Je fais partie des 800 000 feignasses mais plus pour longtemps… et oui à force d’avoir glander pendant tant d’années, j’arrive à la retraite et je vais pouvoir enfin TRAVAILLER… Comme ça fait du bien de prononcer ce mot !
Je n’aurai plus à dire que je suis prof en me cachant sous une table parce que je vais entendre “Ah les vacances…” et que du coup j’ai une envie irrépressible de filer de grandes tartes dans la gueule à ceux qui ricanent mais qui avec leur RTT, finalement, arrivent à 2 mois de “vacances” mais qui, par contre, gagnent 2 à 3 fois plus que moi… et qui peuvent partir en vacances quand ils veulent en économisant 30 % au moins sur les prix “hors périodes chaudes”.
Je n’entendrai plus non plus de mon propre père “Tu es fatiguée ? Mais de quoi ?” ou d’une copine qui ne travaille pas “Passe, toi, moi je n’ai pas le temps”.
Mais du coup je pourrai dire comme tous les retraités “Ppfiou depuis que je suis à la retraite je n’ai plus le temps de rien faire”.
Mais par contre je continuerai à penser à vous les feignasses, aux 3-4h/semaine que vous passez à corriger les 33 copies des élèves qui vous trouvent parfois nulles, aux 2-3h/semaine que vous mettez à remplir les cahiers de textes en ligne (quand tout marche bien… hein, parce que des fois…) que des parents/élèves ne regardent jamais sauf pour vous dire qu’il n’est pas à jour, aux 10-15h que vous passez à préparer des cours ou des évaluations, et aussi aux réunions en tout genre, aux RV avec des parents plus ou moins bien disposés et j’en passe…
Enfin je vais pouvoir glander sans passer pour une feignasse !!!
Ravie au final de quitter ce métier qui a fait de nos hommes politiques ce qu’ils sont, parce que, soyons réalistes, si nous n’étions pas là, ils ne seraient pas là non plus, hein..
Et là quand même quand je vois ce qu’ils sont devenus : menteurs, tricheurs, fourbes, abrutis, mégalos, mythos et j’en passe, je me dis qu’on a raté qlq chose dans leur éducation…

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En tant que prof du secondaire et grosse feignasse de prof de musique, j’admire énormément les PE qui font plus d’heures que nous, qui corrigent tous les jours et doivent travailler avec la même classe pendant 1 an !! Cass’dédi à vous les collègues !!!

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Feignasse en ST2S, je cherche à varier les supports pour intéresser mes élèves et leur faire comprendre les différents concepts.

Demain pendant la sieste de ma pépette je vais donc me caler devant mon écran pour visionner 1h30 de docu sur les inégalités de santé (avec du pop-corn et du soda hein!) et je ne sais même pas si je vais pouvoir m’en servir ou pas !

Oui j’aime perdre mon temps de feignasse. (ironie !)

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Bonjour à tous. Je ne suis pas une feignasse (ben non je suis mère au foyer) mais mon mari oui et depuis 35 ans. Vous dire son temps de glandouille. En vous lisant j’ai eu du plaisir en me disant que vous êtes bien tous les mêmes. Vous ne comptez pas vos heures de prépa. Vos vacances, enfermés dans vos bureaux à vous demander si vos élèves vont comprendre. Et j’en passe. Moi je veux vous féliciter tous de votre courage, de votre volonté à vouloir continuer. Moi grâce à vous, je suis devenue psy sans le vouloir. A écouter mon mari tous les soirs, à lui faire garder le moral. Alors à vous tous, continuez à être de grosses feignasses et à faire en sorte que le monde soit un peu meilleur grâce à vous.

PS: pas facile de vous écrire… il faut ne pas faire de faute….

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Bonjour, j’apporte ma petite contribution à ce groupe, un message que j’avais publié sur mon compte pour ceux qui ne sont pas du métier et pourraient se faire avoir par ce “6 mois de travail”:

“L’étude de la DEPP a évalué le temps de travail effectif des enseignants de primaire à 44h07 par semaine (temps de présence effectif devant élèves, 26h par semaine, + les 108 heures de formation, réunions, rencontres avec les parents (etc) en dehors des heures d’enseignement + X heures de préparation de la classe, corrections, suivis des élèves (etc). Sur l’année scolaire (36 semaines) cela fait donc environ 9h x 36 en plus des 35 heures, soit 324 heures sur l’année. Divisées par 35, cela fait donc environ 9 semaines de travail de plus que les 36, soit 45 semaines. Le nombre de semaines réelles de vacances pour les enseignants du premier degré revient donc à 7 semaines, ce qui est toujours plus que 5, c’est certain, mais qui est biiiiiieeeennnn loin des 6 mois de travail / 6 mois de vacances.

CQFD.”

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Pour la première fois je me suis mise à compter mes heures de travail hors face à face avec les élèves. En 3 jours : 18h. Rédaction de PPI (il m’en reste 2) et du projet de classe…

Je suis en ULIS école (handicap mental). Le PPI est le projet pédagogique individuel de chaque élève. Et en attendant, les multiples progressions pour les différents niveaux n’avancent pas, ni le classeur du remplaçant, ni les fiches de préparation de séquences, ni les affichages obligatoires…

Ce n’est pas comme si j’étais T2 et inspectée lors de la prochaine période !

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Comme je ne suis pas très fort en maths, je me suis fait une fiche de préparation adéquate, on ne se refait pas…

Séquence de maths
Titre : analyse et comparaison de données.
Objectif : calculer pour comprendre et comparer les chiffres donnés par un petit notable de Neuilly- sur- Seine.
Matériel : un calendrier annuel, une calculatrice, un papier, un stylo.
Le cadre étant posé, je m’active, je pointe, je tire la langue, je me gratte la tête (plusieurs fois), je souffle, j’essuie les quelques gouttelettes de sueur qui perlent sur mon front… Ce n’est pas facile de me glisser dans de tels habits étriqués… Mais bon, je poursuis mon effort.
Après ce travail intense (niveau CM), voici les résultats :
J’ai pris, pour comparer ce qui est comparable, uniquement les jours travaillés sans les week-ends, les jours fériés et les congés + RTT (30 jours pour les salariés).
Une année moyenne, un enseignant du 1er degré (et les profs qui ont des emplois du temps sur 5 jours) est présent sur son lieu de travail 177 jours et se repose 188 jours. Donc 177 : 30 = 5,9 mois de présence sur son lieu de travail et 6,1 mois de repos.
Cette même année, un salarié est présent sur son lieu de travail 224 jours et se repose 141 jours. Donc 224 : 30 = 7,5 mois de présence sur son lieu de travail et 4,5 mois de repos.
Nous arrivons donc à une différence de 1,6 mois de repos entre les enseignants et les salariés.
Selon ce mode de calcul plutôt réducteur (non je ne parle pas de la taille), la confusion est bien entretenue entre travail réel et présence sur le lieu de travail.
Je ne ferai pas sur l’article le niveau d’études, le travail réel d’un enseignant avec les préparations, les corrections, etc… et le salaire !

Voilà c’est dit !
Bonne journée, bande de feignasses en vacances.

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14615788_1179328548821021_1166557701468463719_oBeau message pour bon nombre d’hommes de Pouvoir qui, s’ils ont un jour reçu des vertus, des valeurs par leur famille, les ont assurément perdues.
Dans l’actualité, les vertus éducatives des parents sont en sérieuse concurrence avec la télévision, les PC, les tablettes, les téléphones portables et le flot ininterrompu d’informations
de tous genres qui forgent, configurent, les petits esprits…

De plus, pour “y arriver” (parfois à peine ou même pas…) les parents bossent tous les deux, dans des contextes parfois rudes, anxiogènes et le temps consacré aux enfants est donc insuffisant et d’une piètre qualité. Sans compter tous ceux qui sont au chômage et qui ne retrouveront jamais de travail, ceux pour qui la Société n’a plus aucun sens, aucun : les abandonnés.
L’École et les pauvres feignasses qui la portent encore un peu, qui tiennent bon, mais pour combien de temps encore, tentent donc de pallier ces carences éducatives… ce qui revient, pour ces malheureuses feignasses, de tenter de remonter les chutes du Niagara avec des palmes…
Même si elles sont académiques, elles ne servent pas à grand chose.

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