La grève prend un autre virage en Martinique 

Lors de précédents articles, nous vous avions parlé du mouvement de grève en Martinique. Les ouragans ont pris le dessus dans les médias en métropole. Mais en Martinique, la grogne continue.

Episode 1

(Ps: nous n’avons aucune accointance syndicale. Mais face au peu d’informations disponible en métropole, le contenu nous a apparu intéressant)

Episode 2 (par E.P)

Voici leur réaction après la réception de ce courrier

Martinique préfet

« Le préfet a opté pour un ton condescendant et nous fait passer pour cons… 
L’association des maires est sortie très en colère de la dernière réunion. 
Un ultimatum a été posé c’est-à-dire 15h pour répondre à nos doléances. 
Sinon grève générale à partir de lundi.
Je vous joins le courrier qui nous a redonné espoir de reprendre le chemin de nos classe lundi…
C’est un fake
Dommage que les audios ne passent pas sur Facebook. »

En réaction, les manifestants ont décidé de continuer la grève. Ainsi tous les services municipaux, écoles, crèches seront fermés à partir de lundi.

La grogne continue

Alors que pour le ministère tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et que la rentrée scolaire s’st faite paisiblement en musique, la grogne ne cesse de monter dans les écoles.

La fin des contrats aidés, l’utilisation des PDQMC pour alimenter les CP à 12, les postes non pourvus dans le secondaire …sont autant de sujets de mécontentement comme le montrent nos deux cartes sur la métropole et les DOM/TOM.

N’hésitez pas à les compléter en ajoutant ce qui se passe dans votre établissement, votre ville, votre académie etc…Plus on aura d’informations plus ce sera facile de montrer ses défaillances au minstère et à l’Etat (cf. les contrats aidés).Pour cela, il suffit de saisir le lieu, de cliquer sur le petit crayon, de mettre une épingle et de remplir la description. Ou tout simplement de nous laisser vos informations en commentaire.

cartedom tom mouvement

 

 

Rentrée 2017 : une reprise sous tension

La rentrée scolaire 2017 ne se passe aussi paisiblement que le ministère semble vouloir le faire croire. Un peu partout en France, différents mouvements de grogne s’élèvent contre les conditions dans laquelle se déroule la rentrée. Et chose inédite ce ne sont pas les enseignants seuls qui mènent la grogne mais bien les élus et les parents qui prennent les devants de la contestation

La rentrée dans les DOM-TOM (un prochain article sera consacré aux DOM-TOM, n’hésitez pas à laisser des informations en commentaire) laissait déjà paraître les difficultés rencontrées aujourd’hui.

La fin des contrats aidés pose de nombreux problèmes :

  • De nombreux maires sont dans l’incapacité d’accueillir convenablement et selon les règles de sécurité dans les écoles primaires
  • et de nombreux élèves se retrouvent sans AESH. Dans ces conditions, l’accueil des élèves en situation d’handicap en milieu  scolaire ordinaire est impossible sans nuire à l’élève, l’enseignant et la classe
  • Un manque d’assistants d’éducation et d’agents d’entretien se fait ressentir dans de nombreux collèges et lycées
  • Les contrats aidés dans le primaire concernaient des tâche de secrétariat ce qui soulageait la direction et permettait à l’école d’être plus facilement joignable.

Les effets du redéploiement des remplaçants et des maîtres du PDQMC se font cruellement ressentir dans les autres classes : Classes à plus de 35 élèves, fermetures de classe, manque de remplaçants etc…

Ne pouvant traiter chaque situation individuellement, nous avons fait le choix de regrouper les informations de façon géographique sous la forme d‘une carte afin, d’une part d’avoir une vision d’ensemble des mouvements de grève, et d’autre part que chacun trouve l’information locale qui le concerne.

carteN’hésitez pas à signaler en commentaire d’autres situations à rajouter à cette carte ou bien à le faire vous même. Il suffit de mettre une épingle, de mettre le titre et une description. Enregistrez et le tour est joué !

« Demain restez chez vous, contrat terminé, merci »

Par Bénédicte Bousquet

Coup de fil de l’IA cet après-midi sur le portable perso de notre EVS (secrétaire de direction en école primaire) , pour lui dire « demain restez chez vous, contrat terminé, merci »
Non mais OOOOOOOH ??????? Elle vient d’avoir 60 ans y a 10 jours, l’IA lui avait fait signer son contrat prolongé début juillet et hop, terminé, tu dégages! Alors que normalement, vu son âge elle avait l’assurance d’être prolongée jusqu’à l’âge de la retraite……..mais Emmanuel en a décidé autrement…….Je n’ai jamais vu un truc aussi violent! On te dit « demain t’es au chômage »……mais ça va pas bien non?
Si un patron faisait ça à un employé, il finirait aux prud’hommes direct! Là ça ne choque personne????? On les vire tous sans préavis ?????
Je suis sincèrement écoeurée……..et surtout impuissante……

 

La rentrée à La Réunion est retardée de 5 jours

Jean-Michel Blanquer est aujourd’hui en déplacement sur l’île de la Réunion où il devait assister à la rentrée des enseignants et rencontrer les élus. Sauf que faute d’avoir réussi à rassurer les élus et les enseignants sur la suppression de la moitié des contrats aidés, la rentrée est décalée de 5 jours, soit le 22 août 2017.

Elle aura quand même lieu ce vendredi pour 6 communes sur 24 : Saint-DenisLa Possession, le PortSaint-PaulSaint-Leu et Sainte-Rose. Les 18 autres communes devront attendre le 22 août pour faire leur rentrée.

La rentrée à la Réunion compromise

 Vingt-et-un maires de la Réunion  ont manifesté contre la baisse des contrats aidés sur l’île. Ils affirment ne pas pouvoir assurer la rentrée scolaire prévue dans une dizaine de jours, à savoir le 18 août, aussi bien dans les écoles primaires que dans les collèges.

Sur 3298 contrats attendus, seuls 1800 ont été attribués pour toute l’île.


Une concertation doit avoir lieu le mercredi 16 août, à deux jours de la date officielle de la rentrée des classes et sera suivie de la visite à La Réunion de Jean-Michel Blanquer, le 17 août prochain, jour de la pré-rentrée des professeurs sur l’île. Il assistera le lendemain à la rentrée scolaire des élèves dans l’île.

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Pétition pour les AED

Les AED (assistants d’éducation) font partie du personnel précaire de l’EN. Pourtant leur travail est indispensable dans un établissement scolaire, notamment au niveau des relations avec les élèves. Ils gèrent les élèves quand ces derniers sont hors du cadre de la classe.

pétition aed

Voici toutes leurs missions :
– encadrement et surveillance des élèves, y compris à l’internat et à la demi-pension ;
– appui aux personnels enseignants pour le soutien et l’accompagnement pédagogiques ;
– aide à l’accueil et à l’intégration individuelle et collective des élèves handicapés et accompagnement des étudiants handicapés ;
– aide à l’utilisation des nouvelles technologies, notamment l’informatique ;
– participation à toute activité éducative, sportive, sociale, artistique ou culturelle complémentaire aux enseignements ;
– participation à l’aide aux devoirs et aux leçons.

Ils travaillent sous l’autorité du conseiller principal d’éducation  (CPE) qui leur délègue une partie de ses missions notamment :
– la saisie des billets d’appels et des relevés d’absence et les appels téléphoniques relatifs à ces absences. ;
– les diverses reprographies ;
– l’actualisation de l’affichage ;
les appels téléphoniques relatifs aux absences.

Recrutés avec un niveau  minimum  BAC, les assistants d’éducation sont des personnels contractuels de l’Etat recrutés pour une durée maximale de 3 ans, renouvelable plusieurs fois dans la limite d’une durée totale de 6 ans. Le contrat comporte une période d’essai, d’un douzième de la durée du contrat, au cours de laquelle les 2 parties peuvent rompre le contrat sans motif, ni préavis, ni indemnité.

Ils peuvent être embauchés à temps partiel ou complet. Leur temps de travail est encadré par le décret n°2000-815 du 25 août 2000, qui fixe à 1607 heures annuelles  la charge d’un AED à  temps complet. Ils exercent leurs fonctions sur une période effective comprise entre 39 et 45 semaines par an. En internat, chaque nuitée est assimilée à 3 heures de travail.

Les assistants d’éducation sont rémunérés selon l’indice de rémunération 292 qui porte leur salaire autour de 1115€ nets au 13 janvier 2012 pour un service à temps complet.

Par cette pétition, ils demandent à être mieux reconnus et qu’il soit possible que leur contrat puisse devenir un CDI (comme dans l’enseignement privé).