Moi aussi, si vous le voulez bien, et sans prétention aucune, je voudrais partager une expérience de prof, de fonctionnaire, de vie citoyenne.

Voilà, j’habite à Carcassonne, je travaille dans un gros collège de centre-ville, tranquille mais dynamique. Et vendredi, pendant que des gens se faisaient tuer dans un supermarché à 7 km de là, j’ai vécu le confinement partiel, le vrai, pas l’exercice…

Je ne veux pas me vanter, ni recevoir des plaintes ou autres, juste partager ce que c’est d’être prof dans des moments terribles comme celui-ci, et aussi montrer qu’on a tous des ressources insoupçonnées en nous.
Alors voilà, je vous assure, c’est pas une blague, dans un moment comme celui-ci, alors que nous savons tous en classe les événements qui se déroulent, avant même l’alarme confinement, on se met en mode robot: on rassure, on sourit, on est soi-même persuadé que tout va bien, que nos élèves sont en sécurité, on est vraiment en confiance. Au moment de l’alarme, un mécanisme interne se met en route, on ne s’en rend compte qu’après-coup, et là, on agit, on fait, et de nouveau, parmi les crises d’angoisse d’ados apeurés, on rassure, on câline… Et on reste là, ce sont nos élèves en premier, on lâche pas, on se détache de soi…

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes: le soir, on récupère sa petite famille, on fait à manger, on envoie des messages rassurants, on se couche, on ne réalise toujours pas. Ce fut une bonne journée de m***, mais on relativise, d’autres ont vécu l’horreur…

C’est le lendemain que ça ne va pas. Je n’ai pas dormi,  j’ai du mal à me lever. J’ai mal partout. Au moindre cri entre les enfants, j’ai envie de pleurer. Aller au supermarché, parce qu’il faut bien manger, me ramène à la réalité, il ne faut pas lâcher devant les petits… Le weekend se passe.
Et demain, je ne veux pas y aller, je ne veux pas expliquer aux enfants, je ne veux pas voir ces mêmes élèves qui sont restés confinés avec moi, je ne veux pas faire semblant, ni garder le sourire.

Mais je vais y aller. Parce que je suis fonctionnaire de l’Etat, alors je vais fonctionner… et j’espère que je vais y arriver.

 

par Gwen Mc Feignasse

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La sécurité dans les établissements scolaires est importante. Il y a un certain nombre de règles à suivre que l’on retrouve dans ce guide d’élaboration du PPMS.

Afin d’aider les directeurs d’école il existe un guide de la Dgesco datant de 2008.

En voici un petit aperçu

soins primaire

Pour les élèves faisant l’objet d’un projet d’accueil individualisé (PAI), penser à se munir de leur traitement spécifique.

Concernant la sécurité des personnels, il est à regretter qu’il n’existe pas de médecin du travail.  En cas de situation de mise en danger , il ne faut pas hésiter à remplir le registre CHST présent dans tous les établissements.

 

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Par Virginie

Nouvelle casquette aujourd’hui : scénariste de film catastrophe !!! En effet, en réunion pour remettre à jour le ppms, il nous a fallut imaginer ce que l’on ferait s’il y avait une intrusion dans l’école. ..

Par Jacques Risso

J’ai fini par une crise de fou rire à pleurer, en m’imaginant sortir de la classe en rampant, après avoir pris une balle entre les deux yeux, pour aller déclencher l’alerte intrusion, puis revenir, éteindre les lumières, récupérer mon portable au passage pour communiquer avec les collègues, se coucher par terre avec les enfants après avoir fermé à clé toutes les portes ( vitrées ! ) et tiré un meuble de 200 kg devant celle de la classe . Et tout ça dans le plus grand silence, parce qu’il ne faut pas que l’intrus sache qu’on est là !!! En même temps, dans une école en pleine journée, normalement il y a des élèves et des enseignants !
Ah oui, j’allais oublier : en cas d’envie pressante, il y a le seau !!!!
Bref : un grand n’importe quoi !!!😁

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