Dans son communiqué de presse du 26 janvier 2017, le Conseil Constitutionnel indique qu’il a refusé tous les textes de la réforme de Mme la ministre concernant le régime d’autorisation des écoles hors contrat (article 39).

coneil-constitutionnel

« Le Conseil constitutionnel a jugé que, eu égard à l’atteinte susceptible d’être portée à la liberté de l’enseignement par la mise en place d’un régime d’autorisation administrative, le législateur, en confiant au Gouvernement sans autre indication le soin de préciser « les motifs pour lesquels les autorités compétentes peuvent refuser d’autoriser l’ouverture » de tels établissements, a insuffisamment précisé les finalités des mesures susceptibles d’être prises par voie d’ordonnance. » (extrait du communiqué du Conseil constitutionnel du 26/01/2017)

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Par Anne LARREGLE

Chers candidats,
C’est le temps des doléances et des espoirs qui pourraient renaître.
Laissez-moi vous raconter quelque chose. Une petite aberration qui court depuis des années et qui laisse certains des professeurs, potentiel électorat tant convoité, dans une situation à la limite de l’inhumain.
Je suis professeur des écoles-maître formatrice depuis neuf ans dans les Hauts-de-Seine à Rueil-Malmaison. Au cours de l’été 2016, mon conjoint, directeur d’accueil de loisirs, a été muté en Charente-Maritime. Nous sommes parents d’un bébé qui a aujourd’hui 16 mois. Nous avons décidé que nous ne séparerions pas notre famille. J’ai donc pris un congé parental et demandé une mutation exceptionnelle en septembre. Celle-ci ne m’a pas été accordée.
Je participe bien évidemment aux demandes de mutation inter-académique, mais comme vous êtes censés le savoir, quitter l’académie de Versailles peut prendre plusieurs années.
En congé parental, nous ne percevons absolument aucune aide exceptés les 184 euros (je vous épargne les cents après la virgule) de la CAF. En disponibilité de droit, c’est pareil et même moins puisque la CAF diminuera cette aide. Nous n’avons droit ni au RSA, ni à une allocation chômage. Pas même à une aide sociale de la part du ministère. Cependant, le salaire de mon conjoint ne suffit pas à assurer notre survie. Si vous le souhaitez, je pourrai vous faire la liste des dépenses mensuelles d’un couple de fonctionnaires avec un enfant. Vous verrez, c’est étonnant.
Il me faut donc trouver rapidement un travail et me mettre en disponibilité de droit (elle ne peut pas m’être refusée pour suivre mon conjoint et rester avec ma famille). Trouver du travail n’est pas simple aujourd’hui, surtout quand on a un CV de prof (et je suis pourtant diplômée de Sciences-Po et d’un master en journalisme).
Se présentent soudainement à moi des obstacles que je ne pensais jamais vivre en étant fonctionnaire.
– La disponibilité de droit est un cadeau que l’on nous fait. Nous n’avons que le choix entre vivre avec les nôtres sans aide financière en attendant une mutation qui, pour ma part, pourrait prendre jusqu’à 6 ans ou vivre séparément et dépenser tout un salaire dans un double loyer, des doubles taxes, des doubles factures, des frais de garde et des déplacements en train. La dépression rôde et les absences à répétition aussi, vous pouvez vous en douter.

– La disponibilité de droit n’offre aucune différence avec la disponibilité pour convenances personnelles. Je rappelle que je souhaite travailler, ardemment, mais que pour des raisons de gestion des ressources humaines complexes et de manque d’attrait du métier dans l’académie de Versailles, je suis bloquée, condamnée à attendre plusieurs années une mutation.

– Après moultes recherches et des réponses qu’il faut aller piocher à peu près partout sauf auprès de notre propre administration, je découvre que j’ai le droit de faire des vacations dans le secondaire. Or certaines académies refusent de prendre désormais des vacataires, même professeurs, et se trouvent contraintes d’aller au pôle emploi pour embaucher des personnes qui n’ont parfois aucune expérience dans l’enseignement. Je précise qu’en disponibilité de droit (liée à une défaillance toujours des ressources humaines d’une académie), je ne suis pas autorisée à travailler pour le public.

– Nous naviguons dans un flou total quant aux informations sur ce que l’on peut exercer comme métier (cumul d’activités ? privé sous-contrat interdit, Greta interdit, etc).

Je suis donc un professeur qui souhaite travailler mais ne le peut pas. Des élèves n’ont pas de professeurs remplaçants, alors que je suis disponible et capable d’enseigner plusieurs disciplines, à plusieurs niveaux.
Je fais donc appel à vous, chers candidats à l’élection présidentielle. Revoyez le statut des disponibilités de droit des fonctionnaires. Réhumanisez le système. En tant que fonctionnaires de l’Etat, nous ne pouvons pâtir des difficultés de recrutement dans notre métier. On ne peut pas nous demander de séparer des familles pendant plusieurs années. Et surtout, on ne peut pas laisser un fonctionnaire dans une situation financière aussi catastrophique. Il faut au moins accorder une aide le temps de trouver du travail. Favorisez la mobilité des fonctionnaires de l’Education nationale. On ne peut pas arguer des nécessités de service pour nous refuser une mutation d’un côté et constater un manque de remplaçants de l’autre alors que des professeurs sont disponibles pour assurer ces services.
On annule des formations par manque de remplaçants, on refuse les congés de formation ou on les repousse parfois de plusieurs années, de même pour les démissions. On ne peut pas accorder les mutations même pour les demandes prioritaires. Pour vivre décemment auprès de ma famille, il faudrait que mon enfant, ou mon conjoint ou moi-même souffre d’un handicap pour gagner le plus de points possibles.
En disponibilité de droit, laissez-nous au moins travailler pour notre ministère, même à un rythme horaire plus faible. Laissez-nous être utile aux élèves. Laissez-nous exercer le métier que nous avons choisi par envie, par passion. Assouplir le système n’est pas un signe de faiblesse mais d’intelligence. Et vous n’en manquez pas.
Agissez contre les dysfonctionnements ubuesques dont les fonctionnaires de l’Education nationale sont victimes (et parfois aussi du milieu hospitalier d’ailleurs). Contribuez à ce qu’aucun élève ne se retrouve privé d’enseignement, de connaissances et de savoirs, même temporairement.
Je me tiens à votre disposition, chers candidats, pour échanger avec vous. [contact-form-7 404 "Not Found"]

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Réaction d’un de nos membres à l’annonce dans la presse du salaire moyen des français :

“2225€ de salaire moyen pour les français mdr
Échelon 8 après 13 ans dans EN j’en suis loin …
On est des feignasses donc salaires de feignasses !”

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Après avoir été supprimés sous la présidence de Nicolas Sarkozy et partiellement remis sur le terrain par le gouvernement de François Hollande, les RASED (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficultés) sont de nouveau menacés par un projet de circulaire de mission.

Ils permettent au sein de l’école d’apporter une aide individualisée à tous les élèves en difficultés sans que ceux-ci ne soient forcément handicapés. Cette aide peut être faite dans la classe comme en dehors de la classe, toujours en concertation avec l’enseignant de l’élève.

Le projet de circulaire “relative à la formation professionnelle spécialisée et au certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive”  sera discutée le 26 janvier au CSE. Il rencontre l’opposition des associations de maîtres référents car il touche aux modalités même de recrutement en les dé-professionnalisant et médicalisant de plus en plus les difficultés scolaires.

Vous trouverez ici le communique-de-presse de la Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Education Nationale (FNAREN).

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Par Christine P.

“Salut les feignasses ! Ici on commence la semaine avec zéro atsem pour 3 classes de maternelle.
Donc personne à la porte ce matin ( en plein vigipirate…cool), personne aux toilettes pour les accidents pipi caca vomi ( en pleine période de gastro. …cool), personne pour la sieste ( cool), personne pour le ménage, l’habillage. ..
Et accessoirement l’aide aux ateliers en classe.
Soutenons nos atsems…quand elles ne sont pas là ça craint…
Et vous ? Ça vous arrive aussi ? Vous gérez comment ?”

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Pour faire suite à notre précédent article sur le naufrage de l’évaluation par compétences à l’étranger voici quelles sources et pistes de réflexions intéressantes.

Le chèque éducation avec le libre choix parental, l’autonomie totale laissée aux écoles, le management local, la toute puissance du chef d’établissement, tout cela a été expérimenté en Suède et a échoué .

En effet, au lieu de favoriser l’égalité des chances, ce modèle a creusé l’écart entre les élèves et dégradé le niveau et la qualité de l’enseignement selon un rapport de l’OCDE.

Le modèle de l’école gratuite en Suède est de moins en moins performant. Pour le site Eduveille il est même en faillite.

 

eduveille

Sur Arte un article sur l’échec de la privatisation de l’école  en Suède où si les parents soutiennent leur modèle scolaire, l’intrusion de l’entreprise  dans l’école ne passe pas.
Les Britanniques espèrent que leurs académies réussiront là où les “Friskol” ont échoué. Ils ne comprennent pas que c’est le modèle anglo-saxon et scandinave qui éduque par l’acquisition de compétences qui est en échec .

L’exemple est flagrant avec les mauvais résultats en maths    et le faible niveau des écoliers anglais.

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Toute la philosophie de la réforme du collège et de l’évaluation par compétences nous vient des pays de l’Europe du Nord. Sauf que le résultat là-bas sur le terrain est loin d’être aussi idyllique et efficace ce que l’on veut nous faire croire.

La preuve en image avec ce reportage d’Arte

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