Par A.G

Parfois il est bon de rappeler que: de 2 ans à quasi-plein-temps, la formation initiale des instituteurs est passée à celle des PE en IUFM, puis en ESPE , en alternance sur 2 ans puis sur 1 an, et maintenant à une classe en responsabilité en alternance de cette formation sur moins d’un an au final.formation 2

En parallèle de ceci, la formation CONTINUE a totalement disparu, les formations pour les enseignants spécialisés des RASED (qui sont en train de disparaître) sont passées de +700h à – de 350h, toutes options confondues voire moins dans certaines académies. 

Sur toutes ces questions, quand on parle de mobilisation passée et à venir, on réalise que ça ne mobilise finalement pas du tout la profession dans son ensemble, mais principalement les collègues directement concernés et souvent +/- l’année où ils sont touchés…et que tout le monde admet faire “sans” le reste du temps… et donc, là les critiques sans fin de tous les autres éléments insupportables d’effectifs/de contenus des programmes /de mise à jour diverses des sujets qui fâchent au sein de la société :

  •  de la bienveillance indispensable
  • des relations avec les parents
  • de l’existence de notes ou pas
  • des non-remplacements
  • des vacations en augmentation
  • de fermetures
  • des budgets
  • de l’entretien
  • des AVS/MDPH

Des manques cruels en tous genres, etc etc… ne sont que des éléments de + qui empoisonnent notre quotidien, notre métier et l’avenir scolaire de tous nos élèves, l’école publique en général…on fait avec? On continue jusqu’à la territorialisation des PE ?… on est quand même assez nombreux pour se faire entendre, non? combien de métiers qui prennent en charge les humains se passent de formation digne de ce nom?

 

0

Nous vous avions relayés le mouvement de grèves des étudiants et des professeurs stagiaires de l’ESPE de Grenoble ainsi que qu’une pétition pour dénoncer au niveau national leurs conditions de formation.

Ils ont été également tenté de rendre ce mouvement national et ont donc pour cela mis en place une enquête en ligne sur les formations proposées par les ESPE (Ex-IUFM).

La situation ne s’est pas arrangée même si ils sont soutenus par les syndicats. La seule (et maigre) avancée étant…de ne plus être obligé de signer la feuille d’émargement de présence….Alors que les revendications vont bien plus loin que ça.

En effet, les professeurs stagiaires ne bénéficient pas au niveau national de la même formation. Chaque ESPE a sa formation propre alors que les programmes à appliquer par les enseignants stagiaires sont nationaux. On en arrive à des situations où certaines formations proposées sont de qualité et adaptées et d’autres où les enseignants ont l’impression de perdre leur temps.

De plus, le travail demandé depuis la mastérisation en plus des heures en poste en établissement est énorme. Et beaucoup craquent et démissionnent.

Tout cela participe à la crise de recrutement de l’Education Nationale.

Et vous comment avez-vous vécu votre formation ?

0

Pour être informé de ce qui se passe un peu chez les stagiaires de lettres de Lyon (et de Navarre) :

Suite à l’appel à la grève des ESPE de Grenoble et Versailles, nous, étudiant-e-s-professeur-e-s stagiaires de Lettres Modernes et Classiques à Lyon 2, avons tenu ce jour deux assemblées générales afin d’envisager notre implication dans le mouvement.

Nous remettons en cause les modalités de masterisation des concours de recrutement de l’enseignement définies au niveau national. Il apparaît évident que les conditions de travail et de formation des Masters de l’Education de l’Enseignement et de la Formation (MEEF) sont inhumaines et intenables et ne permettent pas de se consacrer pleinement à la réussite des élèves que nous avons en responsabilité.


Notre priorité lors de ces assemblées générales n’a pas été de remettre en question la formation dispensée à Lyon 2 et au sein de l’ESPE de Lyon, mais bien de formuler des revendications auprès du ministère.
Nous constatons que la masterisation telle qu’elle est mise en place ne fonctionne pas. Nous demandons donc :

  • L’allègement des charges horaire et de travail (en moyenne 60h par semaines) rendues exponentielles par le triple statut étudiant, professeur en poste et professeur en formation.
  • La modification de ce triple statut qui rend toute identité professionnelle impossible à construire, car nous ne pouvons être des étudiant-e-s, professeur-e-s en responsabilité et en formation sans que ces différentes postures entrent en conflit les unes avec les autres.
  • L’allègement et la réduction drastique du nombre d’évaluations, qui surchargent inutilement la formation et la rendent contre-productive : elles créent une situation d’évaluation permanente particulièrement anxiogène.
  •  Le remplacement des cours disciplinaires obligatoires par des séminaires tenant compte des validations d’acquis antérieures, afin de créer une formation plus orientée sur la pratique du métier.
  • La création d’un véritable master professionnel donnant lieu à la production d’un écrit réflexif à dimension pédagogique et professionnelle.
  • Le changement du système de tutorat, car le tuteur terrain ne peut être à la fois un interlocuteur privilégié, un formateur et un évaluateur sans fausser la relation à son stagiaire.

Ces revendications ont pour vocation de rappeler qu’une formation des personnels enseignants est nécessaire mais il est indispensable qu’elle soit adaptée. Le modèle de masterisation actuel est un échec, notamment à cause d’une obsession évaluative contre-productive et à l’origine d’une pression insoutenable.

Nous invitons donc tous les membres de la formation, professeur-e-s, formateurs-trices, personnels, étudiant-e-s de toutes disciplines, à rejoindre notre mouvement en étant présent-e-s à une assemblée générale le mardi 11 avril 2017 à 14h en salle B148 (Lyon 2 – Site quais du Rhône).
En espérant vous trouver nombreux,
Les professeur-e-s-stagiaires de Lettres modernes et classiques de Lyon 2.

0

Nous vous parlions dernièrement de la grève des professeurs stagiaires et étudiants de l’ESPE de Grenoble. Le mouvement s’étend et voici la suite de leurs actions

“Nous sommes le mouvement de grève de l’ESPE de Grenoble. Nous invitons les autres ESPE à nous rejoindre, et l’ESPE de Dijon met en place son propre mouvement.
Par ailleurs, nous sommes actuellement en train de mener une enquête sur le plan national sur l’expérience ESPE. Ce questionnaire prend une dizaine de minutes, et sera un support pour améliorer la formation de demain.
De plus, nous avons réussi à atteindre les 100 premières participations avec le questionnaire mis en place pour faire un bilan de l’expérience de stagiaire Espé. Il s’agit maintenant d’atteindre les 1000 participants, toutes Espé confondues.
Voici de nouveaux liens à utiliser, les questionnaires se ferment dès 100 participations, alors cliquez sur n’importe quel lien avec un questionnaire ouvert ! Si l’objectif est atteint, nous renverrons une nouvelle liste de liens.
http://qys2.com/uomre8vs
http://qys2.com/459pjy0v
http://qys2.com/w5hm55tf
http://qys2.com/0ap4cq94
http://qys2.com/pdwu1gc1
http://qys2.com/17vod6u0

0

Par Noémie V.

“Bonjour à toutes et à tous !
Un petit mot d’espoir d’une future prof de français actuellement contractuelle en lycée pro : comme contractuelle, justement, j’ai été lâchée devant les élèves avec pour promesse, de la part du rectorat, de l’organisation d’une formation suivie des non titulaires sur l’année, avec notamment des visites-conseils de professeurs expérimentés et des formateurs joignables et serviables.

Que nenni ! Les visites conseils ? Pas l’ombre d’une apparition, ni même d’une mention. Alors je veux bien qu’on les fasse au mois d’avril, mais il est où l’intérêt, quand l’année est presque terminée ? Les formateurs sont joignables seulement en théorie, et les formations nous apprennent ce que nous savons déjà (comment passer une journée entière à parler des programmes du lycée pro…au mois de décembre !).

J’ai été dépassée par la gestion de classe, et j’en étais au stade où je laissais faire, en me cassant la voix pour en placer une et que les élèves qui voulaient suivre puissent -tenter- de la faire ; autant vous dire que le soir en rentrant chez moi, c’était la déprime totale.

J’ai la chance d’avoir des collègues et une équipe de direction formidable : la proviseur adjoint, me mettant devant le fait accompli, m’a demandée si je souhaitais de l’aide, et j’en ai eu. Deux de mes collègues m’assistent une heure par semaine pour me donner des conseils, une professeur d’un lycée voisin va venir assister à certains de mes cours, et moi à certains des siens pour qu’on puisse en tirer un bilan. C’est un tel soulagement de se sentir guidée, épaulée, surtout quand on commence et qu’on patauge comme moi.

Cela me fait encore plus regretter mon manque flagrant de formation, malgré deux années passées sur les bancs de l’ESPE…pour se retrouver face à des formateurs qui nous distribuent une capture d’écran du site Eduscol et sur laquelle ils blablatent pendant une heure….

Je ne sais pas si vous avez été dans la même situation que moi, mais je vous avoue que j’ai bien failli laisser tomber avant même d’avoir réellement commencé, et même si l’aide qu’on m’apporte commence à porter ses fruits, je regrette amèrement de n’avoir pas eu les armes nécessaires à la rentrée, car maintenant le rétablissement de l’ambiance de classe est très difficile.

J’espère toujours tomber, lors de mes futures affectations, sur des collègues et une direction aussi soudés, sur qui on peut compter, parce qu’honnêtement, ça enlève un gros poids des épaules.

0