Bonjour à tous. Je ne suis pas une feignasse (ben non je suis mère au foyer) mais mon mari oui et depuis 35 ans. Vous dire son temps de glandouille. En vous lisant j’ai eu du plaisir en me disant que vous êtes bien tous les mêmes. Vous ne comptez pas vos heures de prépa. Vos vacances, enfermés dans vos bureaux à vous demander si vos élèves vont comprendre. Et j’en passe. Moi je veux vous féliciter tous de votre courage, de votre volonté à vouloir continuer. Moi grâce à vous, je suis devenue psy sans le vouloir. A écouter mon mari tous les soirs, à lui faire garder le moral. Alors à vous tous, continuez à être de grosses feignasses et à faire en sorte que le monde soit un peu meilleur grâce à vous.

PS: pas facile de vous écrire… il faut ne pas faire de faute….

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Bonjour, j’apporte ma petite contribution à ce groupe, un message que j’avais publié sur mon compte pour ceux qui ne sont pas du métier et pourraient se faire avoir par ce “6 mois de travail”:

“L’étude de la DEPP a évalué le temps de travail effectif des enseignants de primaire à 44h07 par semaine (temps de présence effectif devant élèves, 26h par semaine, + les 108 heures de formation, réunions, rencontres avec les parents (etc) en dehors des heures d’enseignement + X heures de préparation de la classe, corrections, suivis des élèves (etc). Sur l’année scolaire (36 semaines) cela fait donc environ 9h x 36 en plus des 35 heures, soit 324 heures sur l’année. Divisées par 35, cela fait donc environ 9 semaines de travail de plus que les 36, soit 45 semaines. Le nombre de semaines réelles de vacances pour les enseignants du premier degré revient donc à 7 semaines, ce qui est toujours plus que 5, c’est certain, mais qui est biiiiiieeeennnn loin des 6 mois de travail / 6 mois de vacances.

CQFD.”

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Je ne résiste pas à vous faire part d’une de mes journées de feignasse début octobre avec ma petite checklist (je suis prof de flûte en Picardie) :
– Préparer une sortie à Paris pour 52 élèves de sixième ? Check.

– Leur donner le programme de la visite et tout préparer en classe avec eux : Opéra Garnier, déjeuner au Mc Do, visite de certains passages couverts de Paris, Musée Grévin ? Check.

– Leur expliquer que le départ aura lieu à 6 h 45 ? Check.

– Répondre à la première question incongrue : kicéki va nous réveiller ? Check.

– Répondre à la seconde question incongrue : On pourra jouer à Pokemon Go ? Check.

– Le jour J., mettre un jean gris, de jolies bottes noires à talons  et un top noir et gris ? Check.

– Prendre le car avec 52 bambins surexcités et 5 collègues ? Check.

– Manquer de devenir sourde à cause du nombre élevé de décibels dans le car ? Check.

– Arriver à l’opéra Garnier et voir le regard émerveillé des élèves ? Check.

– Leur remettre le questionnaire à remplir pendant la journée ? Check.

– Distribuer des crayons, pourtant mis en premier sur la liste des choses à emporter, parce que “on n’avait plus de place, on a pris des bonbons” ? Check.

– Dire 3 ou 4 fois : “Mais oui, j’en suis sûre, nous ne sommes pas au château de Versailles” ? Check.

– Écrire les réponses pour les élèves de 6ème qui ne savent pas écrire ? Check.

– Finir par leur dire : “C’est pas graaaaave, z’avez qu’à faire le questionnaire en groupes” (parce que t’as pas le courage d’écrire pour eux toute la journée) ? Check

– Quitter l’opéra pour se rendre au Mc Do et entendre un enfant (pas le plus éveillé) te dire : « C’était chouette Versailles ! » ? Check.

– Arriver à installer tous les enfants au deuxième étage du Mc Do en ne séparant pas les copains ? Check

– Distribuer les hamburgers, cheeseburgers, nuggets, frites, jus d’oranges, de pommes, coca, eau, yaourts et compotes selon les pré-commandes des 52 élèves sans se tromper ? Check.

– Se dire qu’on va enfin pouvoir manger et prendre un café ? Check.

– S’asseoir pour manger et s’apercevoir que les élèves ont déjà terminé leur repas depuis 10mn et ne tiennent plus en place ? Check.

– Ne pas avoir le temps de prendre le café si attendu parce qu’on va être en retard ? Check.

– Maudire la lenteur des poubelles automatiques du Mc Do qui nous mettent encore plus en retard ? Check.

– Commencer la visite pédestre et regretter d’avoir mis les jolis talons ce matin ? Check.

– Répondre à une question incongrue d’un élève (le même) : “Cékankelle nous emmène à la tour Eiffel la dame” ? Check.

– Arriver au musée Grévin et tomber sur le seul ouvreur qui ne retrouve pas notre réservation, et réussir à entrer après 15 mn d’attente ? Check.

– Avoir une élève en larmes et quasi hystérique parce que c’est la première fois qu’elle voit « Mika en vrai en dehors de la télé » ? Check.

– Perdre encore 20% de son audition à cause des élèves dans le car sur le chemin du retour ? Check.

– Avoir peu de bouchons et arriver au collège avec 30 mn d’avance, se dire que les parents ayant suivi les consignes auront appelé le collège pour connaître l’heure effective d’arrivée ? Check.

– Ne voir que 2 voitures à notre arrivée et commencer à se dire qu’on ne rentrera pas plus tôt ? Check.

– Se retrouver avec 1 élève à 19 h 40 gardée par 6 profs + le chef d’établissement (ils ne veulent pas me laisser attendre seule) ? Check

– Avoir cet échange surréaliste avec l’élève : “De toute façon maman arrivera à 20 h. Mais nous étions censés rentrer entre 19h 30 et 19 h 45 ? Oui, mais maman a dit qu’elle est pas en sortie elle, elle travaille” ? Check.

– Voir la mère en question arriver la bouche en cœur à 20 h 05 ? Check.

– Rentrer chez soi exténuée en ayant juste envie de silence ? Check.

– Se dire qu’on recommencera vendredi prochain avec 53 autres élèves de sixième mais sans talons ? Check.

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Petit souvenir de feignasse. Feignasse de nuit. Un jour, je rends les copies du brevet blanc de français (genre la copie qui nécessite bien 30 minutes au moins de correction quand tu débutes ; tu multiplies ça par 27 élèves et tu en arrives presque à remercier les élèves qui n’ont pas répondu à toutes les questions ; t’as même presque envie de leur filer un joli point bonus avec des petits cœurs pour t’avoir évité 30 minutes de boulot chez toi, le soir, alors que t’aurais pu glander devant un programme quelconque à la télé). Un élève, l’air perplexe, lève la main et me demande :

“Madame, vous avez corrigé les copies tard le soir, non ?

– Euh oui pourquoi ?

– Parce que vous n’avez pas fini d’écrire mon appréciation !”

Je m’étais carrément arrêtée au milieu d’un mot et d’une phrase… trop feignasse pour finir, bien sûr ! 🙂

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Pour la première fois je me suis mise à compter mes heures de travail hors face à face avec les élèves. En 3 jours : 18h. Rédaction de PPI (il m’en reste 2) et du projet de classe…

Je suis en ULIS école (handicap mental). Le PPI est le projet pédagogique individuel de chaque élève. Et en attendant, les multiples progressions pour les différents niveaux n’avancent pas, ni le classeur du remplaçant, ni les fiches de préparation de séquences, ni les affichages obligatoires…

Ce n’est pas comme si j’étais T2 et inspectée lors de la prochaine période !

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Comme je ne suis pas très fort en maths, je me suis fait une fiche de préparation adéquate, on ne se refait pas…

Séquence de maths
Titre : analyse et comparaison de données.
Objectif : calculer pour comprendre et comparer les chiffres donnés par un petit notable de Neuilly- sur- Seine.
Matériel : un calendrier annuel, une calculatrice, un papier, un stylo.
Le cadre étant posé, je m’active, je pointe, je tire la langue, je me gratte la tête (plusieurs fois), je souffle, j’essuie les quelques gouttelettes de sueur qui perlent sur mon front… Ce n’est pas facile de me glisser dans de tels habits étriqués… Mais bon, je poursuis mon effort.
Après ce travail intense (niveau CM), voici les résultats :
J’ai pris, pour comparer ce qui est comparable, uniquement les jours travaillés sans les week-ends, les jours fériés et les congés + RTT (30 jours pour les salariés).
Une année moyenne, un enseignant du 1er degré (et les profs qui ont des emplois du temps sur 5 jours) est présent sur son lieu de travail 177 jours et se repose 188 jours. Donc 177 : 30 = 5,9 mois de présence sur son lieu de travail et 6,1 mois de repos.
Cette même année, un salarié est présent sur son lieu de travail 224 jours et se repose 141 jours. Donc 224 : 30 = 7,5 mois de présence sur son lieu de travail et 4,5 mois de repos.
Nous arrivons donc à une différence de 1,6 mois de repos entre les enseignants et les salariés.
Selon ce mode de calcul plutôt réducteur (non je ne parle pas de la taille), la confusion est bien entretenue entre travail réel et présence sur le lieu de travail.
Je ne ferai pas sur l’article le niveau d’études, le travail réel d’un enseignant avec les préparations, les corrections, etc… et le salaire !

Voilà c’est dit !
Bonne journée, bande de feignasses en vacances.

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Chers amis feignasses.

Parce que mine de rien, la récompense vient souvent de nos élèves. Même s’ils sont parfois difficiles, eux savent bien souvent apprécier les efforts que nous faisons pour eux. Voici un mail reçu d’un ancien élève de collège il y a quelques semaines. On devrait faire une compilation et l’envoyer à ceux qui pensent que nous ne sommes qu’une bande de fainéants !

Feignasses peut-être mais parfois nous marquons tout de même vos charmants bambins !

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14615788_1179328548821021_1166557701468463719_oBeau message pour bon nombre d’hommes de Pouvoir qui, s’ils ont un jour reçu des vertus, des valeurs par leur famille, les ont assurément perdues.
Dans l’actualité, les vertus éducatives des parents sont en sérieuse concurrence avec la télévision, les PC, les tablettes, les téléphones portables et le flot ininterrompu d’informations
de tous genres qui forgent, configurent, les petits esprits…

De plus, pour “y arriver” (parfois à peine ou même pas…) les parents bossent tous les deux, dans des contextes parfois rudes, anxiogènes et le temps consacré aux enfants est donc insuffisant et d’une piètre qualité. Sans compter tous ceux qui sont au chômage et qui ne retrouveront jamais de travail, ceux pour qui la Société n’a plus aucun sens, aucun : les abandonnés.
L’École et les pauvres feignasses qui la portent encore un peu, qui tiennent bon, mais pour combien de temps encore, tentent donc de pallier ces carences éducatives… ce qui revient, pour ces malheureuses feignasses, de tenter de remonter les chutes du Niagara avec des palmes…
Même si elles sont académiques, elles ne servent pas à grand chose.

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Suis une feignasse du 1er degré qui bosse dans le 2nd degré : Prof des écoles spécialisé, à moitié en SEGPA avec des élèves en grande difficulté scolaire, à moitié en IEM (Institut d’Éducation Motrice) avec des élèves polyhandicapés.

Bonne journée !

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