Martinique : un petit point sur la situation

La Martinique, la situation est tendue. Pour mieux en comprendre les raisons, voici quelques explications :

A quoi servent les contrats aidés ?

Initialement prévu pour faciliter le retour à l’emploi   des chômeurs ou être un premier emploi, ils ont été finalement utilisé comme main d’oeuvre peu onéreuse. On trouve ces emplois dans les administrations pour des tâches de secrétariat mais aussi d’entretien des locaux ou bien d’AESH (ex-AVS). Dans le secondaire, les surveillants sont bien souvent aussi des contrats aidés.

Quel est le problème ?

Fin Août, le nouveau gouvernement a estimé que ces contrats n’étaient pas efficaces et donc de ne pas les renouveler et de supprimer en 2018, 40% de budget de financement de ces contrats. Sauf que les collectivités territoriales et les établissements scolaires tout comme les titulaires de ces contrats ont appris la nouvelle peu avant la rentrée. Les maires des communes ont d’abord manifesté car ils estiment que sans ces agents en contrats aidés, ils ne peuvent assurer la sécurité dans les établissements scolaires. La rentrée n’a donc pas pu se faire le 1e septembre.

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Le mouvement de grogne s’étend

Ce sont les enseignants du secondaire qui ont commencé la grève suivi des CPE, des chefs d’établissement puis les PE et enfin les mairies. Ils ont pris contact avec le préfet (qui a été plutôt long à répondre) avec leurs demandes. Ils n’ont toujours pas obtenus de réponses satisfaisantes. C’est pourquoi, vendredi 22 septembre les élèves n’ont toujours pas repris le chemin de l’école et que les grévistes ont déposé à M. Le préfet la motion suivante :

motion contrat aidé

Malheureusement, la réponse obtenue n’est pas celle attendue. La grève se prolonge donc demain face à un appel à la mobilisation illimité.

Le Maire de Fort-de-France Didier Laguerre a adressé une lettre au ministre de l’éducation nationale. Dans sa missive, l’élu rappelle que pour la seule éducation nationale, le projet du gouvernement fait tomber le nombre de contrats de 920 à 380, rendant ainsi le quotidien dans les établissements scolaires plus compliqué.

L’inquiétude des familles

 

En attendant les élus trouvent une solution, les élèves et leurs familles s’inquiètent pour leur scolarité après 3 semaines sans cours comme en témoigne ce lycéen.

 

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