Nous remercions Sandrine Pauzat pour la rédaction de tous ses articles depuis le mois de décembre 2016. Son investissement et sa réactivité sur les infos de l’EN a permis au blog de prendre son élan, et un sacré rythme de croisière même! 

Bonne continuation Sandrine pour la suite 🙂

Par Béa

Trouvez-vous normal que l’on ne parle des enseignants QUE sur la base des heures effectuées devant élèves ?? On ne dit pas 0h pour les personnes qui travaillent dans un bureau…. La loi impose l’horaire effectif…. pourquoi ne s’applique-t-elle pas aux enseignants ? Pourquoi cette Injustice? Pourquoi ce refus de reconnaissance? Cela n’est-il pas méprisant???…. La reconnaissance et la considération de notre métier commence peut-être par la prise en compte de TOUT notre travail effectué.

reconnaissance

Mardi 18 septembre, au micro d’Europe 1, notre ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé pour la rentrée, des créations de postes dans le primaire conformément au  programme de Macron. Il n’a néamoins pas indiqué le nombre de postes créés.

Devant la difficulté de mise en oeuvre du CP à 12 élèves dans seulement 2500 écoles REP+, sa généralisation à tous les CP/CE1 de REP+ et REP est difficilement faisable. JM Blanquer doit trouver 9500 postes pour l’assurer. Et malgré  la suppression de l’ensemble des maitres surnuméraires cette année, il manque encore 4500 postes à pourvoir.

jmb europe1

Ceci est en totale contradiction avec l’annonce faite à la rentrée sur le nombre suffisant de personnel à L’EN.  Le terrain prouve le contraire. De nombreuses académies en sont rendues à recruter par petites annonces les enseignants manquants dans le secondaire.

En réalité, Jean-Michel Blanquer devrait créér bien plus de postes que ceux qu’il prévoit pour le primaire. On se demande bien comment c’est possible alors que l’heure est à l’économie et à la réduction du nombre de fonctionnaires.

Cette annonce à la radio parait alors comme un coup de comunication, dans laquelle Jean-Michel Blanquer excelle….

 

Deux semaines après le passage d’Irma et de José, les Antilles sont touchées par Maria.

A l’heure actuelle, elle a épargné la Martinique mais attaque de plein fouet la Guadeloupe (Alerte grise).

alerte-grise

Saint Barthélémy et Saint-Martin sont quand à elles en alerte ouragan violette.

 

Dans toutes ces îles les administrations et les écoles sont fermées. Un résumé de la situation est disponible sur Outre-mer 1e.

Bon courage à nos collèges feignasses des Antilles et à leurs élèves.

Par Olive Koenig

Quand tu veux monter un séquence d’apprentissage en maths, grandeurs et mesures….les mesures de longueur
Bon, ça a l’air simple comme ça…

systemes-mesure

« Bien les enfants, il y a les mètres. Vous connaissez quoi d’autre ? Les centimètres, bien. Et puis ? Les kilomètres, ok. Bon ben, c’est parfait… »

Oui mais voilà. Tu te dis, tiens, c’est marrant, on dit centimètre, mais on dit aussi, centigramme, et puis on dit centilitre. Ah puis c’est marrant, ça marche aussi pour les milli, les déca, les hecto, les kilo.
Bon, ils viennent d’où ces mots là, ces préfixes (zut, va falloir que je vérifie s’ils se souviennent ce qu’est un préfixe). Tiens, si on se demande ça, on dérive sur le français…préfixes. Oui mais alors, il viennent d’où ces mots là ?

Ah, trouvé, alors ils viennent du latin ET du grec. Alors pour les multiples, deca, hecto, kilo, ça vient du grec. Oui, mais pour les sous-multiples, déci, centi, milli, ça vient du latin. Et zut, je suis encore en français là…

Oui, mais c’est quoi le latin ? Et puis le grec, c’est celui des grecs ? Là, maintenant ? Ah ben non. C’est du grec ancien, et puis c’est comme le latin, c’est une langue « morte ». ce sont les romains qui parlaient latin dans l’antiquité…..Stoooop….tu fais de l’histoire là !

Bon et à quoi ça nous sert ? Ah oui, construire un tableau de conversion « universel », qui va servir pour toutes les unités de mesure. Ah, mais ça va pas ça, je sors de ma séance « mesures de longueur »….batapi, je continue
Et alors, ça nous sert à quoi ? Ah, à comprendre les échelles sur une carte par exemple. ben oui, c’est bien ça les échelles sur une carte, ça parle…
Ah oui, mais re-zut, je suis en géographie là….Olalala…

Bon je continue. Alors, heuuu, par exemple, si je veux savoir, un millimètre, ça fait combien de mètres, ben je mets mon millimètre dans la colonne millimètre, puis je complète avec des zéros jusqu’à la colonne mètres, puis, puis….ouille, il faut que je colle une virgule là…Ah oui, mais je tombe dans les décimaux, et on est début de CM1, on a pas vu les décimaux en numération, c’est prévu en fin d’année ça !

Bon alors, j’ai un tableau de conversion en grandeurs et mesures, mais je peux pas m’en servir ? Ou que dans un sens ? Olalalalalala…….Pffffiouuuuu…..

Bon, ben voilà ce que je décide, je vais faire des maths, du français, de la géographie, et de l’histoire, tout ça en même temps. Parce que sinon ça sert à quoi convertir ?

C’est bien ce que je leur dis à mes élèves : « les maths et le français, ça ne sert à rien du tout…. »
(là je marque une pause généralement, assez longue, et j’admire leur réaction….genre, c’est qui ce Maître qui nous sort ça ? Il est bizarre….ou fou).
Puis, je rajoute « en soi…. ».
Et je conclue : « Ce ne sont que des outils au service de tout le reste »

Alors oui, je sors des clous…

Quoique, ne nous dit-on pas qu’il faut donner du sens aux apprentissages ?

🤣😱🤓 »

Par le monde selon Smig

Caucase

« Alors, tu acceptes d’être prof principal de seconde parce que les titulaires ne veulent pas. Tu acceptes d’être coordinateur matière parce que les titulaires ne veulent pas et, comme toi, tu as besoin d’euros, tu acceptes, de toute façon, n’importe quoi et tout le monde le sait. En plus, tu as la malchance de parler quelques langues alors, tu pars en voyage, c’est toujours ça… parce que les titulaires ne veulent pas… alors toi qui habites loin de ton lieu de travail, toi qui ne gagnes pas lourd, toi qui, forcément, paies tes repas parce que tu ne rentres pas chez toi, toi qui se tapes, en plus, des pleins d’essence parce qu’il faut bien y aller, et bien, toi, tu fais des heures et des heures, parce que les titulaires ne le veulent pas.  Il y a donc ce que tu gagnes et ce que, en réalité, tu gagnes. Alors tu fumes, parce que la fatigue, les nerfs, l’injustice… d’autres boivent, se droguent, ou prennent des substances antidépressives… et à la limite, comment faire autrement? Voila comment l’éducation nationale construit des précaires qui s’enfoncent et qui doivent corriger des copies et donner le bac. »

La suite ici

Alors que pour le ministère tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et que la rentrée scolaire s’st faite paisiblement en musique, la grogne ne cesse de monter dans les écoles.

La fin des contrats aidés, l’utilisation des PDQMC pour alimenter les CP à 12, les postes non pourvus dans le secondaire …sont autant de sujets de mécontentement comme le montrent nos deux cartes sur la métropole et les DOM/TOM.

N’hésitez pas à les compléter en ajoutant ce qui se passe dans votre établissement, votre ville, votre académie etc…Plus on aura d’informations plus ce sera facile de montrer ses défaillances au minstère et à l’Etat (cf. les contrats aidés).Pour cela, il suffit de saisir le lieu, de cliquer sur le petit crayon, de mettre une épingle et de remplir la description. Ou tout simplement de nous laisser vos informations en commentaire.

cartedom tom mouvement

 

 

Par le Monde selon Smig

de-léducation-nationale-ou-de-ce-quil-en-reste

Il manque des enseignants. Chaque année, x enseignants sont manquants ou ne sont pas remplacés. Triste constat. J’ai été, pendant 8 ans, contractuel dans l’enseignement privé sous contrat. Donc, tout dans la légalité et toussa toussa… Balancé d’un établissement à un autre, la plupart du temps assez maltraité puisque tu récupères tout ce que les collègues (peut-on parler de collègues au final?) ne veulent pas. Les classes surchargées, indisciplinées, avec les horaires les plus ingérables… le vendredi en dernière heure ou le lundi en première et tout cela pour 1300 euros. Tous les ans, tu es convoqué dans les premiers pour corriger le bac et pour surveiller. Et les titulaires trouvent ça normal, à peine montrent ils, parfois, pour certains, une lointaine compassion quand ils apprennent ton salaire alors qu’ils sont déjà parfaitement au courant. Du coup, tu acceptes toutes les heures supplémentaires possibles. Tu fais les BTS alternance, les AP, la cantine, les récrés, les chiottes… tu arrives à peine à 2000 euros en étant, dans l’établissement, du lundi 8 heures au vendredi 17.30. Toutes tes heures sont prises et tu fais 45 heures par semaine dont 40 devant élèves. Et surtout, tu dois te taire.

La suite se trouve ici

Conformément au programme d’Emmanuel Macron, Jean-Michel Blanquer a décidé d’interdire les portables à l’école.

Comment compte-t-il s’y prendre?  Tout simplement en transposant le protocole utilisé en conseil des ministres: chacun dépose son portable dans un casier fermé avant de rentrer dans la salle du Conseil.

« Il s’agit là encore de faire respecter les règles et le droit. L’usage des téléphones est interdit en classe. Avec les principaux, les professeurs et les parents, nous devons trouver le moyen de protéger nos élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones. En Conseil des ministres, nous déposons nos portables dans des casiers avant de nous réunir. Il me semble que cela est faisable pour tout groupe humain, y compris une classe. » (L’Express, 13/09/2017)

lcp JMB

Pour les associations de parents d’élèves, cela est irréalisable.

Imaginons un collège de 780 élèves, même en admettant que tous n’ont pas des téléphones portables, il semble impossible d’avoir à disposition autant de casiers fermés. Sans compter le temps nécessaire à la dépose d’une telle quantité de téléphone et les soucis d’assurances en cas de vol. Qui sera responsable ?

Pour rappel : L’article L. 511-5 du code de l’éducation indique que « dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l’utilisation durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d’un téléphone mobile est interdite ».

–  À l’école et au collège, l’utilisation du téléphone portable pendant les heures de cours est donc prohibée. Cela signifie que L’élève ne peut pas l’utiliser même en remplacement de sa calculatrice, ou pour regarder l’heure. Ce qui est un peu contradictoire avec les injonctions de certains IPR de se servir d’applications sur téléphone portables pour certaines activités dont l’utilisation des QR codes.

– Dans les lycées, c’est le règlement intérieur qui s’applique. Le lycéen devra donc vérifier en  début d’année ce qui est stipulé à ce proposdans le règlement intérieur qui lui sera remis et qu’il devra approuver.

Pour de plus amples informations sur la régulation  des usages du téléphone portable dans l’établissement scolaire, vous trouverez des réponses sur cette fiche de l’académie de Versailles.