La CNIL propose des formations à la protections de données personnelles pour les enseignants

L’injonction d’utiliser le numérique est de plus en plus forte. Mais face à un équipement pour le moins aléatoire selon les établissements, les enseignants sont de plus en plus nombreux à utiliser leur matériel personnel y compris en matière de numérique.

CNILDe nombreux établissements scolaires utilisent des services éducatifs en ligne qui ne rentrent pas dans le cadre réglementaire sécurisé fixé par le ministère de l’éducation nationale. Et on y laisse sans le vouloir un nombre incalculable de données.  Ainsi, des enseignants peuvent avoir recours à des applications web dont les ressources sont hébergées sur des serveurs distants, qui ne présentent pas les garanties nécessaires en matière de protection des données personnelles des élèves (L’EN ayant ouvert l’accès à ses données ).

La CNIL propose à tous les enseignants et personnels de l’EN qui le demandent  une formation à la protection des données personnelles. Cette formation n’est pas individuelle mais peut être une formation d’établissement ou académique. Pour cela il suffit d’en faire la demande ici.

Lettre ouverte à  Emmanuel Macron, président de la République 

Par Anne Humblot Lagarde

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République…
Monsieur le Président,

Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps et si elle parvient jusqu’à vous.

Au moment des élections présidentielles, en tant qu’enseignante, j’ai suivi attentivement vos propositions concernant l’Education Nationale, mon ministère de tutelle. Certaines idées, et surtout l’importance que vous disiez attacher à la scolarisation des élèves handicapés me semblaient de bon augure.

La nomination de Jean-Michel Blanquer au poste de Ministre de l’Education nationale m’a laissée espérer que nous prenions enfin un chemin qui allait me permettre de travailler l’esprit plus tranquille sous la direction d’un homme aux idées novatrices. La confiance qu’il disait vouloir redonner aux enseignants en tant que personnes les mieux à même de juger sur le terrain de ce qui est bon pour leurs élèves, et la scolarisation des élèves handicapés à laquelle il voulait donner un nouveau souffle, entre autres par la pérennisation de ces emplois précaires d’AVS (individuelles ou collectives) qui sont devenus les auxiliaires indispensables à la bonne inclusion de ces enfants dans les écoles, collèges et lycées. Ces deux points, pour ne parler que de ceux-là, étaient pour moi d’une importance capitale.

Et puis le 1er septembre, jour de pré rentrée, je suis retombée dans la dure réalité de mon quotidien d’enseignante, de petite fonctionnaire jugée tout juste bon à fonctionner…

Cette année, pour la 10ème rentrée consécutive, j’ai repris un poste dans l’ASH (Adaptation et Scolarisation des Handicapés). Plus précisément dans une classe d’ULIS école, dans une petite ville de la banlieue parisienne. Dans ces classes, plus que jamais, au regard du profil des élèves qui nous sont confiés, la présence d’une AVSCo est indispensable. Celle-ci doit être formée, compétente et professionnelle pour faire face aux multiples tâches qui lui incombent dans nos classes aux profils tellement divers.

Au cours de ces 10 années en CLIS d’abord puis en ULIS école depuis 2 ans, j’ai formé 4 AVSCo. A deux reprises, j’ai été seule dans ma classe faute de pouvoir recruter une personne compétente sur ce poste difficile. Ce travail de formation que j’ai effectué, je l’ai effectué bénévolement puisque rien dans ma fonction n’indique que je doive être formatrice. J’ai eu la chance de côtoyer des personnes formidables, volontaires, compétentes, avides d’apprendre à faire leur travail du mieux possible, ne comptant pas leurs heures. Chaque fois, au bout de deux ans, on m’a indiqué que ces personnes ne pouvaient pas continuer à exercer ce métier pour lequel je les avais formées et qu’elles aimaient. Docilement, je suis repartie à zéro. J’ai accueilli la nouvelle personne que je n’avais pas choisie, pour laquelle je n’avais d’autre choix que de « faire avec ».

Il y a deux ans, j’ai accueilli dans ma classe une nouvelle personne qui suivait en parallèle une formation diplômante. Elle a fait partie des premières personnes à pouvoir choisir l’option lui permettant d’obtenir un diplôme d’AMP (Aide Médico-psychologique) avec option AESH. Je m’en suis réjouie, d’abord pour elle qui allait pouvoir exercer un métier qu’elle aimait grâce à ce diplôme, pour mes élèves qui allaient enfin pouvoir bénéficier de l’aide d’une personne motivée et qualifiée, et enfin, égoïstement, aussi pour moi qui allait enfin pouvoir travailler l’esprit plus serein avec une personne de qualité et d’expérience.

C’était sans compter avec l’incohérence de mon ministère de tutelle… Adieu les belles phrases sur la scolarisation des élèves handicapés, aux oubliettes la confiance faite aux enseignants pour prendre des décisions et des initiatives pour le bien de leurs élèves.

En effet, je me suis vue signifier l’impossibilité qu’il y avait à embaucher la personne diplômée que j’avais formée. Par la décision de je ne sais qui, les AESH ne peuvent pas travailler dans les ULIS dans notre beau département de Seine et Marne. La magie de Facebook et un sondage auprès de multiples enseignants d’ULIS m’a montré la disparité des situations, mais aussi démontré que dans de nombreux départements,des ULIS bénéficient d’AESHCo, en CDI, qui travaillent dans la même classe depuis 3, 4 voire 5 années consécutives. Les enseignantes se félicitent de ce partenariat qui leur permet d’exercer pleinement leurs missions de coordonnatrice de dispositif.

Mais je ne pourrai pas moi-même bénéficier de la même chance. Une AVSCo en CUI, vous savez, ces emplois précaires que vous dénoncez, vient d’être recrutée pour mon dispositif. Et je dis bien « vient d’être recrutée ». En effet, bien que la fiche de poste ait été éditée en juin 2017, les entretiens de recrutement ont eu lieu le 8 septembre. Ce qui m’a permis de faire ma rentrée le 4 septembre seule dans ma classe avec mes 12 élèves dont deux à profil autistiques, 3 nouveaux très déficients qui n’ont aucune autonomie, 1 hyper actif avec TED, et je ne parle pas des autres qui sont des « anciens » qui connaissent bien mes habitudes de travail et ont été assez gentils pour ne pas me poser trop de problèmes la première semaine. Maintenant que cette personne est recrutée, il va me falloir attendre qu’elle ait signé son contrat, sans doute pas avant une bonne semaine, avant qu’elle arrive dans ma classe, toute neuve et sans qualification, sans doute très motivée par ce travail, mais… demandant très légitimement à être formée pour celui-ci.

Alors ce soir, j’ai pris ma plus belle plume de maîtresse d’école pour vous faire savoir mon ras le bol d’être traitée avec mépris, de voir le travail que j’effectue être jeté à la poubelle sans aucun état d’âme. Où est cette bienveillance que vous nous demandez d’exercer à l’égard de nos élèves et que l’on nous manifeste si peu à nous, enseignants ?

Je n’espère pas faire changer quoi que ce soit par ce courrier, juste vous faire savoir que moi aussi, à 55 ans, après 35 années consacrées à l’Education nationale, il me vient des envies de déserter…

Anne HUMBLOT

Enseignante en ULIS Ecole à l’école des Rossignots à Nangis.

Aide aux enseignants touchés par l’ouragan Irma

L’ouragan Irma a durement touché les feignasses de Saint-Martin et Saint-Barthélémy.

Jean-Michel Blanquer a adressé  aujourd’hui un message de soutien aux enseignants des îles du nord :

« En ces jours d’extrême difficulté pour vous tous, je veux d’abord vous adresser un message de solidarité. C’est évidemment l’ensemble de notre pays qui est à vos côtés pour trouver les solutions à tous les problèmes d’une ampleur inédite que pose la situation actuelle.

Mes premières pensées sont pour vous qui, au titre de l’Éducation nationale, rendez un service public fondamental pour les élèves à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy et qui, aujourd’hui, vous trouvez dans une situation de détresse.

Dès que les événements sont survenus, nous nous sommes mobilisés avec l’ensemble des administrations de l’État pour mettre en place l’aide qu’exige la situation. Le recteur de l’Académie de Guadeloupe suit l’évolution de la situation heure par heure, au travers d’une cellule de crise, avec le but de recenser l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale et de contribuer aux secours qui vous sont portés. Notre objectif est d’apporter des réponses à chaque situation particulière, en les identifiant au travers du représentant du recteur qui est sur place. Nous travaillons aussi à ce que sera l’étape suivante lorsqu’il faudra reconstruire et rétablir un fonctionnement normal.

En attendant cela, je veux vous redire ma solidarité absolue et ma disponibilité avec toutes les équipes de l’éducation nationale pour vous aider à traverser cette épreuve.
Avec toute ma sympathie. « 

Afin d’aider les collègues, un numéro vert  a été mis en place.

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Le numéro vert 0800 800 453 est gratuit et accessible depuis un poste fixe ou un mobile (Attention ! Compte tenu de l’état du réseau téléphonique des îles du nord, certaines communications depuis les mobiles peuvent ne pas aboutir).

L’étude de l’OCDE 2017

Chaque année, l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) publie une série d’indicateurs. Regards sur l’éducation : Les indicateurs de l’OCDE 2017 est la publication de référence sur l’état de l’éducation dans le monde.
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L’OCDE donne dans ce document 4 préconisations à la France :

  • La semaine de 4 jours :

Selon l’OCDE, c’est une mauvaise idée car les écoliers français sont déjà les écoliers qui ont le moins de jours de classe au monde : 162 par an contre 183 pour la moyenne européenne. Une moyenne qui tombe à 144 jours si l’on considère la semaine de quatre jours. Par contre, il faudrait revoir le nombre d’heures de cours par jour.

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  • Les CP à 12

Pour l’OCDE, c’est une bonne idée qu’il faudrait généraliser aux autres niveaux car il est absurde d’être 35 en GS, 12 en CP et 28 en CE1. Mais le nombre ne fait pas tout: D’après l’analyste, les études montrent bien que l’impact du seul nombre d’élèves par classe est proche de zéro. Il faut aussi former les enseignants à utiliser d’autres méthodes plus efficaces en groupe réduit et ainsi mieux cibler les besoins des élèves.

  • Revaloriser les salaires notamment au primaire

Selon cette étude, il n’est pas étonnant qu’il y ait une crise de vocation quand on connait le salaire d’un enseignant du primaire et le manque de reconnaissance que connait la profession. D’après les chiffres, les enseignants du primaire touchent un salaire inférieur de 9% à la moyenne de l’OCDE. Pire, un débutant gagne même deux fois moins en France qu’en Allemagne.

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Le scandale de cet été des 60 000 étudiants laissés sur le carreaux aurait pu être évité en anticipant l’arrivée des « bébés de l’an 2000 » à la fac. Pour l’OCDE, la sélection à l’entrée de l’université est la solution. Il faut que l’orientation soit en adéquation entre les compétences et capacités de l’élève et ce qu’il envisage comme étude ( » Il faut lancer la réflexion sur  » les compétences  » du bachelier et leur adéquation avec celles requises à l’université. « ).  La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal avait lancé cet été une consultation qui doit aboutir fin octobre et l’OCDE participe à cette dernière.

 

 

Prenez soin de vous les feignasses

Par Anna

A voir passer les sujets sur les arrêts maladie, je me décide à livrer mon témoignage. Vous savez, vous les feignasses, alors vous comprendrez…
J’ai commencé le métier dans la peur de mal faire, c’était tellement compliqué de tout gérer pour moi, la perfectionniste. Chaque année c’était l’angoisse, une école loin de chez moi, des élèves difficiles mais j’y allais, sans jamais être arrêtée.
Et puis une année, enfin un super poste: peu de route, un niveau que j’aime, des élèves sympas, j’étais ravie ! Malheureusement cette année là, c’est la collègue que je complétais à mi-temps qui a décidé de pourrir mon année. Une personne jalouse et immature.

En janvier, on me trouvait une tumeur de 12 cm sur 7.5, lymphome ( cancer des ganglions ), 8 cures de chimio lourde. J’avais 30 ans et 2 enfants de 2 et 4 ans.

Aucun mot de soutien de l’inspection quand j’ai bêtement précisé ma maladie pour signifier que mon arrêt allait être long.
Je sais que cette maladie est, en autre, dûe au boulot, j’ai vu la mort tout près et je vous assure que le boulot, ce n’est pas la vie.
Prenez soin de vous les feignasses et écouter votre corps quand il essaie de vous faire passer un message…

Inscription aux concours session 2018

Dès demain à 12h, le serveur d’inscription aux concours sera ouvert. Voici les lien vers chacun des concours proposés :

Pour les autres concours :

Vous avez jusqu’au jeudi 13/10/2017 à 17h pour vous inscrire.

INSCRIPTIONS CONCOURS 2d DEGRE 2018-page-001