École ce qu'Emmanuel Macron veut changer

[REPORTAGE] Pour mieux comprendre les mesures phares d'Emmanuel Macron en matière d'#éducation et y voir plus clair sur l'autonomie des établissements scolaires.FRANCE 2

Publié par francetv éducation sur vendredi 12 mai 2017

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L’enseignement apparaît finalement très peu dans le programme des candidats à l’élection présidentielle.

Le recrutement

Il est vrai que l’annonce de coupes franches dans les effectifs des fonctionnaires sans spécifier quel ministère en ferait les frais, limite l’annonce de recrutement en vue d’améliorer les conditions d’enseignement. Les enseignants représentent  plus de la moitié des agents de l’Etat.

Mais difficile de faire des économies sur le nombre de professeurs : Depuis 2009, les effectifs du second degré ne cessent de croître  en raison du boom démographique des années 2000 et 2006 (+50 000 élèves pour la rentrée 2017). Il faut donc bien trouver des profs en plus pour faire face à ces élèves.

Le budget

En 2015, le budget de l’Education nationale est redevenu le premier de la nation. Il s’élève désormais à 92,49 Mds€, enseignement supérieur compris, soit 9 Mds€ de plus qu’en 2012. A l’heure des restrictions budgétaires, aucun candidats ne se prononcent réellement sur le maintien ou non du budget de l’EN comme premier budget de la nation.

Les rythmes scolaires

Mais il y a une promesse qui revient chez la plupart des candidats et qui permet de satisfaire facilement parents et professeurs : l’abandon de la réforme des rythmes scolaires. En effet, la mise en place  TAPS est compliquée à financer dans les petites communes. Les enfants sont plus fatigués car…si les parents travaillent, ils restent aussi longtemps à l’école, garderie etc…Bref tout le monde est mécontent, le seul bénéfice n’étant même pas pour les élèves.

La réforme du collège

La réforme  du collège  divise. Elle est engagée de manière très inégale selon les établissements (10 % de collèges feraient de la résistance), et pourrait connaître un sérieux coup de frein en cas d’alternance.

Le bilan du 1e trimestre de la mise en oeuvre de la réforme n’est guère brillant. Seulement au vu des sommes engagées , notamment pour le renouvellement des manuels scolaires (150 millions d’euros) et pour la formation des enseignants, il y a peu de chances qu’elle soit entièrement abrogée.

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