http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/27/20002-20170727ARTFIG00280-les-5-chiffres-qu-il-faut-connaitre-sur-les-salaires-en-hausse-des-fonctionnaires-d-etat.php?xtor=EPR-211

Suite aux réactions de nombreux collègues du groupe des Feignasses à un article du Figaro sur le salaire des fonctionnaires, et suite à une demande formulée par certains , nous vous proposons de lister ici les arguments pour pouvoir rédiger une réponse en bonne et due forme au nom des 800 000 à l’article du Figaro.
A vos plumes…

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Après presque 9 mois passés sur le blog, votre rédac’en chef préférée (ou pas ) du blog, fait une petite pause vacances bien méritées et tient à vous remercier de votre fidélité.

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Le blog sera donc un peu moins actif pendant un petit moment sauf actualité brûlante, (et sous réserve que je trouve une connexion internet. Non, chers membres de l’équipe des Feignasses, je ne suis pas geek, lol). Donc si M. Blanquer pouvait éviter de dire des blagues pendant mes vacances, je le remercie par avance…..

Vous retrouverez tous nos articles ici et sur notre page Facebook.

En attendant cher(e)s Feignasses, je vous souhaite de profiter de vos proches et de vos amis, de flâner en terrasse, à la plage, au marché, de vivre de chouettes moments repas/apéro/sieste….Bref d’être de vraies Feignasses heureuses !

couverture facebook vacance

Au plaisir de vous retrouver dans quelques temps  pour vivre d’autres chouettes aventures sur ce blog !

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Par Natacha

Les élèves en situation de handicap ont-ils leur place à l’école ?
Derrière cette question, volontairement provocatrice, existe un véritable questionnement de parents, d’enseignants, d’élèves …….

handicap

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a défini le handicap de la façon suivante : “Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant” (article L114 du code de l’action sociale et de la famille). Ainsi, outre les handicaps moteurs et les privations de sens, les troubles des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, dyscalculie), les troubles d’attention (TDA/H), les troubles du spectre autistique relèvent du handicap.

Cette loi stipule également que « Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté. (…) A cette fin, l’action poursuivie vise à assurer l’accès de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte handicapé aux institutions ouvertes à l’ensemble de la population et son maintien dans un cadre ordinaire de scolarité, de travail et de vie. Elle garantit l’accompagnement et le soutien des familles et des proches des personnes handicapées. »https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do…

Le code de l’éducation stipule que “… le service public de l’éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. Dans ses domaines de compétence, l’Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés.”

Cette obligation légale amène de plus en plus d’élèves – avec handicaps moteurs, troubles des apprentissages, troubles du spectre autistique – en classe ordinaire. Cette inclusion d’enfants à besoin spécifiques, quoique certains puissent en penser, ne ralentit pas le rythme d’apprentissage des élèves “classiques”. Au contraire, elle profite, et peut être même avant tout, à la majorité des élèves des classes ordinaires, en mettant l’accent sur la différenciation des pratiques pédagogiques. Le principe de compensation, incontournable pour les élèves handicapés, devient ainsi un outil pédagogique précieux.
Nombre de ces élèves ont en effet besoin d’aménagements ou d’aide humaine, ressentis régulièrement comme un coup de pouce inégalitaire. Se poserait-on cette question pour un enfant porteur de lunette? Non, en tout cas plus depuis un certain temps… Ces aménagements n’ont pour but que de faciliter l’accès aux apprentissages, de donner les outils manquants permettant d’accéder aux savoirs.

Se pose une ultime question et non des moindres : les enseignants sont-ils formes et compétents pour enseigner à des élèves en situation de handicap ?
Formés, non, en tout cas de manière systématique et généralisée. Les enseignants doivent se former par eux-mêmes via les ressources mises à leur disposition comme Eduscol. Cela reste une problématique plus que conséquente
Compétents, sans aucun doute, tant que la bienveillance est le maître-mot et que la coéducation entre les enseignants, les professionnels suivant l’enfant et les parents est effective.

Derrière cette obligation légale, il y a également une obligation “sociétale”. Ces élèves en situation de handicap, sont avant tout des enfants qui, pour devenir des adultes responsables et autonomes participant au monde économique et social, doivent y être inclus dès l’école.

Comme le dit cette enseignante “…avoir un enfant handicapé dans sa classe est une chance d’approcher la différence de manière vivante, éducative. Cela demande à chaque élève d’apprendre à développer ses capacités d’écoute de l’autre dans sa différence, avec ses besoins spécifiques, différents des nôtres obligatoirement.”

Apprenons à nos enfants à côtoyer chaque jour la différence, à la respecter, à la vivre et surtout à ne plus en avoir peur et ne plus la rejeter.

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Par René Chiche

Cédant à la détestable manie des politiques de se servir de la presse pour lâcher des slogans et tester les réactions de l’opinion publique, le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer a récemment fait part de sa volonté de s’attaquer aux vacances scolaires. « On doit se poser la question des vacances scolaires », a-t-il en effet déclaré au cours d’un entretien dont tous les faiseurs d’opinion patentés se sont empressés de ne retenir et de ne commenter ad nauseam que cette seule formule délibérément équivoque.

« On doit se poser la question des vacances scolaires ». Ah ? Quelle question ? Il va de soi pour presque tous les journalistes, dont on cherche d’ailleurs en vain les titres en vertu desquels ils s’autorisent à pontifier à intervalle régulier sur les questions d’éducation et à faire la leçon aux professeurs, que les vacances scolaires sont trop longues et constituent un indécent privilège dont il faut bien entendu priver ces derniers au nom de l’intérêt des élèves ou sous je ne sais quel autre prétexte.

vacances

Mettre au pas les professeurs, qui sont les gardiens du savoir désintéressé et les cultivateurs de l’esprit, est le fantasme d’une société infantile qui se passerait fort bien de l’autorité de la raison, si du moins on le pouvait. « On veut des maîtres dociles et on les aura » avertissait Jacques Muglioni dans un célèbre article intitulé « La gauche et l’école » publié en 1991 dans lequel cet illustre inspecteur général ne craignait pas de défendre les maîtres qui « ont l’impérieux besoin du loisir qu’on leur enviait jadis, qu’on leur reproche encore comme s’il était coupable, dont on entend les priver comme d’un privilège et d’un abus. Car il n’est plus question de lire, de flâner dans une librairie, de renouveler sa culture et de s’instruire encore. « Que faisiez-vous au temps chaud ? », dirait le négociant, celui qui selon le latin n’a pas le loisir. Impossible de répondre « je chantais » : notre société affairiste tolère très bien le bruit, mais elle n’aime pas la musique ! »

L’école est par nature loisir. Le mot école lui-même provient du grec ancien “schole” qui signifie précisément loisir, et qui est tout le contraire de l’oisiveté. Le loisir, c’est la condition de l’homme libre, de celui qui n’est pas asservi, dans son activité, à des fins étrangères à cette activité même. Poésie, gymnastique, théâtre, science et philosophie exigent du loisir. On ne pense pas sur commande et on ne traite pas un programme scolaire comme si l’on était à l’usine ou en regardant la montre. C’est pourquoi les vacances scolaires, grandes ou petites, ne sont pas non plus simplement des congés. Certes, comme toute activité, l’activité intellectuelle exige des coupures et des périodes de repos ; mais l’activité intellectuelle n’est pas n’importe quelle activité, et nul ne peut prendre davantage congé de son esprit que de son corps. Au contraire, il faut en prendre soin, et les vacances scolaires sont une période essentielle à cet effet, au cours desquelles on ne cesse pas de s’instruire. Un professeur qui ne lirait que des copies (ce qui occupe la plus grande partie de son temps dans l’année scolaire) ou qui ne s’instruit que de ce qu’il doit enseigner deviendrait rapidement inculte et ignorant, prêt à se soumettre à la tyrannie pédagogiste qui ne prospère que sur un tel terreau.

Puisqu’il nous faut des professeurs hautement instruits et cultivés, on doit leur garantir le loisir qui, seul, le permet. Il en va de même pour l’élève, qui a besoin de prendre le temps de lire, d’aller au théâtre, de découvrir des œuvres de sa propre initiative et non sur commande ; il suffit que l’école lui en ait donné le goût, et que la société lui en offre également les moyens.

Il y a donc bien lieu, en un sens, de se poser la question des vacances scolaires, comme l’affirme Jean-Michel Blanquer, afin de se rappeler leur nécessité absolue et leur finalité profonde, et les mettre à l’abri des lubies d’experts autoproclamés autant que de la mesquinerie de gestionnaires envieux.

Hélas, il semble qu’on prenne une fois de plus le chemin inverse et que l’administration, incapable de voir dans les vacances scolaires autre chose qu’un privilège arbitraire dont il faut dépouiller les professeurs, ne cherche qu’à les réduire sous les prétextes les plus farfelus et les plus stupides, quitte à prendre à cette fin les mesures les plus absurdes et les plus inefficaces !

D’ores et déjà, le projet d’arrêté fixant le calendrier de l’année scolaire 2018-2019, examiné par le CSE le 29 juin 2017, envisage de faire rentrer les enseignants le vendredi 31 août et place la fin de l’année scolaire le 6 juillet. Bien que rejeté à la quasi-unanimité, les votes des différentes organisations, même lorsqu’ils sont semblables, reposent sur des raisons différentes, parfois même divergentes, et éludent souvent l’essentiel.

Pour notre part, nous désapprouvons premièrement un calendrier qui fixe la prérentrée des enseignants un vendredi 31 août, au nom d’une prétendue nécessité impérieuse de faire rentrer tous les élèves un lundi. Cet argument n’a guère de sens. Il ne peut être valable, à la rigueur, que pour le premier degré bien que là encore on ne voit pas en quoi rentrer un mardi serait un drame pour les élèves. S’agissant de la rentrée des élèves dans les établissements du second degré, chacun sait qu’elle est étalée sur plusieurs jours afin de pouvoir les accueillir dans les meilleures conditions.
D’autre part, une réunion de « prérentrée » n’a nullement besoin de s’étaler sur une journée entière si elle est bien préparée et bien conduite. Il serait donc tout à fait possible de décaler de quelques heures la rentrée des enseignants et celle des élèves qu’on tient sans aucune raison sérieuse à faire rentrer « un lundi ». Les professeurs auront bien d’autres occasions de se réunir dès les premières semaines de septembre, et n’ont pas besoin de ces réunions interminables et inutiles. Aucune autre profession n’accepterait par ailleurs de reprendre le travail un vendredi qui, pour la plupart, est normalement un jour de fin de semaine de travail et non de début !

Mais il y a plus grave : les professeurs stagiaires ainsi que ceux qui ont obtenu une mutation ne sont titularisés qu’au 1er septembre. Le ministère ne peut donc juridiquement les contraindre à prendre leur poste un 31 août. Pour contourner le droit et persister dans le déni, il prévoit cependant de les placer avant le 1er septembre sous le régime des « collaborateurs bénévoles » (sic) ! Cette mesure stupéfiante suffit à révéler le caractère insensé de la date de prérentrée, dont nous réclamons qu’elle soit donc fixée au 1er septembre, autant par décence et respect des professeurs que par souci d’efficacité et de légalité !

Pour des raisons analogues, c’est-à-dire relevant du simple bon sens et de la prise en compte de la réalité, nous refusons que la fin de l’année scolaire soit fixée à la fin de la première semaine de juillet et non, comme il se doit, la dernière de juin. Cette mesure entraînera notamment, pour les élèves de certaines académies, une période de 11 semaines consécutives sur lesquelles il est peu vraisemblable que les dernières soient profitables, pour ne rien dire de l’aléa climatique et des fortes chaleurs de plus en plus fréquentes à cette période contre lesquelles rien, dans les salles de classes, ne permet de se prémunir. Veut-on donner l’apparence du travail ou veut-on en garantir vraiment les conditions ?

A l’évidence, le ministère poursuit, par ce projet d’arrêté, la mise en œuvre d’une politique déjà ancienne d’étalement de l’année scolaire et de réduction correspondante de la durée des congés d’été qui ne repose sur aucune nécessité et ne satisfait que des lubies idéologiques. Il est temps de dire clairement les choses : l’école n’est pas une entreprise, l’éducation ne saurait être soumise à un quelconque impératif de rentabilité, le temps scolaire, comme il a été précédemment rappelé, se déploie selon une logique inhérente qui exige que, pour les élèves aussi bien que pour les enseignants, des coupures régulières et plus ou moins significatives soient respectées, parce qu’elles répondent à des besoins physiologiques autant qu’aux exigences particulières de l’activité intellectuelle.

René Chiche
Pour Action & Démocratie, syndicat de l’enseignement de la CFE-CGC

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Par Olive Koenig
Suite à cet article du Parisien en date du 5 juillet dernier, nous apprenions qu’une centaine de Professeur des écoles stagiaires étaient sous la menace d’un licenciement, à l’issue de leur année de stage.
Je vais donc essayer de décortiquer cela, me faisant comme d’habitude l’avocat du diable, en essayant de rester le plus objectif possible. N’y voyez aucune provocation, juste un peu de mon expérience, et sachez que je reste ouvert à la discussion.
Je viens du secteur privé où j’ai passé de nombreuses années. Dans toutes les entreprises, la plupart des cadres embauchés ont 3 mois, 6 mois ou 1 an de période d’essai, durant laquelle, si il ne font pas l’affaire, ou si simplement leur tête ne revient pas au patron, ils peuvent se faire remercier du jour au lendemain sans préavis.
Notre année de stage est à peu près équivalente à cela, mise à part que, on nous laisse aller jusqu’au bout (sauf faute gravissime), et bien que nous soyons suivis et visités tout au long de l’année, la “sanction” est prononcée à l’issue de la visite d’un IEN en fin d’année (Sauf erreur de ma part).
Depuis 2 (ou 3) ans maintenant, dans l’académie de Créteil, ce sont environ 2000 stagiaires recrutés chaque année. Alors, pourquoi ne pas envisager que sur ces 2000, une centaine ne feraient pas l’affaire (Soit 5%) ? Soit parce qu’ils ne sont réellement pas faits pour ce métier, soit parce que le métier n’est pas fait pour eux ? Est-ce leur rendre service que de les titulariser ? Est-ce rendre service aux élèves ? D’autre part je vous laisse apprécier le langage journalistique (J’ai aussi été journaliste donc je sais de quoi je parle), avec le “dont la plupart avait reçu un avis favorable de leur formateur de l’Espé“. Quelle proportion représente exactement ce “la plupart” ?
Là où je m’indigne réellement, c’est effectivement ce manque total de formation, dû au fait que n’importe qui disposant d’un M1 en n’importe quoi, peut présenter le concours, et s’il l’a, se retrouver devant une classe le septembre suivant, sans aucune formation que la tête remplie d’un niveau troisième en maths et français, quelques notions sur le système éducatif et quelques formules toutes faites en “comment mener une séance en EPS ?”.
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C’est également sans compter le concours externe, ouvert aux parents de trois enfants et aux sportifs de haut niveau. Alors  Être Papa ou Maman de trois enfants signifie-t-il pour autant que l’on sera une bonne “maîcresse” ou un bon maître ?
Quant aux sportifs de haut niveau, j’imagine aisément Franck Ribéry devant décortiquer la phrase complexe devant des CM2 (Mais je n’ai rien contre lui hein, ni contre les mamans de trois enfants, bien au contraire !).
Pas normal non plus, si, ainsi que mentionné dans l’article du Parisien, il est proposé à ces personnels licenciés, un poste de remplaçant (mais à vérifier…).
En conclusion, c’est tout le système de recrutement qu’il convient de mettre par terre une bonne fois, et cesser de recruter à tour de bras des gens de très très bonne volonté, mais qui pour certain, c’est inévitable, vont droit dans le mur en klaxonnant….
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Au cours d’un entretien qu’il a donné au JDD et retranscrit en partie dans Valeurs Actuelles, Jean-Michel Blanquer a expliqué comment il voyait la rentrée scolaire.

Si on regarde juste comme ça le résumé, tout a l’air d’aller pour le mieux :

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Sur le papier, ça l’air sympa, en vrai, ça l’est beaucoup moins.

Le CP à 12

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La mise en place du 12 élèves en CP en REP pose plusieurs questions.

  •  D’abord pourquoi ne mettre ces effectifs allégés qu’au CP ?

Quand on voit que par le jeu des vases communiquants, ils sont plus de 30/classes en maternelle. Pour travailler la sociabilisation et les premiers apprentissages, des classes de 30 élèves ce n’est pas qu’on a fait de mieux. Et est-ce que les élèves qui ont été 12 en CP ne vont pas se retrouver en difficulté quand ils seront dans des classes plus importantes en CE1 ou CE2 ?

  • Quel personnel ?

Pour arriver à avoir ces effectifs dans 2500 classes, les maitres du dispositif PDMQDC, ainsi que les remplaçants, sont redéployés sur ces classes au détriment des autres ainsi que les remplaçants. Le ministère promet néanmoins que le dispositif PDMQDC continuera d’exister à hauteur de 50%.

  • Quels locaux ?

Quand bien même les enseignants seraient en nombre suffisant, avons-nous le nombre de classes nécessaire ? Selon Jean-Michel Blanquer, “Dans 70% des cas, les locaux permettent d’avoir deux classes de 12 élèves au lieu d’une de 24. Ailleurs, deux enseignants interviendront ensemble dans la classe. On peut utiliser des salles vides, en construire de nouvelles, monter des cloisons…”. En fait ce serait un CP PDMQDC !

Le recrutement des enseignants

Lorsque  M. Blanquer annonce qu’il y a le nombre suffisant de postes à l’EN, on se demande pourquoi faire les fonds de tiroirs pour ne même pas arriver à mettre en place les CP à 12 élèves sur toutes les classes REP+ et pas uniquement 2500 ?  Ce monsieur est-il au courant de la crise du recrutement qui perdure  ?

Toutes les places au CAPES n’ont pas été pourvues, idem pour le concours exceptionnel de Créteil, l’académie de Créteil  va chercher ses professeurs d’espagnol en Amérique du Sud, l’Etat a été condamné pour non remplacement de professeurs absents (de la modique somme de 96€) mais tout va bien puisque la même académie de Créteil est sur le point de licencier une centaine d’enseignants stagiaires.

jmb primeDe toutes les annonces faites pour mettre fin à la crise du recrutement, il n’est aucunement question de mise en place de  la fameuse  prime de 3000 euros pour les professeurs allant exercer en REP+ – primes. “Les modalités seront définies au cours du quinquennat”. Ce calendrier semble pour le moins assez flou.

Les devoirs faits et les stages RAN

Ce programme propose d’aider les élèves gratuitement à faire leurs devoirs au sein de leur établissement, si les familles le souhaitent, grâce à un temps d’études accompagné. Son déploiement dans les écoles et les collèges sera progressif sur les rentrées 2018, 2019 et 2020. L’objectif est de pouvoir le proposer à 20% des collégiens en 2017. Deux problèmes se posent :

  • personne ne sait, aujourd’hui, par qui seront encadrés les élèves: faire des devoirs, apprendre ses leçons sont des actes pédagogiques qui ne peuvent être remplacés par une simple surveillance. Il serait question que ce soit des enseignants volontaires payés en heures supplémentaires ou des sevices civiques qui encadrent les devoirs….Encore une fois, le manque de personnel se fait sentir ainsi que le sentiment qu’il faille avancer côute que coûte même si rien n’est prêt.
  • En primaire, les devoirs sont censés être interdits. Seules la lecture de leçons est autorisée.

Jean-Michel Blanquer a  annoncé  que des stages RAN d’une semaine seront proposés “fin août au moins en éducation prioritaire, et si possible plus largement centrés sur le français et les maths, ils seront dispensés par des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires.” Visiblement notre ministre a oublié que cela existe déjà et est déjà en place depuis pas mal d’années et dans beaucoup d’école. On a ici un bel effet d’annonce qui ne coûte rien.

Assouplissement de la réforme du collège

Fidèle à sa vision des choses, Jean-Michel Blanquer veut renforcer l’autonomie des établissements et redonner de la souplesse aux équipes pédagogiques dans l’organisation de leurs enseignements.

Selon lui, “Si la plus grande fuite observée vers le privé depuis des décennies a eu lieu à la rentrée 2016, il y a une raison : en imposant des mesures uniformes, la réforme du collège a cassé l’attractivité des établissements publics”. Et  l’autonomie est le moyen le plus sûr pour lui de lutter contre cela…..

Pour  les collèges volontaires, et qui en ont (surtout) la  possibilité, peuvent à nouveau proposer  les options de latin et de grec,  les classes bilangues ou les sections européennes. Mais les DGH ayant été déjà votés, on voit mal comment toutes ces options peuvent être aussi vite restaurées faute de moyens.

Les EPI, ne sont pas supprimés mais leur cadre est très fortement assoupli. Et nouvelle question : L’oral du DNB se basant le plus souvent sur les EPI, que vont présenter les élèves lors de cette épreuve, mis à part les parcours ?

Les rythmes scolairesrythmes scolaires

Le décret sorti en juin permet aux communes, en accord avec les conseils d’école, de revenir ou non à la semaine de 4 jours. Mais, comme précédemment, la précipitation n’a rien de bon. Car qui dit retour sur 4 jours dit diminution du temps de travail des animateurs déjà précaires. Près d’1/3 des communes ( soit 28% des élèves en primaire)  a choisi le retour aux 4 jours.

Mais comme le rythme scolaire n’était apparemment pas un thème suffisamment porteur, Jean-Michel Blanquer a décidé de s’attaquer à ce que tout le monde reproche aux profs : Les vacances !

“On doit se poser la question des vacances, qu’il s’agisse de l’été ou des vacances intermédiaires.”  Réduire les vacances scolaires n’est donc  pas un sujet tabou pour notre ministre. Reste à savoir qui des professeurs ou des professionnels du tourisme seront les plus mécontents !

 

 

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Un article du journal Le Monde du 22/07/201 nous apprend que depuis juillet, la Direction générale de l’enseignement scolaire, au ministère de l’éducation nationale, n’a plus de chef.

Comment est-il nommé ?

Le décret du 24 mai 2016 a transformé le mode de nomination des directeurs de l’Administration centrale, instituant un « comité d’audition » (comprenant au moins cinq personnes) censé émettre un avis sur les “aptitudes” des candidats, sélectionnés conjointement par le ministre et le premier ministre.

Qui était à  ce poste de numéro 2 de l’EN.

Florence Robine

Florence Robine

Longtemps occupé par Jean-Michel Blanquer, aujourd’hui Ministre de l’éducation National, il était pourvu, jusqu’au 5 juillet, par Florence Robine, une des rares femmes à avoir été rectrice plusieurs fois. Mais après avoir eu à détricoter les réformes précédentes, dont celle du collège, elle a été remerciée par Jean-Michel Blanquer et est aujourd’hui Rectrice du Grand’Est. L’intérim est pour l’instant assuré par son adjoint Xavier Turion.

 

Les candidats potentiels

La rentrée approchant à grands pas, il est temps de nommer quelqu’un à la tête de la DGESCO

Jean Michel Huart

Jean Michel Huart

Il est l’un des chefs de cabinet du ministère, où il travaille actuellement. Il est donc bien au fait de tous les dossiers en cours. « Ex » de l’équipe Chatel, (conservé au ministère par la gauche), il a la confiance de M. Blanquer. La seule chose qui pourrait l’empêcher d’accéder au poste est qu’ il n’a jamais été recteur.

 

 

Christophe Kerrero

Christophe Kerrero

Très proche de Jean-Michel Blanquer,  cet agrégé est son  directeur de cabinet et  a été Directeur général adjoint de la région Ile-de-France, chargé des lycées, passe pour un rescapé de la Sarkozie.

Il n’est pas très aimé  chez les enseignants car il aimerait beaucoup appliquer le programme du dernier livre de Jean-Michel Blanquer, “L’école de demain“. On dit aussi qu’il est plutôt proche d’une association plutôt réac’, SOS Education, à qui il aurait donné une interview qui a disparu depuis.

 

 

 

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