Des créations de postes pour la rentrée 2018, un réel projet ou un coup de communication ?

Mardi 18 septembre, au micro d’Europe 1, notre ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé pour la rentrée, des créations de postes dans le primaire conformément au  programme de Macron. Il n’a néamoins pas indiqué le nombre de postes créés.

Devant la difficulté de mise en oeuvre du CP à 12 élèves dans seulement 2500 écoles REP+, sa généralisation à tous les CP/CE1 de REP+ et REP est difficilement faisable. JM Blanquer doit trouver 9500 postes pour l’assurer. Et malgré  la suppression de l’ensemble des maitres surnuméraires cette année, il manque encore 4500 postes à pourvoir.

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Ceci est en totale contradiction avec l’annonce faite à la rentrée sur le nombre suffisant de personnel à L’EN.  Le terrain prouve le contraire. De nombreuses académies en sont rendues à recruter par petites annonces les enseignants manquants dans le secondaire.

En réalité, Jean-Michel Blanquer devrait créér bien plus de postes que ceux qu’il prévoit pour le primaire. On se demande bien comment c’est possible alors que l’heure est à l’économie et à la réduction du nombre de fonctionnaires.

Cette annonce à la radio parait alors comme un coup de comunication, dans laquelle Jean-Michel Blanquer excelle….

 

Aide aux enseignants touchés par l’ouragan Irma

L’ouragan Irma a durement touché les feignasses de Saint-Martin et Saint-Barthélémy.

Jean-Michel Blanquer a adressé  aujourd’hui un message de soutien aux enseignants des îles du nord :

« En ces jours d’extrême difficulté pour vous tous, je veux d’abord vous adresser un message de solidarité. C’est évidemment l’ensemble de notre pays qui est à vos côtés pour trouver les solutions à tous les problèmes d’une ampleur inédite que pose la situation actuelle.

Mes premières pensées sont pour vous qui, au titre de l’Éducation nationale, rendez un service public fondamental pour les élèves à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy et qui, aujourd’hui, vous trouvez dans une situation de détresse.

Dès que les événements sont survenus, nous nous sommes mobilisés avec l’ensemble des administrations de l’État pour mettre en place l’aide qu’exige la situation. Le recteur de l’Académie de Guadeloupe suit l’évolution de la situation heure par heure, au travers d’une cellule de crise, avec le but de recenser l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale et de contribuer aux secours qui vous sont portés. Notre objectif est d’apporter des réponses à chaque situation particulière, en les identifiant au travers du représentant du recteur qui est sur place. Nous travaillons aussi à ce que sera l’étape suivante lorsqu’il faudra reconstruire et rétablir un fonctionnement normal.

En attendant cela, je veux vous redire ma solidarité absolue et ma disponibilité avec toutes les équipes de l’éducation nationale pour vous aider à traverser cette épreuve.
Avec toute ma sympathie. « 

Afin d’aider les collègues, un numéro vert  a été mis en place.

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Le numéro vert 0800 800 453 est gratuit et accessible depuis un poste fixe ou un mobile (Attention ! Compte tenu de l’état du réseau téléphonique des îles du nord, certaines communications depuis les mobiles peuvent ne pas aboutir).

Franchement, Jean-Michel…

Par La maîtresse va craquer

Et blablabla, et blablabla. Euuuh, pardon. Et b.a-ba et b.a-ba. Ca y est, c’est reparti. Comme tous les ans, non ? C’est vrai que chaque année, nous, les gentils instits de CP, on attend impatiemment les consignes de notre ministre pour savoir comment va-t-on bien pouvoir faire pour apprendre à nos petits loulous à apprendre à lire. Parce qu’on ne sait pas, en fait. On n’y a jamais réfléchi, pensez-vous, donc. Dix mois par an, à se confronter à des petits 5/6 ans qui bataillent avec les lettres et les mots, c’est tranquille détendu. Ca glisse, Alice.

blabla

Nan mais oh ! Réveillez vous les gars !

Je sais pas si vous savez depuis combien d’années déjà le débat est clos ? Au moins depuis les 10 ans que je suis en fonction. Au moins… Tout enseignant de CP sait très bien que ce débat, en plus d’être stérile, est complètement idiot. Il n’y a pas qu’une façon pour apprendre à lire, comme il n’y a pas qu’une façon pour apprendre à calculer. Oui, moi aussi, je suis fan de Stanislas Dehaene et de ses recherches en neurosciences sur l’apprentissage de la lecture. Mais je suis aussi fan de Roland Goigoux. Et ouais. Beatles ET Rolling Stones. Le premier sait un peu de quoi il parle quand il dit qu’on ne peut pas zapper le principe alphabétique . Mais le deuxième sait tout autant de quoi il cause et que ce n’est pas parce qu’on connaît le solfège qu’on sait jouer d’un instrument. Tout comme ce n’est pas parce qu’on connaît les nombres qu’on sait résoudre des problèmes.

Apprendre la méthode syllabique est une technique. Mais on fait quoi avec des ba, des be, des bi, des bo et des bu ? Au bout d’un moment ? Hein ? Des mots, me direz-vous.. Oh, et puis, avec les mots, on fait des phrases. Et puis des textes et même des livres… Ouaaah !

Et là, sur le terrain, je vois quoi, moi ? Je vois, depuis 7 ans de CP, des loulous qui savent décoder des mots, des phrases, voire des textes, mais sont strictement infoutus de comprendre ce qu’ils lisent. La cata.

– « Papi…. fume…la…pipe… »
– Alors Juju, il fait quoi papi ?
– Ben.. Ze sais pas… C’est quoi une pipe ?

Alors oui, je vais dans des textes très vite, avec des mots qu’on ne sait pas encore lire, mais qui racontent des histoires, qui provoquent la réflexion, la curiosité, l’envie, la connaissance. L’un n’empêche pas l’autre. Bien au contraire.

Alors, on va dire que c’est l’info telle qu’elle est relayée dans les médias, mais franchement, Jean-Michel, cette façon, un peu présomptueuse, un poil hautaine, de dire :
«Tatatata ! On arrête avec cette connerie de méthode globale ! » me fait hurler de rire à m’en rouler par terre et faire des galipettes, comme chaque année d’ailleurs (ça se voit, non?).

Merci pour le conseil. Mais a priori, on sait ce qu’on fait en CP et on s’adapte. Parce que nous aussi, on sait lire. Nous aussi, on se tient au courant des recherches. Tu devrais venir voir un peu tout ce qui se fait dans les classes… Tu sais qu’on ne porte plus la blouse, au fait ?

Les « experts », c’est aussi un peu nous. Et avant de parler avec les journalistes, ce serait sympa de parler aussi avec les profs…

De nouvelles évaluations en CP et en 6e

Lors de sa conférence de rentrée, Jean-Michel Blanquer a indiqué qu’il allait mettre en place des « évaluations diagnostiques » nationales en français et mathématiques pour les élèves de CP et de 6e. Ces tests seront réalisés dès la rentrée et en novembre pour les classes de 6ème.

fotolia-evaluation462Des évaluations pour évaluer quoi ?

Elles sont censées être une photo des compétences des élèves à un instant T. et ainsi permettre aux enseignants de davantage individualiser «leurs pratiques pédagogiques», selon le ministère.

Dans ces évaluations, on retrouve les classiques attendus en français et Maths, mais la compréhension semble mise de côté.

L’évaluation en CP

Elle se fera en 2 temps :

  • une évaluation diagnostique passée par tous les élèves dans la première quinzaine de septembre. Elle se compose de 3 cahiers :un cahier de français, un cahier de maths et un cahier de consignes pour l’enseignant.
  • une évaluation de fin d’année  aura lieu dans 200 écoles seulement et permettra d’évaluer l’effet du dédoublement. Elle sera passée sur tablette et portera sur le lire écrire compter et aussi le vécu de l’enfant à l’école. On peut légitimement s’interroger sur son contenu et de l’intérêt de la passation sur tablette.

L’évaluation en 6e

En 6ème, les élèves passeront tous en novembre une évaluation en français et maths sur support numérique. Cela signifie que tous les collèges disposent des moyens nécessaires pour cette passation. Quand on connait l’état et les disparités d’équipement numérique suivant les communes où les départements, cela peut complètement fausser ces évaluations car tous les élèves n’ont pas les mêmes chances d’accès au numérique.

Jean-Michel Blanquer et les évaluations

Ce n’est pas la première fois que Jean-Michel Blanquer souhaite mettre en place des évaluations de ce genre. Celles de 2009 ont laissé d’assez mauvais souvenirs puisque loin d’évaluer les compétences des élèves, ces dernières devaient servir à évaluer…les professeurs.

Reste à savoir ce que vont devenir les résultats de ces évaluations.Le ministère promet de ne pas utiliser ces données. Mais les enseignants devront quand même saisir des feuilles Excel et les envoyer à leur IEN.

De plus, aucun des syndicats n’est pour ces évaluations  car elles sont construites sans aucune concertation avec les enseignants et n’apportent rien ni à l’élève, ni à sa famille. Au contraire,  ces tests risquent d’être anxiogènes pour les familles.

Ce ne sont que les premières évaluations, puisque le programme « éducation » d’Emmanuel Macron  indiquait ceci : « Nous introduirons, au début de chaque année, des bilans personnalisés, de la classe de grande section à la troisième, afin que les enseignants disposent d’une base fiable et utile pour mesurer les progrès de chaque élève, et qu’ils choisissent les meilleurs outils pour un enseignement adapté aux besoins de chacun ».

La rentrée à La Réunion est retardée de 5 jours

Jean-Michel Blanquer est aujourd’hui en déplacement sur l’île de la Réunion où il devait assister à la rentrée des enseignants et rencontrer les élus. Sauf que faute d’avoir réussi à rassurer les élus et les enseignants sur la suppression de la moitié des contrats aidés, la rentrée est décalée de 5 jours, soit le 22 août 2017.

Elle aura quand même lieu ce vendredi pour 6 communes sur 24 : Saint-DenisLa Possession, le PortSaint-PaulSaint-Leu et Sainte-Rose. Les 18 autres communes devront attendre le 22 août pour faire leur rentrée.

La rentrée à la Réunion compromise

 Vingt-et-un maires de la Réunion  ont manifesté contre la baisse des contrats aidés sur l’île. Ils affirment ne pas pouvoir assurer la rentrée scolaire prévue dans une dizaine de jours, à savoir le 18 août, aussi bien dans les écoles primaires que dans les collèges.

Sur 3298 contrats attendus, seuls 1800 ont été attribués pour toute l’île.


Une concertation doit avoir lieu le mercredi 16 août, à deux jours de la date officielle de la rentrée des classes et sera suivie de la visite à La Réunion de Jean-Michel Blanquer, le 17 août prochain, jour de la pré-rentrée des professeurs sur l’île. Il assistera le lendemain à la rentrée scolaire des élèves dans l’île.

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« On doit se poser la question des vacances scolaires »

Par René Chiche

Cédant à la détestable manie des politiques de se servir de la presse pour lâcher des slogans et tester les réactions de l’opinion publique, le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer a récemment fait part de sa volonté de s’attaquer aux vacances scolaires. « On doit se poser la question des vacances scolaires », a-t-il en effet déclaré au cours d’un entretien dont tous les faiseurs d’opinion patentés se sont empressés de ne retenir et de ne commenter ad nauseam que cette seule formule délibérément équivoque.

« On doit se poser la question des vacances scolaires ». Ah ? Quelle question ? Il va de soi pour presque tous les journalistes, dont on cherche d’ailleurs en vain les titres en vertu desquels ils s’autorisent à pontifier à intervalle régulier sur les questions d’éducation et à faire la leçon aux professeurs, que les vacances scolaires sont trop longues et constituent un indécent privilège dont il faut bien entendu priver ces derniers au nom de l’intérêt des élèves ou sous je ne sais quel autre prétexte.

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Mettre au pas les professeurs, qui sont les gardiens du savoir désintéressé et les cultivateurs de l’esprit, est le fantasme d’une société infantile qui se passerait fort bien de l’autorité de la raison, si du moins on le pouvait. « On veut des maîtres dociles et on les aura » avertissait Jacques Muglioni dans un célèbre article intitulé « La gauche et l’école » publié en 1991 dans lequel cet illustre inspecteur général ne craignait pas de défendre les maîtres qui « ont l’impérieux besoin du loisir qu’on leur enviait jadis, qu’on leur reproche encore comme s’il était coupable, dont on entend les priver comme d’un privilège et d’un abus. Car il n’est plus question de lire, de flâner dans une librairie, de renouveler sa culture et de s’instruire encore. « Que faisiez-vous au temps chaud ? », dirait le négociant, celui qui selon le latin n’a pas le loisir. Impossible de répondre « je chantais » : notre société affairiste tolère très bien le bruit, mais elle n’aime pas la musique ! »

L’école est par nature loisir. Le mot école lui-même provient du grec ancien « schole » qui signifie précisément loisir, et qui est tout le contraire de l’oisiveté. Le loisir, c’est la condition de l’homme libre, de celui qui n’est pas asservi, dans son activité, à des fins étrangères à cette activité même. Poésie, gymnastique, théâtre, science et philosophie exigent du loisir. On ne pense pas sur commande et on ne traite pas un programme scolaire comme si l’on était à l’usine ou en regardant la montre. C’est pourquoi les vacances scolaires, grandes ou petites, ne sont pas non plus simplement des congés. Certes, comme toute activité, l’activité intellectuelle exige des coupures et des périodes de repos ; mais l’activité intellectuelle n’est pas n’importe quelle activité, et nul ne peut prendre davantage congé de son esprit que de son corps. Au contraire, il faut en prendre soin, et les vacances scolaires sont une période essentielle à cet effet, au cours desquelles on ne cesse pas de s’instruire. Un professeur qui ne lirait que des copies (ce qui occupe la plus grande partie de son temps dans l’année scolaire) ou qui ne s’instruit que de ce qu’il doit enseigner deviendrait rapidement inculte et ignorant, prêt à se soumettre à la tyrannie pédagogiste qui ne prospère que sur un tel terreau.

Puisqu’il nous faut des professeurs hautement instruits et cultivés, on doit leur garantir le loisir qui, seul, le permet. Il en va de même pour l’élève, qui a besoin de prendre le temps de lire, d’aller au théâtre, de découvrir des œuvres de sa propre initiative et non sur commande ; il suffit que l’école lui en ait donné le goût, et que la société lui en offre également les moyens.

Il y a donc bien lieu, en un sens, de se poser la question des vacances scolaires, comme l’affirme Jean-Michel Blanquer, afin de se rappeler leur nécessité absolue et leur finalité profonde, et les mettre à l’abri des lubies d’experts autoproclamés autant que de la mesquinerie de gestionnaires envieux.

Hélas, il semble qu’on prenne une fois de plus le chemin inverse et que l’administration, incapable de voir dans les vacances scolaires autre chose qu’un privilège arbitraire dont il faut dépouiller les professeurs, ne cherche qu’à les réduire sous les prétextes les plus farfelus et les plus stupides, quitte à prendre à cette fin les mesures les plus absurdes et les plus inefficaces !

D’ores et déjà, le projet d’arrêté fixant le calendrier de l’année scolaire 2018-2019, examiné par le CSE le 29 juin 2017, envisage de faire rentrer les enseignants le vendredi 31 août et place la fin de l’année scolaire le 6 juillet. Bien que rejeté à la quasi-unanimité, les votes des différentes organisations, même lorsqu’ils sont semblables, reposent sur des raisons différentes, parfois même divergentes, et éludent souvent l’essentiel.

Pour notre part, nous désapprouvons premièrement un calendrier qui fixe la prérentrée des enseignants un vendredi 31 août, au nom d’une prétendue nécessité impérieuse de faire rentrer tous les élèves un lundi. Cet argument n’a guère de sens. Il ne peut être valable, à la rigueur, que pour le premier degré bien que là encore on ne voit pas en quoi rentrer un mardi serait un drame pour les élèves. S’agissant de la rentrée des élèves dans les établissements du second degré, chacun sait qu’elle est étalée sur plusieurs jours afin de pouvoir les accueillir dans les meilleures conditions.
D’autre part, une réunion de « prérentrée » n’a nullement besoin de s’étaler sur une journée entière si elle est bien préparée et bien conduite. Il serait donc tout à fait possible de décaler de quelques heures la rentrée des enseignants et celle des élèves qu’on tient sans aucune raison sérieuse à faire rentrer « un lundi ». Les professeurs auront bien d’autres occasions de se réunir dès les premières semaines de septembre, et n’ont pas besoin de ces réunions interminables et inutiles. Aucune autre profession n’accepterait par ailleurs de reprendre le travail un vendredi qui, pour la plupart, est normalement un jour de fin de semaine de travail et non de début !

Mais il y a plus grave : les professeurs stagiaires ainsi que ceux qui ont obtenu une mutation ne sont titularisés qu’au 1er septembre. Le ministère ne peut donc juridiquement les contraindre à prendre leur poste un 31 août. Pour contourner le droit et persister dans le déni, il prévoit cependant de les placer avant le 1er septembre sous le régime des « collaborateurs bénévoles » (sic) ! Cette mesure stupéfiante suffit à révéler le caractère insensé de la date de prérentrée, dont nous réclamons qu’elle soit donc fixée au 1er septembre, autant par décence et respect des professeurs que par souci d’efficacité et de légalité !

Pour des raisons analogues, c’est-à-dire relevant du simple bon sens et de la prise en compte de la réalité, nous refusons que la fin de l’année scolaire soit fixée à la fin de la première semaine de juillet et non, comme il se doit, la dernière de juin. Cette mesure entraînera notamment, pour les élèves de certaines académies, une période de 11 semaines consécutives sur lesquelles il est peu vraisemblable que les dernières soient profitables, pour ne rien dire de l’aléa climatique et des fortes chaleurs de plus en plus fréquentes à cette période contre lesquelles rien, dans les salles de classes, ne permet de se prémunir. Veut-on donner l’apparence du travail ou veut-on en garantir vraiment les conditions ?

A l’évidence, le ministère poursuit, par ce projet d’arrêté, la mise en œuvre d’une politique déjà ancienne d’étalement de l’année scolaire et de réduction correspondante de la durée des congés d’été qui ne repose sur aucune nécessité et ne satisfait que des lubies idéologiques. Il est temps de dire clairement les choses : l’école n’est pas une entreprise, l’éducation ne saurait être soumise à un quelconque impératif de rentabilité, le temps scolaire, comme il a été précédemment rappelé, se déploie selon une logique inhérente qui exige que, pour les élèves aussi bien que pour les enseignants, des coupures régulières et plus ou moins significatives soient respectées, parce qu’elles répondent à des besoins physiologiques autant qu’aux exigences particulières de l’activité intellectuelle.

René Chiche
Pour Action & Démocratie, syndicat de l’enseignement de la CFE-CGC

Une fable pour notre ministre

Par anonyme

Une collègue exceptionnelle 😂 !
Car oui, dans notre école, nous devons accueillir 26 élèves par classe + des élèves à besoins spécifiques, qui ne sont pas comptabilisés, donc impossible d’ouvrir une classe supplémentaire. Nous nous retrouvons donc avec des classes surchargées et des institutions qui nous mettent des batons dans les roues. A rajouter à une école en travaux, 4 nouvelles collègues débutantes qui vont prendre leurs marques dans ce bazar. .. réponse de notre ministre : chanter le jour de la rentrée. On voit où est l’urgence ! A diffuser 🙂