Vendredi soir, fin d’une semaine de classe, un mélange de joie, de fatigue et une envie de partager le vécu de ces premiers moments d’une année scolaire.

Une certaine effervescence aussi, probablement liée au fait de déposer mes premiers mots sur la toile.

Le terme usuel de «Maîtresse» qui désigne mon rôle ne me convient plus. Je préfère me dire que je suis dans «un collectif» composé de 29 enfants et une adulte. 30 Êtres réunis pour une expérience de partage et d’apprentissages mutuels, le temps d’une année.

Il y a quelques temps, je découvrais la Communication Non Violente. Ma paire de chaussures pour être en relation avec moi et avec les autres. Et de là en découle un élan, celui de mettre l’Empathie au cœur du système scolaire. Le système scolaire public, l’école pour tous.

Pas envie de faire la révolution, ni de juger ce que fait mon voisin, juste un choix, celui de vivre mon élan, de passer d’un rêve à une réalité. Celle d’une évolution paisible par l’incarnation de mes aspirations pédagogiques.

Plus de manuel, d’évaluations, de programmations, de jeux compétitifs, de punitions … A la place: des plans de travail, des conseils de classe tous les jours, des jeux coopératifs, des «Comment je me sens-là?», un temps de « Bienvenue » pour chacun tous les matins, des «Contrats de réussite» à la place du listing des turbulences d’un enfant sur son cahier de liaison, des «écoutes empathiques» à la place des menaces …

Je sais ce que je ne veux plus faire, plus vivre. En pleine expérimentation sur le «Comment faire à la place?». J’avance en terrain inconnu. Je sens que mes anciens mécanismes ne sont pas loin, prêts à revenir dans les moments d’instabilité, dans ces instants où je me dis « Mince, je n’avais pas prévu ce cas de la figure, je ne sais pas quoi faire!» ou bien « C’est le bazar total là… ». Il y a aussi ces soirs où je me fais la réflexion que ce que j’ai fait était bien loin de mon intention de départ. Et ces mots déjà formulés au collectif: «Je me sens démunie, je regrette ce que j’ai dit, avez-vous une idée sur la façon dont nous pourrions gérer ensemble ce problème?». La surprise aussi d’entendre leurs idées créatives si pertinentes et leur compréhension face aux cafouillages.Touchée de voir leur enthousiasme au milieu de ce nouveau fonctionnement, l’adhésion des parents lors de la réunion de rentrée…

Aujourd’hui, Vendredi 15h :

Les enfants ont fait leur premier «moment de pitreries», la «Danse des canards» (musique de leur choix), chorégraphie de 10 membres de notre collectif, au milieu de la classe. Surprise d’y voir Eva, d’habitude si effacée …

Comment en sommes-nous arrivés là? Lundi dernier, lors du temps de regroupement, plusieurs enfants parlent de leur besoin de rire. S’en suit une recherche collective de stratégies pour répondre à ce besoin. Créativité du groupe: des exclamations «Moi je sais faire le pitre !», « Moi, aussi ! ». Décision du collectif : un temps de «pitreries» tous les jours à 15h. En les regardant gesticuler, hilares, sur la « Danse des canards » je me suis d’abord dit :«C’est une première, 15 années d’enseignement et jamais une telle pagaille dans ta classe ». S’en est suivi un moment d’insécurité :«Le calme va-t-il revenir ensuite ?» et enfin : le rire qui me gagne moi aussi. Lâcher-prise et confiance. Moment de partage, de légèreté et d’humour.

Et là, ce soir, une impression, celle de voir en filigrane, la naissance d’un collectif, de nouveaux liens, une première étape vers l’Empathie?

Par Marie Écrit

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Aaaaaaaaaargh!! J’en ai marre!!! 😵😵😵

Ce soir je craque!
Depuis le 9 octobre (en comptant donc les vacances!) Je me suis tapée 4 réunions parents/profs de 17h à 20h30 en moyenne ( il m’en reste 2 à faire encore..), 10 conseils de classe ( sur 18), un atelier bénévole chaque semaine, et 5 réunions pédagogiques diverses, quelques heures au téléphone avec des parents d’élèves. Je passe évidemment sur les 18 classes évaluées plusieurs fois et je ne pense même pas aux appréciations pour 18 classes + celles du prof principal à saisir pour dans 10j…
C’est plus un métier….

par Sarah V.

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Et la charge mentale des PE, on en parle?
*Kévin ne mange pas à la cantine demain.
*C’est mamie qui vient le chercher jeudi.
*Il faut penser à récupérer les enveloppes de COOP.
*Le petit Michel n’a toujours pas rendu son assurance.
*Patricia sera absente 3 jours, vous pourrez lui faire passer ses devoirs par la petite sœur de Sophie?
*Les ballons sont sur le toit depuis une semaine.
*Madame Machin veut que tu la rappelles
*Monsieur Truc demande pourquoi son fils n’a que bien alors qu’il a réussi plus de la moitié de son exercice
*Il faut préparer les cadeaux de Noël
*et recommander des crayons de papier
*faire affuter le massicot
*appeler la mairie pour que quelqu’un vienne réparer la porte que Dylan a cassé
*faire un constat d’accident parce que madame Truc dit que le fils de madame Bidule a marché sur ses lunettes et que c’est sa faute si elles sont cassées
*réserver le bus pour le théâtre
*appeler le théâtre pour dire à quelle heure on arrive
*écrire un mot qskdjqsjfh
*envoyer un mail ikhif
*vérifier que dsfljaôkf^k
*penser à apizbfstjp
*******………
GGzzzzz KKrrrrrr FFFp .

par Marie P.

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Débuter dans l’enseignement n’est jamais simple. On a toujours peur de mal faire et on se pose plein de questions : Est ce que j’ai assez d’autorité ? Comment monter une séquence ? Comment gérer les élèves ?…

En attendant la formation passionnante sur ce thème de l’ESPE, le réseau Canopé et la revue Sciences humaines offre aux enseignants un extrait de 50 pages de l’ouvrage “Guide du jeune enseignant” de Fabrice Herviau

guide jeune enseignant

Pour se le procurer il suffit de suivre la procédure expliquée ici.

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Si  vous rêvez d’enseigner à l’étranger, voici quelques informations.

Conditions de recrutement

Pour pouvoir postuler, il faut 2 ans de service effectif en tant que titulaire et maîtriser au moins une langue étrangère. Tout personnel en disponibilité depuis sa date de titularisation ne peut être détaché. Car pour être enseignant à l’étranger, il faut être détaché. Et avoir un passeport à jour et dont la validité est supérieure à 6 mois pour les pays hors UE.

Les types de contrats

Il existe 2 type de contrats :

  • Résident : c’est un détachement de l’EN, il permet de bénéficier des mêmes prestations sociales qu’en France, notamment pour les cotisations pour les caisses de retraites. Ils sont très convoités car c’est l’équivalent d’un CDI. Il s’accompagne de primes diverses selon les pays (prime de cherté de la vie etc…). Ces postes sont le plus souvent proposés par l’AEFE (Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger).
  • Contrat local : Plus précaire que le précédent, il faut faire bien attention au contenu du contrat surtout en terme de rémunération car vous devez vous même cotiser pour la sécurité sociale, la caisse de retraite etc…

Comment postuler ?

Il faut tout d’abord bien réfléchir à son projet de vie personnelle et professionnelle 

Vivre à l’étranger est tentant mais bien préparer ce départ est important pour éviter des désillusions.

Ensuite éplucher les annonces parues sur le site de l’AEFE, sur cette page Facebook, l’Alliance Française et guetter les sites des lycées français.

Réunir toutes les pièces nécessaires pour remplir les dossiers de candidature (et là la photocopieuse est votre amie). Prévoir un bon budget timbre suivant les pays convoités.

Parmi les pièces demandées, le CV et la lettre de motivation restent des incontournables.

Enfin, ne pas oublier de faire une demande de détachement  en cas d’obtention du poste de vos rêves.

Le calendrier

Respecter les 2 calendriers ci-dessous est très important.

calendrier 1

calendrier 2.JPG

attention

Pour enseigner dans les DOM/TOM, il faut participer au mouvement interacadémique et pour les départements se situant dans l’hémisphère Sud, la rentrée scolaire se fait en février. Il faut donc guetter l’annonce de ce mouvement particulier au BO.

 

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Après la fuite sur les sujets de philosophie, la râlerie des élèves sur le manque d’alternance entre sujet majeur et mineur en histoire-géographie, le baccalauréat n’est pas placé sous de bons auspices cette année.

report bac lv

Des élèves des séries technologiques ont été amenés à composer sur un sujet d’espagnol, lundi 19 juin 2017, alors que ce sujet avait déjà été proposé aux candidats de la session de septembre 2016 en espagnol LV1. Les candidats seront donc à nouveau convoqués vendredi 23 juin pour composer sur un sujet inédit.

Cette information a été publiée aujourd’hui même par M. le ministre.

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