Par Anonyme

Lu dans le questionnaire transmis par l’IEN

“Si des formations étaient organisées hors temps scolaire, quelles seraient les périodes les plus propices ?
Fin des vacances d’été
Vacances de la Toussaint
Vacances d’Hiver
Vacances de Printemps
Début Juillet

Plusieurs réponses possibles”

Bref, c’est pour bientôt!

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Après l’abandon en 2014 des ABCD de l’égalité notamment dans le Premier degré, le gouvernement a un peu laissé de côté la lutte contre les stéréotypes à l’école.

Présenté à la presse ce mercredi 22 février, le rapport “ “Formation à l’égalité filles-garçons : faire des personnels enseignants et d’éducation les moteurs de l’apprentissage et de l’expérience de l’égalité” du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) est un document dense de 56 page.

stereotypes

La formation des enseignants est remise en cause dans ce domaine car insuffisante, sauf que les enseignants sont toujours aussi mal formés. Le Haut Conseil à l’égalité souligne l’écart entre la priorité affichée par le gouvernement et l’état de la formation des enseignants.

Selon les rapporteurs, il y a  un « déficit d’offres de formation continue»  avec trois journées sur ces questions recensées en 2014-2015, aucune en 2015-2016, et une, seulement, en 2016-2017. Mais face au nombre de journées de formation dédiées à la réforme du collège, comment trouver les moyens de financer en temps et argent ce type de formation.

Il y a toujours un déficit de filles dans les filières scientifiques, l’orientation étant toujours autant sexuée.

Tout est désormais étudié pour essayer de comprendre commet s’installent ces stéréotypes. Des lieux comme des cours d’école servent de sites d’observation de ces stéréotypes dès le plus jeunes âges.

Mais dans les faits, comment luttez-vous en tant qu’enseignants dans la lutte contre les stéréotypes ?

 

 

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Par Noémie V.

“Bonjour à toutes et à tous !
Un petit mot d’espoir d’une future prof de français actuellement contractuelle en lycée pro : comme contractuelle, justement, j’ai été lâchée devant les élèves avec pour promesse, de la part du rectorat, de l’organisation d’une formation suivie des non titulaires sur l’année, avec notamment des visites-conseils de professeurs expérimentés et des formateurs joignables et serviables.

Que nenni ! Les visites conseils ? Pas l’ombre d’une apparition, ni même d’une mention. Alors je veux bien qu’on les fasse au mois d’avril, mais il est où l’intérêt, quand l’année est presque terminée ? Les formateurs sont joignables seulement en théorie, et les formations nous apprennent ce que nous savons déjà (comment passer une journée entière à parler des programmes du lycée pro…au mois de décembre !).

J’ai été dépassée par la gestion de classe, et j’en étais au stade où je laissais faire, en me cassant la voix pour en placer une et que les élèves qui voulaient suivre puissent -tenter- de la faire ; autant vous dire que le soir en rentrant chez moi, c’était la déprime totale.

J’ai la chance d’avoir des collègues et une équipe de direction formidable : la proviseur adjoint, me mettant devant le fait accompli, m’a demandée si je souhaitais de l’aide, et j’en ai eu. Deux de mes collègues m’assistent une heure par semaine pour me donner des conseils, une professeur d’un lycée voisin va venir assister à certains de mes cours, et moi à certains des siens pour qu’on puisse en tirer un bilan. C’est un tel soulagement de se sentir guidée, épaulée, surtout quand on commence et qu’on patauge comme moi.

Cela me fait encore plus regretter mon manque flagrant de formation, malgré deux années passées sur les bancs de l’ESPE…pour se retrouver face à des formateurs qui nous distribuent une capture d’écran du site Eduscol et sur laquelle ils blablatent pendant une heure….

Je ne sais pas si vous avez été dans la même situation que moi, mais je vous avoue que j’ai bien failli laisser tomber avant même d’avoir réellement commencé, et même si l’aide qu’on m’apporte commence à porter ses fruits, je regrette amèrement de n’avoir pas eu les armes nécessaires à la rentrée, car maintenant le rétablissement de l’ambiance de classe est très difficile.

J’espère toujours tomber, lors de mes futures affectations, sur des collègues et une direction aussi soudés, sur qui on peut compter, parce qu’honnêtement, ça enlève un gros poids des épaules.

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Par C.

Bonjour tout le monde!
Suis-je la seule dans mon cas?

Je suis actuellement professeur stagiaire en arts plastiques au collège, je termine en parallèle ma formation en master 2 et mon mémoire.

J’ai été affectée à 3h de chez moi (quand tout va bien, je n’ai pas le permis et je prends : tram / train / bus / marche / train) et je suis à 10h, soit 10 classes d’une trentaine d’élèves. Je travaille le lundi, le mardi et le vendredi, et j’ai cours à la Fac/Espe du mardi aprem (je ne parviens pas à être à l’heure depuis mon travail) au jeudi. Ma tutrice se trouve à une heure de trajet de mon collège.

Bon, je vais pas vous mentir, je suis complètement morte à la fin de la semaine. Je me lève à 4h deux fois par semaine pour être à l’heure à 8h et enchaîner sur une matinée où je m’adresse à 90 élèves.

Ma question est : ce boulot est-il un métier complètement inhumain? Car j’étais très contente d’obtenir si tôt mon CAPES et d’exercer ce métier. Je suis d’ailleurs très heureuse de travailler avec les jeunes, même si ce n’est pas toujours simple.

Mais les conditions de travail me paraissent aberrantes. Tant, que j’ouvre de plus en plus mon regard vers d’autres formation, d’autres métiers (ça ne me fait pas très peur, beaucoup de choses m’intéressent en dehors de l’art et de l’enseignement). Mais ça m’attriste de penser déjà à partir…

Comment gérez-vous toutes ces conditions sur le long terme?

Je vous remercie de m’avoir lue,
Passez une très belle journée <3

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Questionnaire Flash : la formation continue des enseignants
Pour un travail d’étudiants, nous vous serions reconnaissants de transmettre ce questionnaire sur la perception de la formation continue par les enseignants. Merci de partager aux enseignants de votre réseau (maternelle, primaire et secondaire) de votre réseau.

enquete-formation

Un grand merci !!!
Rémi, Nadia, Martin

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Sortir de la dépendance au sentier pour repenser l’enseignement

sentier-omar1. Objectifs
– Objectifs sociétaux transversaux au système entier : quels sont les buts poursuis pour la société et pour l’individu… logique de cohésion sociale et égalité des chances pour l’individu qui a droit qu’on lui propose des choses… accès aux connaissances et au développement de son potentiel
Ex : du côté de la société, donner une culture commune à tous pour du lien social ; former des citoyens éclairés pour l’avenir… former des gens pour répondre aux besoins sociaux (utile et non le marché) … comment faire ces choix, lesquels ?
Du côté de l’individu, on doit leur permettre d’atteindre leur épanouissement pour s’insérer à la place qui leur convient.
Objectifs à retrouver dans tous les cadres de l’enseignement.
-Objectifs spécifiques par âge et par spécialisation
ils s’ajoutent aux premiers. Jusqu’où aller dans la professionnalisation ? Dans la transmission d’une culture classique ? Maintien des cloisonnements du secondaire ? Autodétermination ? Le contrat moral avec l’apprenant.
– Public : seulement les plus jeunes ou toute la vie ?
Instruction massive de 3 à 21 ans. Maintien ? Obligation de scolarité ? Adultes ? Adaptation de la société, du chômage etc. quelles relations avec formation pro, l’apprentissage ? Retour en études ? Réinsertion ?
2, Moyens spécifiques à un niveau particulier
Recrutement des enseignants , des personnels de support, modalités ? Critères ? Statut ?
Financement ; des salaires, des matériels et locaux : quelle source ? Quelle participation des familles ? Quelle latitude pour l’école ? Etat ? Collectivités locales ? Recours au privé ? Impots sur quoi ?
Matériels : mobilier ? Matériel d’expérimentation ? (labo, semi pro) Informatique ? Manuels ou supports numérisés ? Matériel à la charge financière et physique de l’élève ?
Ressources pédagogiques : (pour les enseignants)
Formation continue ? Supports pédagogiques ? (pour les enseignants), rencontres et travail de groupe ? Relation avec les maisons d’édition ?
-Ouverture sur l’extérieur ? Moyens d’interaction avec les professionnels ? Moyens de visites, voyages, conférences…collaboration avec les familles…
3. Méthodes elles aussi spécifiques
– Découpage des groupes en niveau ? En avancées dans un domaine ? Classes ou groupes fluctuants ? Filières ?
– Enseignement seul ou présence d’autres adultes ?
– Programmes uniformes pour tout ou partie ?
– Rythmes scolaires, sur semaine, période, année
– Place de la liberté pédagogique ?
– Démarche pédagogique souhaitée ?
– Place du travail tourné vers le niveau considéré ou de la préparation aux niveaux supérieurs ? (bac ou post bac?)
– Méthode de communication avec familles, autres établissements, professionnels para- médicaux…
– Notation ? Bulletins par compétence ?
4. Évaluation spécifique évidemment
– Contrôle continu ? Examen ? Concours ? Soutenance ?
– Place de l’écrit et de l’oral ; place des épreuves obligatoires et des épreuves choisies
– Modalités d’évaluation du travail d’équipe (note de la référence de tutelle, le public concerné) qui note ? Comment ? Quels critères ? Pourquoi ? Quelle pondération de difficultés ?
– Autorités de tutelle ? Organisation hiérarchique ?
– Impact des évaluations sur les moyens et les programmes alloués ?
– Place des familles et des usagers adultes dans l’évaluation ?
– Possibilité de ré-allocation des moyens et de reclassement des personnels ?
– Information du public et liberté de choix ?
Omar Gousmi (en direct de formation déformante)
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