“Je viens vers vous pour vous expliquer une situation inédite dont je n’ai pas osé parler jusque là tellement le préjudice moral a été énorme (et il le demeure).

En 2015-2016, j’ai commencé mon année de stagiarisation en Corrèze, j’avais réussi mon Master et le Concours, j’ai donc été admise en “Diplôme Universitaire” avec trois jours en école et deux jours en cours.
Dès le début on nous a prévenu de la dureté de l’année, mais mes collègues et moi ne nous attendions pas à ce qui allait arriver, pleins d’entrain et de bonne volonté à réussir dans le métier que nous avions toujours voulu faire. Nous étions aussi rassurés par le fait que l’on nous avait dit que tout le monde serait “bienveillant”.
Nous avions tous deux tuteurs: un tuteur ESPE et un tuteur Professeur des Ecoles. Un conseiller pédagogique nous suivait également.

Cependant, dès le milieu de l’année, nous nous sommes rendus compte que la bienveillance n’allait pas être de mise. Nous avons du faire face au “suivi renforcé” pour la moitié de la promo, nombre qui nous semblait disproportionné. Par ailleurs, pour ma part, je l’ai appris complètement par hasard au détour d’une conversation avec une de mes tutrices qui m’a dit, comme ça de rien “oui alors pour votre suivi renforcé…”. Surprise par cette annonce je lui ai demandé depuis quand je l’étais, elle m’a répondu “depuis un mois”. Or, je n’avais reçu aucune note écrite qui me le disait, ce qui aurait du être le cas. Par la suite, on nous a envoyé faire une “formation” d’une journée pour nous permettre d’améliorer nos compétences. Or, les compétences à travailler lors de ces journées n’étaient pas totalement claires ou pour certains, ne nous étaient pas énoncées. Nous avons donc continué à avancer dans l’année, sous une pression énorme. On nous répétait qu’il fallait qu’on s’améliore parce que ça n’allait pas du tout (il est beau d’essayer de prendre sur soi dès janvier quand on sait qu’il reste encore plusieurs mois à subir de telles remarques, lesquelles étaient plus ou moins dures à endurer selon les paroles). Nos tuteurs commençaient également à entrer en “compétition” pour certains, c’est à dire qu’i y avait clairement un fossé entre l’ESPE dont l’avis était complètement ignoré, et le rectorat qui prenait le dessus, quand bien même il avait toujours été écrit et stipulé que les deux avis avaient le même poids. Vers avril-mai, la situation s’est encore intensifiée, les visites se passaient très mal pour la plupart d’entre nous, nous étions démoralisés d’entendre à tout va que rien n’allait et le négatif était beaucoup plus important sur les rapports. Les débriefs des visites étaient encore, pour certains cas, assez violents puisque les remarques l’étaient. Mais, bien décidés à surmonter tout ça, encore, du fait de notre amour du métier, nous avons décidé de nous accrocher en gardant notre but.

Oui mais voilà, les derniers mois sont arrivés. Tous ceux qui étaient en suivi renforcé ont eu plusieurs visites des inspecteurs, ce qui met encore plus la pression pour les visites, le nombre d’observateurs passant alors de une à trois personnes. Forcément, les retours étaient que nous étions stressés, chose aisée à comprendre au vu de la pression encore plus forte.
Tous les cas de suivi renforcé sont par la suite passés en commission à la mi-juin.
Avant la commission, nous avions la possibilité de consulter nos dossiers, lesquels regroupaient normalement tous les bulletins de visites de nos deux tuteurs (ceux que nous avions déjà eu tout au long de l’année complétés de nouveaux rapports de nos tuteurs ESPE et de l’inspecteur). Cependant, à la consultation, nous avons découvert des bulletins remplis de remarques qui ne nous avaient pas forcément été dites au long de l’année et qui n’étaient pas forcément bienveillantes. J’avais fait la démarche de demander au directeur que je remplaçais si les faits énoncés étaient réels, il m’avait répondu que les remarques n’étaient absolument pas justifiés. Fait étrange, les rapports des tuteurs ESPE n’y figuraient pas et avaient “disparus”. Nous avions cependant un document venant de l’ESPE sur lequel figurait l’avis de celle-ci. Pour moi comme plusieurs autres “suivis renforcés”, les rapports de l’ESPE étaient plus que bons et plus que favorables.

Ensuite, cette commission s’est plus rapprochée du “jugement” que de l’entretien bienveillant. Nous étions seuls face au jury, nous avons eu uniquement cinq minutes pour nous exprimer au tout début, le reste de “l’entretien” n’ a été que remarques désobligeantes ne nous laissant pas la possibilité de nous défendre ni de nous exprimer. Il m’a même été reproché des faits totalement faux auxquels je n’ai même pas pu répondre puisque j’étais tout le temps coupée quand je souhaitais m’exprimer. Le souci est que, quand bien même nous avons été “attaqués” durant toute la durée de la commission que nous avons tous vécu comme extrêmement éprouvante moralement, le rapport qui a été édité à la fin de la commission est encore une fois allé du côté du jury. Cette commission n’a donc fait que renforcer la “non-bienveillance” à laquelle nous avons été confrontés tout au long de l’année.

 

Il restait quelques jours d’école après cette commission, nous avons donc essayé d’en “profiter” comme nous le pouvions malgré tout ceci.
Or, quelques jours plus tard, nous avons reçu les résultats: toutes les vingt minutes environ, nous recevions des mails nous indiquant notre situation: admis, reconduits pour une année ou licenciés. Tout ceci s’est fait dans l’ordre, d’abord les admis, vingt minutes plus tard les reconduits (3) et pour finir les licenciés (8 dont moi pour la seule Corrèze!). Très beau mail de quelques lignes seulement, sans explication, sans motif. Par la suite, nous avons reçu nos lettres de licenciement. Totalement sous le choc de cette nouvelle, nous attendions avec “impatience” de comprendre et de découvrir le motif, qui ne nous a jamais été dit. Là encore, lettre sans aucune explication (forcément il n’y en avait pas).

A la fin de l’année, nous nous sommes donc retrouvés 8 licenciés en Corrèze, mais le bilan de la région n’était pas forcément mieux avec 15 licenciés en tout pour le Limousin. Une vague de licenciements donc. Le rectorat a mis fin à toute communication, n’a même pas pris la peine de répondre aux courriers adressés (lettres recommandés ou autres) et nous a laissés dans le flou absolu même quant à la suite. Nous avons tout de même appris par la suite que la raison de ces licenciements était budgétaire, raison nettement soupçonnable.

 

Depuis cette fin d’année 2016, nous nous sommes inscrits à Pôle Emploi (qui m’a d’ailleurs appelée au tout début pour me demander si c’était une blague). Nous avons pu voir l’année d’après que nos postes supprimés étaient d’ailleurs recherchés sur Pôle Emploi (moins “chers”). Toutes les personnes, les employeurs que nous avons rencontrés ont tout bonnement cru à une blague à chaque fois.

Mais voilà, la “blague” ne passe pas, le préjudice moral mettra énormément de temps à passer car nous ne pourrons pas oublier ce qui nous est arrivé.

J’ai bien déposé un recours… le rectorat s’était bien gardé de nous en communiquer les délais ( pour éviter que nous ne le fassions? ).”

Anonyme.

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Dès demain à 12h, le serveur d’inscription aux concours sera ouvert. Voici les lien vers chacun des concours proposés :

Pour les autres concours :

Vous avez jusqu’au jeudi 13/10/2017 à 17h pour vous inscrire.

INSCRIPTIONS CONCOURS 2d DEGRE 2018-page-001

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Le calendrier d’inscription aux concours de Personnels enseignants, d’encadrement et administratifs, sociaux, de santé et des bibliothèques est paru au BO n°26 du 20/07/2017.

concours1On y retrouve toutes les modalités et les dates d’inscription des concours.

Les candidats s’inscrivent par Internet du mardi 12 septembre 2017, à partir de 12 heures, au jeudi 12 octobre 2017, 17 heures, heure de Paris.

Voici les liens directs vers les sites d’information sur le recrutement

– pour les personnels enseignants : http://www.devenirenseignant.gouv.fr

– pour les conseillers principaux d’éducation : www.education.gouv.fr/concoursCPE

– pour les psychologues de l’éducation nationale : www.education.gouv.fr/concoursPsyEN

– pour les personnels d’encadrement : http://www.education.gouv.fr/siac4

 

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Par Olive Koenig
Suite à cet article du Parisien en date du 5 juillet dernier, nous apprenions qu’une centaine de Professeur des écoles stagiaires étaient sous la menace d’un licenciement, à l’issue de leur année de stage.
Je vais donc essayer de décortiquer cela, me faisant comme d’habitude l’avocat du diable, en essayant de rester le plus objectif possible. N’y voyez aucune provocation, juste un peu de mon expérience, et sachez que je reste ouvert à la discussion.
Je viens du secteur privé où j’ai passé de nombreuses années. Dans toutes les entreprises, la plupart des cadres embauchés ont 3 mois, 6 mois ou 1 an de période d’essai, durant laquelle, si il ne font pas l’affaire, ou si simplement leur tête ne revient pas au patron, ils peuvent se faire remercier du jour au lendemain sans préavis.
Notre année de stage est à peu près équivalente à cela, mise à part que, on nous laisse aller jusqu’au bout (sauf faute gravissime), et bien que nous soyons suivis et visités tout au long de l’année, la “sanction” est prononcée à l’issue de la visite d’un IEN en fin d’année (Sauf erreur de ma part).
Depuis 2 (ou 3) ans maintenant, dans l’académie de Créteil, ce sont environ 2000 stagiaires recrutés chaque année. Alors, pourquoi ne pas envisager que sur ces 2000, une centaine ne feraient pas l’affaire (Soit 5%) ? Soit parce qu’ils ne sont réellement pas faits pour ce métier, soit parce que le métier n’est pas fait pour eux ? Est-ce leur rendre service que de les titulariser ? Est-ce rendre service aux élèves ? D’autre part je vous laisse apprécier le langage journalistique (J’ai aussi été journaliste donc je sais de quoi je parle), avec le “dont la plupart avait reçu un avis favorable de leur formateur de l’Espé“. Quelle proportion représente exactement ce “la plupart” ?
Là où je m’indigne réellement, c’est effectivement ce manque total de formation, dû au fait que n’importe qui disposant d’un M1 en n’importe quoi, peut présenter le concours, et s’il l’a, se retrouver devant une classe le septembre suivant, sans aucune formation que la tête remplie d’un niveau troisième en maths et français, quelques notions sur le système éducatif et quelques formules toutes faites en “comment mener une séance en EPS ?”.
2012-10-19-stagiaires2
C’est également sans compter le concours externe, ouvert aux parents de trois enfants et aux sportifs de haut niveau. Alors  Être Papa ou Maman de trois enfants signifie-t-il pour autant que l’on sera une bonne “maîcresse” ou un bon maître ?
Quant aux sportifs de haut niveau, j’imagine aisément Franck Ribéry devant décortiquer la phrase complexe devant des CM2 (Mais je n’ai rien contre lui hein, ni contre les mamans de trois enfants, bien au contraire !).
Pas normal non plus, si, ainsi que mentionné dans l’article du Parisien, il est proposé à ces personnels licenciés, un poste de remplaçant (mais à vérifier…).
En conclusion, c’est tout le système de recrutement qu’il convient de mettre par terre une bonne fois, et cesser de recruter à tour de bras des gens de très très bonne volonté, mais qui pour certain, c’est inévitable, vont droit dans le mur en klaxonnant….
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Texte de Seb Bridge pour le Café pédagogique reproduit ici avec son aimable autorisation.

 Le débat est ouvert (désolé pour les tournures de phrases parfois discutables). Je file… Que les recalés ne s’inquiètent pas ils seront contractuels pour moins de 1400 euros par mois. Ou alors vacataires et non rémunérés pendant les vacances. On les verra défiler et il faudra leur expliquer la chanson, le métier (pour les débutants), jouer les tuteurs officieux, leur passer des cours (ce qui ne me pose aucun problème). Et finalement constater les effets néfastes sur les élèves qui sont soumis malgré eux à cette valse des enseignants… C’est PITOYABLE.

Dans le privé si tu as un poste à pourvoir et que les candidats ne te satisfont pas comment réagir ?

1/ Proposer une rémunération supérieure (ce n’est pas dans l’air du temps)

2/ Accepter un candidat qui ne valide pas tous tes critères (il faudra bien quelqu’un dans tous les cas)

3/ Ne pas pourvoir le poste et compenser (Heures sup encore faut-il que les autres employés acceptent, travail supplémentaire du chef d’entreprise : jusqu’à preuve du contraire les chefs d’établissement n’assurent pas les cours).

4/ Se tourner vers l’intérim et multiplier les CDD. Cette dernière option semble plus flexible mais elle a des effets plus vastes sur la vie de l’entreprise…. Voici ce que je pense comme la plupart de mes collègues : Reconnaissance, fidélité, respect sont souvent les maitres mots pour envisager de construire un projet solide et pérenne.

Une collègue qui vient de réussir le concours s’étonne que seuls 80 postes sur 91 ont été pourvus. Ma réponse : 11 personnes non stagiaires donc 11 personnes qui potentiellement ne signeront pas un CDI pour 35 ou 40 ans. 11 tuteurs à trouver à moins (qui coûtent 5000 euros bruts par an à l’Etat), 11 primes de titularisation en moins à verser, 11 personnes en moins à accueillir à l’ESPE.

Contractuels ne vous inquiétez pas, on a tout prévu pour vous. Des formations flashs en 12h (en supposant que les inspecteurs parviennent à vous détecter).

Promettre 91 postes et n’en pourvoir que 80 c’est faire croire que les postes sont accessibles c’est dire à la société civile qu’on veut recruter des enseignants pour leurs enfants mais que malheureusement les personnes qui se présentent semblent (je dis bien semble…) incompétentes. Malgré tout, on proposera un contrat temporaire à ces mêmes personnes. Cherchez l’erreur.

Une collègue contractuelle vient d’avoir un avis très favorable de la direction et de l’inspecteur suite à l’année qu’elle a passé parmi nous. Elle a prouvé l’étendue de ses compétences. Je peux sans me tromper dire qu’elle est l’enseignante qu’il faut à nos élèves. Mais elle a consacré beaucoup de temps à son activité pro et elle a échoué de peu au concours. Elle reste donc une simple contractuelle tout aussi compétente que n’importe quel stagiaire mais qu’on pourra déplacer à volonté. Elle a eu le droit au traditionnel “peut-être à la rentrée”. Elle aura la réponse le 4 septembre quand la pré-rentrée aura eu lieu. Et comme si ça n’avait aucune incidence sur l’ambiance dans les établissements et aucun effet sur les élèves.

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Quatre arrêtés publiés au J.O. du 2 mai 2017 modifient les épreuves de recrutement de certaines disciplines du second degré.

Les disciplines concernées sont  les arts plastiques et l’éducation musicale, les PLP lettres et maths, les professeurs d’EPS, ceux de sciences industrielles de l’ingénieur.

Les CAPES et autres CAPLP, CAPET et CAPEPS ne sont pas les seules touchés. Les agrégations de philosophie, maths et langues vivantes font aussi l’objet de mise à jour. Vous pouvez accéder à chaque arrêté en cliquant sur le lien ci-dessus  correspondant au concours qui vous concerne.

 Des modifications mineurs sont apportées en langues régionales et physique chimie.

Tous ces changements sont applicables en septembre 2017.

 

 

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Dans le BO du 23/03/2017, le MEN officialise la mise en place d’agrégation pour les langues régionales suite à la modification de l’arrêté sur l’organisation des sessions de l’agrégation.

L’arrêté  du 15/03/2017 donne des détails sur la mise en place de l’agrégation. Les premiers concours d’agrégation auront lieu dès la rentrée 2018 et proposeront les options suivantes : le breton, le corse et l’occitan. La seconde session se tiendra l’année suivante pour les options des langues basque et catalane. Les sessions suivantes concerneront aussi le créole et le tahitien.

Cette avancée notable pour la valorisation et la reconnaissance des langues locales n’est hélas pas à l’ordre du jour pour la documentation.

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Les épreuves écrites de tous les concours (CAPEPS externe, CAPET externe Arts, CAPLP externe, public, privé, 3e concours)  du mardi 11 avril  2017, annulées en raison des intempéries en Nouvelle-Calédonie , sont reportées aux dates suivantes :

24 et 25 avril 2017 aux mêmes horaires que ceux prévus les 10 et 11 avril.

Chaque candidat recevra une nouvelle convocation.

Cette décision concerne l’ensemble du territoire, métropole et outre-mer, pour garantir l’équité entre les candidats aux concours. Selon le MEN, 24 222 candidats sont concernés par ces décisions de report.

(Source : MEN 

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Compte tenu des problèmes climatiques en Nouvelle Calédonie (cyclone), nous avons eu l’information du report de l’écrit 1 du CAPEPS et du CAPLP. La nouvelle date ne nous a pas été communiquée. Nous le saurons sans doute demain…

C’est sur le site du gvt:

http://www.education.gouv.fr/cid115478/report-de-toutes-les-epreuves-ecrites-des-concours-prevus-lundi-10-avril-2017-en-raison-des-intemperies-en-nouvelle-caledonie.html

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