Le programme éducation de tous (enfin presque) les candidats officiels à l’élection présidentielle

Hier, nous vous proposions la lettre de Jean-Luc Mélenchon à destination des enseignants.

Et afin que vous puissiez continuer le travail de comparaison des programmes éducation des différents candidats, voici  leurs programmes.

En décembre, Benoit Hamon avait livré son programme pour l’éducation.

programme Hamon

Le livret complet consacré à l’école de Jean-Luc Mélenchon est disponible ci-dessous.

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Quand à François Fillon voici ses propositions :

 

Et voici disponible ci-dessous le programme éducation d’Emmanuel Macron

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et Marine Le Pen

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Et nous n’oublions pas les « petits candidats » (Du moins ceux qui  ont présenté leur programme éducation) :

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Y a -t-il quelqu’un au recrutement ?

Par Vis ma vie d’instit

« Vous le savez peut-être, mais quand on passe le concours de prof, on peut être admis, recalé, ou être placé sur une liste complémentaire, c’est à dire un peu le cul entre deux chaises. On nous dit qu’on nous appellera si on a besoin (en général, lorsque des admis se désistent, peu importe la raison).
On m’a raconté qu’à Nice, alors qu’il y a plus d’une centaine d’enseignants non remplacés chaque jour (beaucoup de congés maternités ou maladies, notamment dans les quartiers difficiles, peu de remplaçants qui tombent parfois malades eux-aussi), on a préféré dire aux candidats sur liste complémentaire que leur liste n’a jamais existé (ah bon ?) et qu’ils viennent de nommer à la place des contractuels.

Quesquecé, un contractuel ? Bah c’est quelqu’un qui vient, et qui prend la classe, comme ça, du jour au lendemain. En gros.
Je schématise, et certains de ces contractuels sont mille fois plus compétents que moi. Mais pour la majorité (du moins pour leur premier poste), ce sont des gens qui n’ont pas été formés à la pédagogie (je râle sur la formation à l’ESPE, mais là, c’est à des années lumières. On ne leur donne tout simplement RIEN), qui sont parachutés en CDD dans une classe sans la moindre aide.
Ce qui est drôle, c’est qu’on a placé ces contractuels dans des classes de petites sections, là où on ne met pas les stagiaires car trop dur à gérer (30 mômes de 3 ans dans une seule pièce, sans la moindre expérience, ça te dit ?)

Mais du coup, pourquoi mettre des contractuels à la place des candidats sur liste complémentaire ? Parce que le premier peut être remercié plus ou moins à l’envi, et que leurs salaires sont moins élevés/augmentent plus lentement, tandis que le second, une fois dans l’engrenage Educ’ Nat’, devient impossible à virer et coûte très cher. Le contractuel, compétent ou non, est un peu vu par l’administration comme un gros Kleenex bien pratique.

Niveau témoignages, si ça vous intéresse, on en trouve plein sur le net. Un article au hasard : http://www.lemonde.fr/…/les-contractuels-bouche-trous-de-l-…

C’est quand même rigolo de pleurer que les profs sont de plus en plus incapables, et d’accepter ce genre de choses. »

Soirée Hannah Arendt sur Arte

Ce soir, sur Arte débute à 20h50 une soirée consacrée à Hannah Arendt, connue pour son article sur la crise de l’éducation en 1958.

http://www.arte.tv/player/v3/index.php?json_url=https%3A%2F%2Fapi.arte.tv%2Fapi%2Fplayer%2Fv1%2Fconfig%2Ffr%2F067753-000-A%3Fplatform%3DARTEPLUS7%26autostart%3D1%26primaryAudioVersion%3DVOA-STF%26lifeCycle%3D1&lang=fr_FR&config=arte_tvguide&embed=1&mute=0

A revoir pendant 7 jours sur Arte+.

Prof, un métier solitaire

Cette semaine, nous vous avions proposé une revue de presse sur les articles en ligne parlant de la hausse des démissions chez les enseignants.

Celui nous donne plus de précisions sur les raisons de ces démissions :

prof

Le métier d’enseignant est un métier solitaire même s’ il est entouré de monde-élèves, hiérarchie, collègues, parents-, il est seul face à la classe, à ses préparations de cours. Et contrairement à d’autres professions, il ramène du travail chez lui. D’où la réelle difficulté à faire la coupure vie privée/vie professionnelle.

Il se sent seul quand le système de mutation le laisse loin de chez lui, avec très peu d’espoir de retour, ou alors pas avant de longues années d' »exil ».

Il gère de l’humain et souvent face à certaines situations familiales ou sociales de ses élèves, il est difficile d’avoir un réel recul affectif. La bienveillance n’est pas toujours facile à garder en tête, comme par exemple face à un élève violent.

Il a besoin de se sentir soutenu par sa hiérarchie, par les parents, son entourage.

Les différentes réformes ont accentué ce sentiment d’absence d’écoute des vrais besoins du terrain, d’abandon. Il a l’impression qu’il ne dispose plus de la liberté pédagogique autant qu’il le souhaiterait.

Et vous quelles raisons pourraient vous faire quitter l’EN ?