Enseigner à l’étranger

Si  vous rêvez d’enseigner à l’étranger, voici quelques informations.

Conditions de recrutement

Pour pouvoir postuler, il faut 2 ans de service effectif en tant que titulaire et maîtriser au moins une langue étrangère. Tout personnel en disponibilité depuis sa date de titularisation ne peut être détaché. Car pour être enseignant à l’étranger, il faut être détaché. Et avoir un passeport à jour et dont la validité est supérieure à 6 mois pour les pays hors UE.

Les types de contrats

Il existe 2 type de contrats :

  • Résident : c’est un détachement de l’EN, il permet de bénéficier des mêmes prestations sociales qu’en France, notamment pour les cotisations pour les caisses de retraites. Ils sont très convoités car c’est l’équivalent d’un CDI. Il s’accompagne de primes diverses selon les pays (prime de cherté de la vie etc…). Ces postes sont le plus souvent proposés par l’AEFE (Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger).
  • Contrat local : Plus précaire que le précédent, il faut faire bien attention au contenu du contrat surtout en terme de rémunération car vous devez vous même cotiser pour la sécurité sociale, la caisse de retraite etc…

Comment postuler ?

Il faut tout d’abord bien réfléchir à son projet de vie personnelle et professionnelle 

Vivre à l’étranger est tentant mais bien préparer ce départ est important pour éviter des désillusions.

Ensuite éplucher les annonces parues sur le site de l’AEFE, sur cette page Facebook, l’Alliance Française et guetter les sites des lycées français.

Réunir toutes les pièces nécessaires pour remplir les dossiers de candidature (et là la photocopieuse est votre amie). Prévoir un bon budget timbre suivant les pays convoités.

Parmi les pièces demandées, le CV et la lettre de motivation restent des incontournables.

Enfin, ne pas oublier de faire une demande de détachement  en cas d’obtention du poste de vos rêves.

Le calendrier

Respecter les 2 calendriers ci-dessous est très important.

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Pour enseigner dans les DOM/TOM, il faut participer au mouvement interacadémique et pour les départements se situant dans l’hémisphère Sud, la rentrée scolaire se fait en février. Il faut donc guetter l’annonce de ce mouvement particulier au BO.

 

L’école « Donjons et Dragons »

Dans cette vidéo, on découvre une école où tous les cours se déroulent selon un univers issu des jeux vidéos. Maths, histoire-géographie etc…tous les apprentissages sont mis en situation par rapport à une histoire. Si on comprend bien l’intérêt d’attirer les élèves à apprendre par le jeu, on peut se demander si cette école les prépare vraiment à être des adultes éclairés. Mais si cela fonctionne pour certains décrocheurs, pourquoi pas !

Et vous, aimeriez-vous pratiquez un enseignement uniquement basé sur le ludique ?

Feignasse d’ailleurs…

Cadeau d’une ancienne feignasse en Nouvelle Zélande…. une école au bout du monde… un hameau d’un côté à 80 km et de l’autre à 110 km et éparpillées dans la campagne, des fermes d’où viennent les enfants, parfois de très loin.nz1nz2

L’échec du modèle suédois et britannique

Pour faire suite à notre précédent article sur le naufrage de l’évaluation par compétences à l’étranger voici quelles sources et pistes de réflexions intéressantes.

Le chèque éducation avec le libre choix parental, l’autonomie totale laissée aux écoles, le management local, la toute puissance du chef d’établissement, tout cela a été expérimenté en Suède et a échoué .

En effet, au lieu de favoriser l’égalité des chances, ce modèle a creusé l’écart entre les élèves et dégradé le niveau et la qualité de l’enseignement selon un rapport de l’OCDE.

Le modèle de l’école gratuite en Suède est de moins en moins performant. Pour le site Eduveille il est même en faillite.

 

eduveille

Sur Arte un article sur l’échec de la privatisation de l’école  en Suède où si les parents soutiennent leur modèle scolaire, l’intrusion de l’entreprise  dans l’école ne passe pas.
Les Britanniques espèrent que leurs académies réussiront là où les « Friskol » ont échoué. Ils ne comprennent pas que c’est le modèle anglo-saxon et scandinave qui éduque par l’acquisition de compétences qui est en échec .

L’exemple est flagrant avec les mauvais résultats en maths    et le faible niveau des écoliers anglais.