Face au nombre d’articles dans les médias sur la hausse des démissions dans l’Education nationale, il est difficile d’éviter ce sujet.

Tout a  commencé par un rapport sénatorial de Jean Claude Carle (LR) et Françoise Férat (UDI) et reprise par le Café pédagogique. Dans ce rapport, ils révèlent« une progression inquiétante du phénomène auprès des enseignants stagiaires, particulièrement dans le premier degré ».

Selon les Echos, les démissions auraient été multipliées par trois depuis 2012. Ce sont surtout les stagiaires qui démissionnent. Cela s’explique par le fait que de nombreux candidats passent le concours pour diverses raisons telles que sortir du chômage etc.. et découvrent que finalement ce métier n’est pas pour eux ou qu’il ne leur apporte pas la reconnaissance espérée. Et pour  France Inter  , quand vous vous engagez à embaucher 60 000 personnes, il faut s’attendre à avoir un niveau de désaffection en adéquation.

Dans son article sur Alteréco, Philippe Watrelot rappelle pourquoi ces démissions progressent mais sont à relativiser. En effet, comparées à la masse totale des professeurs tout degrés confondus, les démissions ne sont pas si nombreuses.

Dans l’ensemble des articles parus sur ce sujet, il n’est question que de chiffres et d’arguments. Seul, 20 minutes fournit un témoignage direct d’un stagiaire qui a finit par craquer.

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“Chères feignasses,
L’année 2016 a apporté son lot de difficultés et d’absurdités dans notre métier. Et, au détour d’une phrase assassine et provocatrice, une énième pique à l’encontre de ce que nous sommes, a encore enfoncé le clou. Nous aurions pu à nouveau courber l’échine et ne pas relever la tête.
Mais non, une tribu d’indomptables feignasses a levé son bâton de pèlerin et s’est écrié : « Vous ne passerez pas, préjugés à la noix ! ». Le groupe des 800 000 feignasses était né.
Fort de plus de 17 000 membres aujourd’hui, le mouvement ne cessera pas grâce à vos témoignages, vos réflexions et votre volonté de redorer le blason du « plus beau métier du monde ». Nous avons un objectif : donner NOTRE vision du métier et toucher le plus grand nombre.
C’est pourquoi, l’équipe vous souhaite une belle et prolixe année 2017. Qu’elle soit empreinte de petits bonheurs, de perles d’élèves, de fous-rire, de créativité, d’imagination, de persévérance et de reconnaissance.
Gardez le cap, ne vous désarmez pas. Nous sommes une force qui peut se faire entendre.
Belle et heureuse année 2017 !”

Et pour bien débuter 2017, les 800 000 feignasses vous proposent d’écrire sur ce mur virtuel vos vœux pour l’école en 2017. Pour cela, vous avez le choix :

  • Ecrire vos vœux directement sur le mur
  • Télécharger un document texte, son, ou image.

A vos plumes !

https://padlet.com/800kfeignasses/sb7harajpqex

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boris-cyrulnikVu chez nos amis de vousnousils, un article intéressant parlant de l’impact de l’affectif dans la relation prof/élève. Il s’agit d’une interview de Boris Cyrulnik dans laquelle il rappelle l’importance de l’affectif dans le travail de professeur.

Le professeur est un adulte référent et à ce titre, il a place importante dans la vie de l’élève et de la classe.

La classe représente à elle seule, une mini-représentation de la société. On y retrouve les mêmes règles, les mêmes interactions. Et les élèves ont besoin d’être sécurisés, rassurés,  encouragés afin de prendre confiance en eux et de devenir des adultes autonomes et responsables.

Mais toute la difficulté est de trouver la bonne distance. Ni trop, ni pas assez. Ne pas trop s’attacher à nos élèves qui ne sont finalement que de passage.

A la fin de l’article, Boris Cyrulnik essaie de donner quelques pistes d’amélioration de la relation prof/élève. Et vous comment vous positionnez vous dans cette relation ? A vos claviers pour les commentaires !

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