui, j’aime mon métier, il me prend aux tripes, je suis fière de ne pas avoir lâché au début. Mais si j’arrive à l’exercer comme je le fais aujourd’hui, si j’ai la sensation d’apporter à mes élèves (plus qu’un enseignement, une relation affective forte) si j’ai confiance en ce que je fais, c’est grâce à toutes les collègues croisées dans les différentes écoles où j’ai été affectée.
J’ai croisé des collègues passionnées, des collègues bienveillantes, énergiques, créatives, des collègues aidantes et solidaires, à l’écoute. Ce sont elles qui m’ont véritablement formée à mon métier. Parmi les multiples casquettes d’un enseignant, on peut aussi ajouter celui de formateur, l’institution est défaillante aussi à ce sujet…
Je dis souvent que l’Ecole est branlante, mais ce qui fait tenir les murs, ce sont les enseignants et leur foi. Il est temps de les préserver, de les écouter, de leur faire confiance, pour que cette crise de vocation et que la perte de motivation dans le métier ne fasse totalement défaillir l’Ecole.

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