Dès 2007, un article des cahiers pédagogiques avec une interview de Christian Forestier  mettait notre système éducatif en cause dans la panne de “l’ascenseur social”. En dix ans et après diverses politiques éducatives, les inégalités sociales perdurent voire empirent…

Le Conseil national d’évaluation du système scolaire a publié au mois de septembre un bilan sur l’impact de l’école sur les inégalités sociales. L’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA vient  une nouvelle fois de le rappeler. Les résultats  des élèves défavorisés sont en baisse ,alors que le  niveau des élites monte : le fossé se creuse.

La politique des ZEP/REP, faute de vrais moyens, est inefficace. Les efforts trop dilués. Et il n’ y a plus guère beaucoup de différence entre les établissements classés ou non.

Reste à trouver comment réduire ces inégalités sociales.

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Le manque de reconnaissance, des conditions pas forcément attractives font que l’EN peine  à recruter suffisamment de professeurs pour faire face aux besoins. Elle a donc recours de plus en plus à des contractuels ou des vacataires.

Evolution du recrutement des contractuels de 2004 à 2013

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Source : ministère de l’Education Nationale

Peu voir pas formés, ils ont le gros avantage d’être une main d’oeuvre moins chère et plus malléable. Pour l’avoir vécu, moi-même en ex-contractuelle, il y avait 250€ de moins entre mon salaire de contractuelle et celui de stagiaire pour le même travail et les mêmes horaires, la précarité en plus…

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Pire, selon l’UFAL (Union  des Familles Laïques), certaines organisations parascolaires en profiteraient pour privatiser l’enseignement en proposant leurs propres “mercenaires du professorat”. L’exemple flagrant ci-dessous avec “Teach For France”.

 

 

Et vous que pensez-vous de cette privatisation rampante ?

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D’habitude, on nous traite de feignasses, de planqués mais on nous reconnaît au moins le fait de nous intéresser à la réussite de nos élèves. Notre école n’est pas parfaite mais elle est ouverte à tous. Pourtant certains comme dans l’exemple ci-dessous, pensent qu’on peut très bien être formé sans professeurs ni hiérarchie voir sans limite d’ambition. Et vous, ce monde sans feignasse vous en pensez quoi ?

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Ce soir, sur Arte débute à 20h50 une soirée consacrée à Hannah Arendt, connue pour son article sur la crise de l’éducation en 1958.

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A revoir pendant 7 jours sur Arte+.

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Cette semaine, nous vous avions proposé une revue de presse sur les articles en ligne parlant de la hausse des démissions chez les enseignants.

Celui-ci nous donne plus de précisions sur les raisons de ces démissions :

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Le métier d’enseignant est un métier solitaire même s’ il est entouré de monde-élèves, hiérarchie, collègues, parents-, il est seul face à la classe, à ses préparations de cours. Et contrairement à d’autres professions, il ramène du travail chez lui. D’où la réelle difficulté à faire la coupure vie privée/vie professionnelle.

Il se sent seul quand le système de mutation le laisse loin de chez lui, avec très peu d’espoir de retour, ou alors pas avant de longues années d'”exil”.

Il gère de l’humain et souvent face à certaines situations familiales ou sociales de ses élèves, il est difficile d’avoir un réel recul affectif. La bienveillance n’est pas toujours facile à garder en tête, comme par exemple face à un élève violent.

Il a besoin de se sentir soutenu par sa hiérarchie, par les parents, son entourage.

Les différentes réformes ont accentué ce sentiment d’absence d’écoute des vrais besoins du terrain, d’abandon. Il a l’impression qu’il ne dispose plus de la liberté pédagogique autant qu’il le souhaiterait.

Et vous quelles raisons pourraient vous faire quitter l’EN ?

 

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Message d’une collègue :

Marre de l’ EN !!!

Le 1/12/16 nous recevons une note de service sur I-Prof nous informant de modifications au sujet des permutations. Ainsi une lueur d’espoir apparaît au bout de ces 12 années à demander la lune, ah non l’Essonne…..

Lundi 9 /01/17 je reçois un courrier de Mr L de l’IA m’informant que mon dossier est rejeté, que j’ai mal compris la note de service. Je l’appelle car j’ai imprimé cette note de service qui, comme par hasard, n’est plus accessible sur I-prof !!! Il m’informe que nous sommes 1500 dans ce cas …. que le ministère en voyant le nombre de dossiers arriver a modifié une nouvelle fois la note de service en sa faveur mais cette fois aucun courrier officiel pour nous en informer sur iprof! !!!!!!!!!!!!!!!!!

Seul recours: le contentieux admnistratif mais qui n’aboutira pas puisque décision ministérielle !!!!!!!!!!! sommes nous fonctionnaire d’une démocratie ou d’une dictature !!!!!!!!!!!! Pauvre France !!!

Marre je suis fatiguée d’être traitée ainsi. Impossible de joindre les syndicats aujourd’hui et rien à ce sujet sur leur site……….no comment !!!! Je pleure de rage…..et j’irai bosser demain …. avec moins de foi…

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