Par A.G

Parfois il est bon de rappeler que: de 2 ans à quasi-plein-temps, la formation initiale des instituteurs est passée à celle des PE en IUFM, puis en ESPE , en alternance sur 2 ans puis sur 1 an, et maintenant à une classe en responsabilité en alternance de cette formation sur moins d’un an au final.formation 2

En parallèle de ceci, la formation CONTINUE a totalement disparu, les formations pour les enseignants spécialisés des RASED (qui sont en train de disparaître) sont passées de +700h à – de 350h, toutes options confondues voire moins dans certaines académies. 

Sur toutes ces questions, quand on parle de mobilisation passée et à venir, on réalise que ça ne mobilise finalement pas du tout la profession dans son ensemble, mais principalement les collègues directement concernés et souvent +/- l’année où ils sont touchés…et que tout le monde admet faire “sans” le reste du temps… et donc, là les critiques sans fin de tous les autres éléments insupportables d’effectifs/de contenus des programmes /de mise à jour diverses des sujets qui fâchent au sein de la société :

  •  de la bienveillance indispensable
  • des relations avec les parents
  • de l’existence de notes ou pas
  • des non-remplacements
  • des vacations en augmentation
  • de fermetures
  • des budgets
  • de l’entretien
  • des AVS/MDPH

Des manques cruels en tous genres, etc etc… ne sont que des éléments de + qui empoisonnent notre quotidien, notre métier et l’avenir scolaire de tous nos élèves, l’école publique en général…on fait avec? On continue jusqu’à la territorialisation des PE ?… on est quand même assez nombreux pour se faire entendre, non? combien de métiers qui prennent en charge les humains se passent de formation digne de ce nom?

 

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L’EN reste un des plus gros budgets de l’Etat : 51,3 milliards d’euros l’an prochain, hors pensions et retraites. Pour 2019, la prévision est de 52,1 milliards et pour 2020 de 52,6 milliards. D’après le magazine Challenges, le budget de l’EN devrait augmenter de 1.3 milliards en 2018.

Mais à quoi va servir cette augmentation ?

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En tous cas, pas à améliorer le salaire des enseignants, le PPCR étant bloqué en 2018. Ni à augmenter les effectifs qui restent stables en 2018. Mais ne soyons pas mauvaise langue : 20 millions d’euros sont prévus dans le budget 2018 pour les personnels  en REP +  qui verront leurs indemnités « progressivement » revalorisées à partir de la rentrée 2018.

Mais pour les projets de Jean-Michel Blanquer :

“On doit savoir faire des économies sur certains sujets pour mieux dépenser sur d’autres. Avec un million d’agents, j’ai des marges de manœuvre. Si j’ai une priorité – j’en ai quelques-unes – la première, c’est l’école primaire”.

Pas de hausse d’effectif

En 2018, le nombre de postes reste stable. Mais alors comment,  le ministère compte-t-il étendre la mesure – coûteuse – des « classes à douze élèves » en éducation prioritaire, ainsi que toutes les autres promesses du candidat Macron (Vous vous rappelez de la fameuse prime de 3000€/an en REP+ ? )

Dédoublement des classes de CP et CE1 dans les quartiers très défavorisés (REP+)

En 2017, seules 2200 classes ont pu être dédoublées. En 2018 cela doit s’étendre au CP en REP, puis aux CE1 de ces zones les années suivantes. A terme, près de 11 000 classes seront concernées.

On se demande juste comment on va pouvoir arriver à cet objectif sachant que la première vague de CP à 12 (pour rappel seulement 2200 classes), a épuisé le vivier de remplaçants et appauvri le dispositif PDQMC. Pour cela,  à la rentrée 2018, de 3 881 postes seront créés.

Création et suppression de postes

Sous le quinquenat Hollande, il avait été promis 60 000 créations de postes pour essayer de combler les 80 000 postes supprimés sous le quinquenat Sarkozy. 54 000 ont été créés.

Mais comment faire pour mettre plus d’enseignants devant les CP/CE1 de REP+ sans exploser le budget ?

shadoksTout simplement par  le jeu des vases communicants. 3881 postes sont créés dans le primaire mais aucune création de poste n’est prévue dans le second degré. 2 600 emplois de stagiaires (à mi-temps) sont supprimés dans le budget 2018. Selon le ministère, il s’agit uniquement de postes non pourvus aux concours 2017 et  leur suppression n’aura aucun impact réel dans les classes. Sauf que sur le terrain, un mois après la rentrée, de nombreux  postes restent malheureusement non pourvus (Si vous en connaissez, n’hésitez pas à les signaler ici).

Par ailleurs, 200 postes de personnels administratifs seront supprimés et cela a déjà commencé avec la suppression des contrats aidés.

Accompagnement des élèves

En 2018,  220 millions d’euros sont prévus pour mettre en œuvre le dispositif « devoirs faits » ( proposé à partir des vacances de la Toussaint aux collégiens volontaires après les cours). Il sera pris en charge par des enseignants volontaires (rémunérés en heures supplémentaires), des assistants d’éducation et des 20000  volontaires “services civiques”.

35 millions d’euros de crédits supplémentaires (contre 15 millions en 2017) sont alloués aux stages de réussite (anciennement RAN) en faveur des élèves les plus faibles.

Accueil des élèves en situation de handicap

A  compter de 2018, un plan quinquennal de recrutement de 22.500 accompagnants d’élèves en situation de handicap est  mis en place, à raison de 4.500 postes par an.

 

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Michel Lussault qui était jusqu’alors Président du Conseil des programmes  (CNP), vient d’annoncer sa démission dans un article du Monde publié aujourd’hui. Cela fait suite à  de nombreux  désaccords avec le ministre. 

Michel Lussault invité du 7/9 de France Inter

Michel Lussault : "Je démissionne pour envoyer un message au ministre" Le président du Conseil supérieur des programmes à l’Éducation nationale, démissionne. Il s'explique au micro de Nicolas Demorand et répondra aux auditeurs à partir de 8h40.

Publié par France Inter sur lundi 25 septembre 2017

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Alors que nous vous annonçions que le ministre  des comptes publics avait signé les décrets d’application de la revalorisation en application des accords PPCR tout fier de lui, le ministère de l’Education Nationale annonce, lui de son côté, que l’application du PPCR sera reporté de 6 à 18 mois pour les enseignants.

Cette déclaration n’a bien évidemment pas été faite officiellement devant les enseignants, mais lors d’une réunion de travail avec les syndicats de chefs d’établissement. La nouvelle a fuité par le compte-rendu de cette séance par l’un de ces syndicats, ID-FO.

id fo

Pour un observateur extérieur, tout ceci donne l’impression d’un manque total de communication entre les ministères. Cela parait surtout injuste pour les enseignants car, ici, une fois encore, ils n’ont pas la même reconnaissance que tous les autres fonctionnaires d’Etat.

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Par C.

“Bonjour à tous.
J’ai 32 ans et je suis PE depuis 5 ans. Je ne me suis jamais sentie aussi seule que depuis que je travaille pour l’EN… Ressentez vous la même chose ?

J’adore mon travail c’est évident mais travailler 50 heures par semaine même pendant les vacances, je n’en peux plus. J’ajoute que je n’ai pas de vie de famille, je vis seule et avec tout ce travail comment est ce possible de construire une vie à côté ?

Je corresponds donc parfaitement au stéréotype de l’institutrice des années 40 qui doit donner sa vie à l’instruction des enfants…
Y-a-t’il des personnes comme moi ou suis je vraiment la seule feignasse à “gâcher” ma vie pour mon travail ?
Merci pour vos réponses.
Bonne journée à tous.”

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La Martinique, la situation est tendue. Pour mieux en comprendre les raisons, voici quelques explications :

A quoi servent les contrats aidés ?

Initialement prévu pour faciliter le retour à l’emploi   des chômeurs ou être un premier emploi, ils ont été finalement utilisé comme main d’oeuvre peu onéreuse. On trouve ces emplois dans les administrations pour des tâches de secrétariat mais aussi d’entretien des locaux ou bien d’AESH (ex-AVS). Dans le secondaire, les surveillants sont bien souvent aussi des contrats aidés.

Quel est le problème ?

Fin Août, le nouveau gouvernement a estimé que ces contrats n’étaient pas efficaces et donc de ne pas les renouveler et de supprimer en 2018, 40% de budget de financement de ces contrats. Sauf que les collectivités territoriales et les établissements scolaires tout comme les titulaires de ces contrats ont appris la nouvelle peu avant la rentrée. Les maires des communes ont d’abord manifesté car ils estiment que sans ces agents en contrats aidés, ils ne peuvent assurer la sécurité dans les établissements scolaires. La rentrée n’a donc pas pu se faire le 1e septembre.

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Le mouvement de grogne s’étend

Ce sont les enseignants du secondaire qui ont commencé la grève suivi des CPE, des chefs d’établissement puis les PE et enfin les mairies. Ils ont pris contact avec le préfet (qui a été plutôt long à répondre) avec leurs demandes. Ils n’ont toujours pas obtenus de réponses satisfaisantes. C’est pourquoi, vendredi 22 septembre les élèves n’ont toujours pas repris le chemin de l’école et que les grévistes ont déposé à M. Le préfet la motion suivante :

motion contrat aidé

Malheureusement, la réponse obtenue n’est pas celle attendue. La grève se prolonge donc demain face à un appel à la mobilisation illimité.

Le Maire de Fort-de-France Didier Laguerre a adressé une lettre au ministre de l’éducation nationale. Dans sa missive, l’élu rappelle que pour la seule éducation nationale, le projet du gouvernement fait tomber le nombre de contrats de 920 à 380, rendant ainsi le quotidien dans les établissements scolaires plus compliqué.

L’inquiétude des familles

 

En attendant les élus trouvent une solution, les élèves et leurs familles s’inquiètent pour leur scolarité après 3 semaines sans cours comme en témoigne ce lycéen.

 

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Par M.S

“Petit calcul d’une feignasse d’espanol en lycée qui n’a rien à faire le dimanche:

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-Semaines de cours par an: 36
-heures de cours devant élèves 18 soit 36×18= 648h
-Préparations de séquences, recherches de documents, élaboration de contenus, création de grilles d’évaluations: 1h de préparation minimum pour 1 h de cours soit: 36X18= 648h
– Corrections de copies: 2 par trimestre et par classe. 8 classes en moyenne 28 élèves par classes et environ 8 minutes par copie en 1eres et terminales: (2 éval× 3 trim×8 classes × 28 élèves ×8 minutes) /60= 172 heures
– Saisie cahier de texte en ligne: 1/4 d’heure tous les soirs, 4 soirs, 36 semaines: 36h
– Saisie des appréciations des bulletins 1h par classe et par trimestre: 8h x 3 trimestres = 24h
– Réunions de pré-rentrée: 7h
– 3 réunions pédagogiques/an : 3X7h= 21h
– conseils de classes: 8 classes, 3 conseils d’1h30 = 36h
– Réunions parents de rentrée: 4 soirée de 3h = 12h
– Réunions parents-professeurs: 4 soirées de 3h = 12h
– Organisation voyage scolaire: 3 mois à raison de 2h au moins par semaine= 24h
– Départ du voyage le samedi avec les élèves 24h
– Organisation projet etwinning avec lycée espagnol au moins 20h
– RDV parents, 2-3 élèves par classes et par an environ 1/4 d’heures: 4h
– Journée portes ouvertes: 7h
– Oraux baccalauréat 8h X 3 jours: 24h

TOTAL 1719 heures

Autres salariés:
35h x 46 semaines = 1610h

Mais prof c’est vraiment un métier de grosses feignasses, toujours en vacances, 18h de cours par semaine… bizarrement les concours ne font pas le plein, on se demande vraiment pourquoi !!!!!”

 

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Lors de précédents articles, nous vous avions parlé du mouvement de grève en Martinique. Les ouragans ont pris le dessus dans les médias en métropole. Mais en Martinique, la grogne continue.

Episode 1

Pourquoi le préfet nous raconte-t-il des salades?

Publié par Snes-Fsu Martinique sur samedi 23 septembre 2017

(Ps: nous n’avons aucune accointance syndicale. Mais face au peu d’informations disponible en métropole, le contenu nous a apparu intéressant)

Episode 2 (par E.P)

Voici leur réaction après la réception de ce courrier

Martinique préfet

“Le préfet a opté pour un ton condescendant et nous fait passer pour cons… 
L’association des maires est sortie très en colère de la dernière réunion. 
Un ultimatum a été posé c’est-à-dire 15h pour répondre à nos doléances. 
Sinon grève générale à partir de lundi.
Je vous joins le courrier qui nous a redonné espoir de reprendre le chemin de nos classe lundi…
C’est un fake
Dommage que les audios ne passent pas sur Facebook.”

En réaction, les manifestants ont décidé de continuer la grève. Ainsi tous les services municipaux, écoles, crèches seront fermés à partir de lundi.

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Suite à la vague d’attentats et au plan Vigipirate renforcé, le ministère a publié sur Eduscol des consignes de sécurité applicables dans les établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale. Quatre guides ont été édités :

  • un guide à destination des parents d’élèves du primaire
  • un guide à destination des parents des collègiens et lycéens
  • un guide à destination des directeurs  d’école primaire
  • un guide à destination des chefs d’établissement

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Pour les voyages scolaires :

  • Les écoles et les établissements scolaires ont obligation de signaler en amont des voyages à l’autorité académique. En lien avec les préfets, l’autorité académique pourra interdire un voyage si les conditions de sécurité ne sont pas remplies.

L’autorisation de sortie de territoire supprimée en 2013 est rétablie depuis le 15 janvier 2017. Elle concerne tout mineur qui voyage à l’étranger sans être accompagné de ses parents.

  • Les sorties scolaires occasionnelles (théâtre, sortie nature…) sont également autorisées. Elles ne nécessitent pas d’autorisations préalables auprès des autorités académiques.
  • Toute manifestation autorisée par la préfecture (salons, compétitions sportives…) est de fait accessible aux scolaires.

 

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