Votre Région a de l’Enseignant

Par Niko Las

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La dernière journée d’école

par Geneviève Bobillon

« Ahhh la dernière journée d’école.. .

Les livrets d’évaluation sont rendus, les pires élèves sont partis en vacances anticipées, ceux qui sont là profitent, savourent, sont pris de nostalgie…
Les Cm2 ont les yeux humides de ceux qui quittent pour toujours le monde protégé de l’enfance…
Ils passent de classe en classe faire leurs adieux aux maîtresses qui les ont accompagnés une année dans leur parcours, ils font des promesses : « On reviendra vous voir quand on finira plus tôt »
Ce dernier jour, ce n’est que de l’amour!
Les enfants investissent le tableau blanc pour écrire les plus belles déclarations à leur maîtresse adorée, « la meilleure du monde », celle qui leur « a tant appris »; la maîtresse savoure ces mots en occultant les fautes d’orthographe qui lui feraient douter de l’efficacité de sa pédagogie… 

genevieve
Le compte à rebours est lancé : plus que quelques minutes avant les grandes vacances! Les larmes coulent, les filles pleurent à gros sanglots, les garçons se laissent prendre par l’émotion sans plus chercher à jouer les durs. La maîtresse ouvre ses bras pour un gros câlin collectif.
Ses élèves, à ce moment, elle les aime plus que tout. Elle les a guidés, vu évoluer, elle a été sévère, bienveillante, elle les a encouragés, félicités, elle a pris en compte les spécificités de chacun, a cherché comment les rendre heureux de venir chaque jour à l’école, comment leur faire croire en eux, comment leur donner envie de donner le meilleur d’eux même.
Ce sont SES élèves et pourtant ils partent…
Ce dernier jour, ce n’est que de l’amour…😊😊😊😊😊😊 »

De vraies vacances de feignasses

par Agns Jour

Ce matin en bonne feignasse de l’éducation nat’ je suis allée ranger ma classe et surtout mon bureau….
Ca m’a pris environ 1h… En partant j’entends du bruit à l’étage en dessous, ma collègue de CP nouvellement arrivée en plein aménagement qui essaie de déplacer les armoires (remplies) à elle seule…. du coup j’ai passé 1h de plus à l’école pour l’aider à organiser le mobilier d’un âge certain dans sa classe…
C’est reposant les vacances des feignasses à l’éduc nat’….

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Etre l’autorité, ou faire autorité, ou les deux ?

Par Olive Koenig

« Si quelqu’un dit quelque chose, mais fait le contraire, on ne retiendra que ce qu’il a fait »
Auteur inconnu

L’autorité, c’est quoi ?

Tentons d’en savoir plus sur le mot « autorité » selon que l’on soit parent, enseignant, enfant, élève…
Le mot autorité vient du latin « auctoritas », qui signifie la « capacité de faire grandir ». C’est l’un des rôles de l’école d’aider les élèves à grandir au-delà des apprentissages, l’école forme les futurs citoyens, et pour cela l’institution confère une certaine autorité aux enseignants, et aux équipes éducatives au sens plus large.
L’autorité est le pouvoir de commander, d’obliger à quelque chose, d’être obéi. Elle implique une notion de légitimité.
La question de l’autorité est inhérente à la posture d’éducateur qu’incarne l’enseignant et, que ce dernier soit débutant ou expérimenté, cette posture n’est jamais acquise une fois pour toute, et reste une préoccupation qui nécessite une vigilance de chaque instant, avec laquelle il faut sans cesse composer.
La place de l’autorité dans la société évolue sans cesse, et les recherches en psychologie et en sciences humaines, ont pu montrer que les enfants sont des êtres en devenir, et non plus des cerveaux à remplir, ainsi que cela a pu être jusqu’à la révolution étudiante de 1968. (Précisons que les premières théories sur le développement de l’enfant datent du XVIIIème siècle).
Dans son article « Psychologie de l’enfant : 150 ans d’histoire » (Sciences Humaines N° 120 Octobre 2001), Caëtane Chapelle explique :
« L’enfant fut longtemps considéré comme un adulte en miniature. Mais dès les débuts de la psychologie de l’enfant, les savants soupçonnent qu’il a son intelligence propre, et surtout, que l’étudier permettrait de comprendre la pensée». Puis l’auteur de citer Piaget, Vygotsky, etc.
A l’école jusqu’en 1968, on ne pouvait pas vraiment parler de l’autorité du maître, mais davantage d’autoritarisme, qui n’est en fait qu’un abus d’autorité de par son statut, et peut s’apparenter à une forme de violence. L’autoritarisme (Je fais ce que je veux ; la loi, c’est moi ; j’ai tout pouvoir), autorité sans borne, étant une réaction immédiate, une surréaction, et qui produit l’effet inverse à celui escompté, à savoir, discréditer (saper) l’autorité.
autorité 2

Distinction entre « Etre l’autorité » et « Faire autorité »

Oui, le Professeur des écoles représente l’autorité, « est » l’autorité, à savoir est garant de l’application des lois. Ce sont d’ailleurs ces dernières qui bornent justement l’autorité.
« Faire autorité », prend un sens tout autre, puisqu’il s’agit là davantage d’une notion de légitimité. Le Professeur des écoles doit faire autorité, c’est-à-dire être légitime à travers ses connaissances, sa posture, sa facilité de transmission, ses facultés de facilitateur des apprentissages, sa cohérence, et sa manière de faire comprendre l’autorité.
« Etre l’autorité » et « Faire autorité » sont les fondements mêmes du Référentiel de compétences des professeurs (BOEN n°13 du 26 mars 2015 – Fiche n°14), notamment dans la compétence n°1, « Faire partager les valeurs de la République », ou n°6, « Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques », et, dans les compétences communes à tous les professeurs (BOEN n°13 également), la compétence P4 « Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l’apprentissage et la socialisation des élèves ».
Il est à noter qu’à aucun moment dans les compétences de ce référentiel, il n’est mentionné « Faire preuve d’autorité », preuve, s’il en était besoin, que l’autorité n’est qu’un outil, certes indispensable, mais seulement un outil au service des objectifs fixés en classe.

Comment installer son autorité à l’école pour un professeur débutant, face aux élèves et aux parents ?

L’institution confère au Professeur des écoles, en tant fonctionnaire de l’état, une autorité dans son rôle au quotidien face aux élèves et aux parents. Mais cet état statutaire n’est pas suffisant pour que le Professeur des écoles installe son autorité.
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Installer son autorité est une posture qui se construit et s’affine avec le temps et l’expérience même si les diverses formations proposées en Master Meef par exemple, nous fournissent quelques règles de base et outils.
Cela demande aussi d’affirmer sa légitimité face aux élèves et aux parents. Il est aussi important de d’ajuster et de réajuster les relations avec ces derniers, reconnaître et dépasser les tensions en comprenant leur positionnement dans la limite de notre fonction mais en intégrant également leur diversité dans le rôle qu’ils jouent avec leur enfant. Car il est essentiel de garder la distance nécessaire pour pouvoir exercer cet autorité dans les relations et cadres qu’on offre à nos élèves, et l’accueil que l’on réserve à leurs parents.
L’autorité s’exerce aussi au travers de la place qu’on donne aux élèves, de l’autonomie qu’on leur laisse dans leurs apprentissages, mais aussi dans l’exigence que l’on place en eux (à la condition que le Professeur des écoles soit exigeant envers lui-même également). Les enfants sont sensibles à l’autorité du maître, lorsque celui-ci leur apporte des connaissances en les valorisant et en évaluant avec impartialité les progrès dans leurs acquis. Ils sont sensibles également au fait que le maitre soit « juste » dans ces décisions. Cependant, cette dernière notion est trop sujette à subjectivité. Ceci est bien compris par les élèves, lorsqu’il est expliqué que, ce qui semble injuste à l’un, peut sembler juste à l’autre. Bien sûr, encore une fois, il ne s’agit pas de sombrer dans une injustice perpétuelle frisant l’autoritarisme.
L’autorité n’est pas juste une posture personnelle qui consiste à établir des règles de vie, des ceintures de comportement, des tableaux de points ou de punitions, même s’il est nécessaire de trouver les sanctions adéquates en cas de transgression de la loi, pour que chacun trouve sa place dans le groupe et que celui-ci puisse atteindre les objectifs fixés harmonieusement. Et que toutes ces dispositions permettent de créer un climat de classe propice au vivre ensemble, au devenir élève et au respect de chacun. Il est aussi important d’être exigent et rigoureux dans l’organisation et la transmissions des apprentissages. Transmettre c’est également s’engager dans les valeurs de la République et être garant de leur respect au quotidien.
Le maître est un modèle pour ces élèves, car au-delà de l’autorité qu’il incarne, il a la confiance de ces derniers, car il contribue à leur avenir d’adulte et de futur citoyen en tant qu’un individu facilitateur de l’acquisition de nouvelles connaissances.
L’autorité exige de connaître et d’appliquer les textes officiels qui régisse notre mission en tant qu’agent du service public, de s’informer, de se former, et d’être en position de remise en question constante afin de réajuster en permanence sa pratique. Utiliser les outils mise à notre disposition pour amener les élèves à la réussite.
Pour ce faire, il est indispensable de construire un univers sécurisé pour apprendre, sans oublier d’y intégrer d’emblée les dimensions de créativité et de plaisir, ingrédients fondamentaux pour l’investissement à long terme.

En conclusion

Le regard de la société sur l’enfant a changé et par conséquent la notion d’autorité à son encontre a évolué. De nos jours, l’autorité est, le plus souvent, le fruit de réflexions et de postures professionnelles que l’on acquiert avec l’expérience et l’engagement que demande le métier de Professeur des écoles.
Autrefois le maître devait faire preuve d’autorité et son rapport à l’élève était totalement différent car son rôle était d’instruire avant tout.
La connaissance et l’évolution de la recherche sur le développement de l’enfant en tant personne et citoyen en devenir, a conduit aujourd’hui à la redéfinition des missions et des compétences du Professeur des écoles, afin qu’il ait les outils nécessaires pour installer son autorité avec les élèves et les parents.
L’école est de plus en plus ouverte aux parents et les élèves impliqués dans leur réussite scolaire, qui se construit dans le cadre d’un partenariat école – élèves – parents.
Ceci signifie, pour le professeur, un réajustement permanent entre « faire autorité » et « avoir autorité » dans nos missions d’instruction et d’éducation.
Ceci signifie qu’il faut, au quotidien, faire en sorte que nos élèves réussissent et deviennent de futurs citoyens éclairés et responsables, c’est-à-dire respectueux des règles mais avec leur libre arbitre, et en fonction des moyens que l’Education Nationale veut bien mettre à notre disposition.

PPCR : Echelons et reclassement

Merci à Jean-Paul Minichino pour l’information

Comme on parlait des échelons et du reclassement à partir de septembre 2017, voici la grille qui explique bien ce qui nous attend.

http://69.snuipp.fr/…/Capture_d_e_cran_2016-11-10_a_10-38-2…
Et pour la hors-classe, voici ce que dit un syndicat :

« Pour une promotion de grade (=hors classe), il faudra atteindre 2 ans dans le 9ème échelon pour être promouvable. La promotion est conditionnée au résultat du troisième rendez-vous de carrière. Mais l’accord PPCR prévoit aussi une promotion qui sera accordée une fois dépassée une durée de carrière qui sera fixée à 4 ans dans le 11ème échelon. Tous les collègues pourront ainsi obtenir une promotion à la hors classe s’ils ont une carrière complète. »echelon ppcr

Une fable pour notre ministre

Par anonyme

Une collègue exceptionnelle 😂 !
Car oui, dans notre école, nous devons accueillir 26 élèves par classe + des élèves à besoins spécifiques, qui ne sont pas comptabilisés, donc impossible d’ouvrir une classe supplémentaire. Nous nous retrouvons donc avec des classes surchargées et des institutions qui nous mettent des batons dans les roues. A rajouter à une école en travaux, 4 nouvelles collègues débutantes qui vont prendre leurs marques dans ce bazar. .. réponse de notre ministre : chanter le jour de la rentrée. On voit où est l’urgence ! A diffuser 🙂

Réflexions autour de la violence en école maternelle et primaire

Par Olive Koenig

On parle beaucoup de la violence en collège ou lycée, beaucoup d’études, de statistiques ont été réalisées sur le sujet, mais relativement peu comparativement, à la violence en maternelle et en primaire.

Qu’est-ce-que la violence ?

L’OMS en donne une définition :

« L’usage intentionnel de la force physique, du pouvoir sous forme de menace ou d’action contre soi-même, autrui ou un groupe ou une communauté dont la conséquence réelle ou probable est une blessure, la mort, un traumatisme psychologique, un mauvais développement ou encore la précarité. »
Cette définition s’en tient essentiellement à ce qui est réprimandé par le Code Pénal. Or, nous savons très bien, pour le vivre au quotidien, qu’il existe entre élèves d’autres formes de violences, que certains auteurs appellent « microviolence », et qui, par leur aspect répétitif, peuvent causer des dégâts psychologiques importants.

Ressenti

J’ai quelques années d’expérience en école primaire, essentiellement du cycle 3. Vendredi matin 25 novembre, je me suis rendu en maternelle, dans l’école où je suis affecté pour mon stage en responsabilité de 15 jours. Je n’y ai donc passé qu’une demi-journée, et ai surveillé une récréation de 30 minutes. Durant cette récréation, j’ai dû intervenir trois fois pour des actes violents (coups de pied, coup de poing) entre enfants de Moyenne et de Grande section. Mes classes de cycle 3 m’ont habitué à régler les conflits des plus grands, mais je dois avouer avoir été perturbé de constater le même type de violence chez les tout-petits. Mon ressenti est que, chez certains enfants, la place d’une phase de dialogue est totalement absente. On part directement vers la violence, et parfois totalement sans raison.

Pourquoi ?

Il serait prétentieux de ma part de répondre à cette question, mais j’ai quelques éléments d’analyse que je souhaite approfondir au cours de ma pratique professionnelle.
Une banalisation de certains actes violents ?
J’ai moi-même 2 enfants, un de 15 ans et une de 10 ans. Lorsqu’il m’arrive d’aller chercher ma dernière à l’école, je vois certains enfants « jouer » à se donner des coups de pied, sous les yeux de leurs parents, qui, non seulement ne réagissent pas, mais que ces actes font sourire, voire rire, voire encore, qu’ils vont attiser par des « Vas-y, te laisse pas faire… ».

Evolution de l’accès à la violence au cours des générations ?

On peut s’interroger sur l’évolution des phénomènes de violence au cours du temps. Je nuis pas d’une génération “récente”, et si j’en appelle à mes souvenirs, il y avait déjà de la violence en école primaire lorsque j’y étais élève. Mais était-ce la même ? Je mets de côté les quelques « caïd » qui ont toujours existé dans les établissements scolaires, et ce de tout temps.
Aussi loin que je me souvienne, avec mes camarades, nous jouions au « gendarme et au voleur », aux « cowboys et aux indiens », etc. Nous faisions semblant de nous tirer dessus avec des armes à feu, parfois en mime, parfois en les fabricant avec des tiges de feuilles de platanes. Dans notre jeu, certains étaient blessés, d’autres mourraient. Tout cela sous l’œil amusé voire bienveillant des adultes, professeurs ou surveillant. Personne n’y trouvait rien à redire. Oui mais voilà, nous faisions « semblant », c’était « pour de faux », et pour cause, rien dans la réalité de notre vie ne nous confrontait à une violence réelle. Nos jeux étaient librement inspirés de quelques films policiers ou de quelques « western » vus à la télé. Le peu de média disponibles à l’époque (Journaux, télévision ou radio), d’une part ne nous étaient pas forcément autorisés par nos parents, d’autre part ne relataient pas forcément la violence du monde, pourtant bien réelle à l’époque (Guerre d’Algérie, guerre du Vietnam, Mai 68 etc.). A tout le moins, les quelques images qui apparaissaient étaient étroitement contrôlées par le pouvoir en place et dirigées en sa faveur.
Les années 1980 ont vu un tournant s’opérer sur la libéralisation des médias, radios libres, liberté de la presse, multiplication des chaînes TV, et bien entendu, internet. Dès lors, les informations, opinions, images ont fusé de toute part, pratiquement hors tout contrôle. Epoque formidable s’il en est, oui, mais, sauf que personne n’était préparé à cela, à ce déversement d’images, de sons, d’émissions, souvent très drôles, mais également qui nous projette dans la réalité de la violence immédiate du monde, dans la violence réelle, et en temps réel.
Dès lors, la violence quotidienne imprime les esprits, et, il convient de comprendre que les parents des enfants dont nous sommes en charge aujourd’hui, ainsi que la majorité des enseignants, sont eux-mêmes nés dans les années 1980 – 1990, donc eux-mêmes baignés dans la profusion des médias et des violences qu’ils diffusent (sans compter l’absence presque totale de contrôle des informations, aboutissant parfois à tout et n’importe quoi, annonce du décès de personnes bien vivantes, théories du complot, etc.).
Entendons-nous bien, je ne suis pas en train de dire « c’était mieux avant », je pense simplement que nous ne sommes pas préparés, et suffisamment affûtés pour faire face et prendre le recul suffisant, en tant que parents ou professeurs (manque de formation ?).
Dès lors, nous aboutissons à la contradiction suivante : une présence de la violence au quotidien hors cadre scolaire, et son refus bien compréhensible dans l’enceinte des établissements. Autrement dit, les enfants ne savent plus « sur quel pied danser », j’en veux pour preuve cette réflexion étonnante qui m’a été servie lorsqu’un Grande Section explique, après avoir frappé un camarade : « Oui, je l’ai tapé…mais je lui ai dit – pardon – ! ». En fait, j’ai fait ce que je sais faire, ce que je vois tous les jours en dehors de l’école, frapper, mais j’ai respecté les règles que vous m’imposez dans l’école, à savoir présenter des excuses…Donc, tout roule…

La relation Parents – Enfants – Professeurs

Certains professeurs des écoles se refusent également d’intervenir en cour de récréation, expliquant qu’il « faut les laisser se débrouiller », que « si tu commences comme ça, tu y va y passer toutes tes récrés, sans compter les parents… ».
La violence verbale est très présente, à travers l’utilisation d’un vocabulaire ordurier. Pour ce que j’en sais, celui-ci n’est pas appris par l’enfant auprès du corps enseignant. Il convient donc de s’interroger sur l’origine de ce vocabulaire dans la bouche de jeunes enfants (dès le CP, voire avant, d’après ma propre expérience). Dans une récente émission sur BFMTV, intitulée « De plus en plus de profs démissionnent : L’Education Nationale m’a dégoûté du métier », un jeune Professeur des écoles explique : « Un enfant, vous lui demandez d’aller se ranger, dans votre dos il va vous insulter. Des insultes qui peuvent être gravissimes. Les parents, vous savez que quand vous les allez les prévenir, ils vont vous traiter de menteur ».
Or, dans la Loi du juillet 2013 de programmation et d’orientation pour la refondation de l’Ecole de la République, l’article 1 des principes généraux du Programme d’enseignement moral et civique stipule :
« L’éducation morale n’est pas du seul fait ni de la seule responsabilité de l’école ; elle commence dans la famille ». Trois remarques :
1 – Il s’agit tout de même d’une Loi, gravée dans le marbre
2 – Il s’agit de l’article premier de cette Loi
3 – Puis, ensuite, dans tout le contenu, plus rien sur le rôle des parents…
Bien entendu, il ne s’agit pas d’un document à l’attention des parents. Dans ce cas, on peut s’interroger sur la présence de cet article 1, qui me semble un peu saugrenue.
Bref, un environnement violent chez l’adulte qui favoriserait la banalisation de la violence ?
L’article de Cécile Carra, Alix Garnier, Christophe Col, Béatrice Carnel et Michel Mas « Les violences à l’école primaire vues par les élèves : une face peu connue du phénomène », explique que :« L’expérience scolaire de l’enfant se confronte aux jugements normatifs de l’adulte, qui imposent à la conscience de l’enfant, dans ce décalage de perception, l’idée d’une réalité de la violence. »
Le rôle des adultes, de l’environnement social, familial, est donc facteur déclenchant des réactions de violence.
Georges Fotinos, ancien Inspecteur Général de l’Education Nationale, membre de l’Observatoire international de la violence à l’école, a codirigé une étude sur la violence scolaire, en particulier sur le phénomène de harcèlement.
Voici l’une de ses réflexions : « La violence à l’égard des professeurs et directeurs d’école augmente aussi. Les élèves sont de moins en moins respectueux. Tous comme les parents. Ces derniers considèrent l’école comme un service public qui doit servir leurs besoins. Ce sont des consommateurs. Leurs attentes vis-à-vis de l’école sont très fortes. Ce qui explique certains dérapages… ».
L’article de Michel Segal, « Traiter la violence scolaire », publié dans la revue Skhole.fr, vient appuyer les propos de Georges Fotinos, en mettant l’accent sur le cercle vicieux qui détériore le climat dans les établissements scolaires : « Outre le signe d’un climat social très dégradé, ces violences – celles commises sur les professeurs- révèlent un monde où les adultes sont incapables de faire régner l’ordre chez les enfants, un monde où les adultes n’ont plus de fonction représentative de l’autorité et du droit…Les familles pensent alors que leur enfant n’y apprend pas grand-chose et qu’il n’est pas en sécurité, et cela ne fait qu’ajouter à leur méfiance et à une mauvaise perception de l’institution, ce qui à son tour détériore la situation. ».

En conclusion : 

Une des explications de la violence à l’école, réside dans la frontière, voire la cassure entre les règles de vie hors institution scolaire et celles qui nous sont demandées d’appliquer en tant que professeur des écoles. Les premiers à en souffrir sont les enfants, qui passent d’un monde à l’autre, plusieurs fois par jour, et qui ne peuvent pas s’adapter à autant de changements rapides. Il nous faut absolument renforcer le triangle gagnant Parents – Professeurs – Enfants, afin de transformer le cercle vicieux décrit par Michel Segal, en cercle vertueux.

Pourquoi faire ce métier ?

par anonyme

« Après 10 années de loyaux services dans l’éducation nationale et dans le 93, et en attente de mutation me voici au pied d’un mur de questions qui me font cogiter jours et nuits…
Et ce genre de témoignage où je me reconnais totalement me perturbe encore plus car ce système, la façon dont nous sommes traités par les inspecteurs, par certains conseillers pédagogiques, par certains ou certaines directrices, par certains collègues, par certains parents… Ces heures de réunions qui ne mènent nulle part (108h au total) que nous devons faire en plus de nos heures de classe…

Tout ceci finit par effacer la priorité de ce métier qui est d’instruire, d’enseigner avec méthode et pédagogie à des enfants en instaurant un climat de respect et de confiance dans la classe (c’est ça qui me passionnait, qui me transcendait, qui me faisait lever le matin avec envie et energie).

Mais aujourd’hui, je n’arrive plus à me lever le matin sans avoir une boule au ventre… »

J’irai dormir chez une feignasse : les précautions à prendre

Notre article « J’irai dormir chez une feignasse » ayant eu son petit succès, il nous paraissait important de fournir quelques précautions à prendre dans ce type d’échange.

Faire connaissance

 Même si on est entre feignasse, il vaut mieux faire un peu connaissance avant de confier son logement à une autre feignasses et s’assurer d’être sur la même longueur d’onde. Et pour trouver quelqu’un qui a besoin de faire garder son animal à une période précise, il vaut mieux communiquer avant.

N’hésitez pas à prendre contact  par mail ou par téléphone, abordez les questions de cigarettes, des animaux à garder, des plantes et surtout du ménage, une notion subjective… Et dans tous les cas, la règle de base est : au moindre doute, refuser l’échange.

médor

Penser à demander les habitudes de vie de Médor et Pupuce afin d’éviter de trop les perturber. Si possible, être présent lors de la présentation de votre hôte à Médor ou Pupuce…Si ils ne s’entendent pas, tout le monde risque de passer de mauvaises vacances.

 

Prévenir ses voisins  et son assurance
Cela évitera à votre voisinage de voir un(e) inconnu(e) de vivre chez vous et peut-être utile si vous nêtes pas présent au moment d’échanger les clés.voisin

A savoir, si vous êtes locataire, rien ne vous interdit d’échanger votre maison, sauf clause contraire dans votre bail. Mais il est toujours préférable de prévenir aussi son propriétaire.Prévenez aussi votre assureur que des «amis» vont séjourner chez vous à telle période. Il existe une  la garantie villégiature .

Préparer la venue de son Médor ou Pupuce sitter

pupuce

Laisser une sorte de « mode d’emploi de la maison » pour le fonctionnement de l’électroménager, du chauffage ou de la climatisation, et de la box Internet.

Parce qu’une feignasse en vacance a tendance à tomber malade n’hésitez pas à laisser bin évidence les numéros d’urgence mais aussi, et c’est beaucoup plus sympathique, vos bons plans et bonnes adresses dans la région.

Ne pas oublier de dire les préférences de Médor ou Minou afin de faciliter la cohabitation : heures de sortie/promenade/repas/ problème de santé etc…

Si toutes ces petites précautions ne vous ont pas effrayées, ln’hésitez pas à proposer vos service d’échange de gare grâce à la carte ci dessous.

carte échange

Bonnes vacances !