AVS et DNB : La colère d’un parent prof

Par Jean-Paul M.

« PROF ET PARENT EN COLERE : je vois dans mon collège et dans celui de mon fils les mêmes aberrations pour le DNB blanc !

Lorsqu’un élève a une AVS désignée comme scripteur-lecteur, l’AVS est bien avec lui dans la salle d’examen, mais elle est utilisée pour la surveillance de la salle des tiers-temps ! Donc, impossible de lire pour l’élève et surtout d’écrire pour lui !

J’ai un élève qui s’est planté au DNB blanc dans mon collège, et cela n’a gêné personne ! Et aujourd’hui, c’est au tour de mon fils ! Même situation dans son collège ! Ils ne veulent pas qu’un prof de plus rate ses cours, pour ajouter un surveillant de plus, et ils profitent de la présence de l’AVS qui n’ose pas refuser.

Ma femme va avec lui ce matin à 8h, et envoi d’un mail hier (on n’était évidemment pas informés de ces modalités douteuses, mon fils a posé la question hier) : hors de question qu’il participe à un simulacre de DNB blanc s’il n’est pas seul dans une salle avec son lecteur scripteur, que l’établissement mette ou non un surveillant en plus.

Et que dire des nouvelles épreuves ? On a rajouté des matières, bien, mais le DNB toujours sur 2 jours ! Donc, qui trinque ? Les tiers-temps ! Ils commencent avant les autres, et à 10h, pas de pause pour eux (les autres ont une pause). Ensuite, ils finissent après les autres et n’ont que 30 min de pause pour manger, les autres ayant plus !

Juste un rappel : ce sont les tiers-temps qui sont les plus fatigables ! Ils veulent augmenter le nombre de matières, qu’ils mettent le DNB sur 3 jours ! Mais non voyons, cela coûterait trop cher !

4 réflexions sur “AVS et DNB : La colère d’un parent prof

  1. Vermeulen dit :

    Et vous verrez au lycée lorsque votre enfant en maths en Term.S.SI coef 9 s’entendra dire que le tiers temps c’est injuste par rapport aux camarades, on ne note pas le barème sur le sujet, on ne retire pas un tiers des exercices ni n’accorde un tiers temps. Lorsque vous appelez la direction vous dit de compter sur la bienveillance des enseignants lors de la correction. Lorsque vous comprenez qu’on refuse le tiers temps parce que votre enfant passerait de 12 à 16 et qu’il pourrait prétendre à des écoles d’ingénieurl. S’il passait de 8 à 12, cela les gênerait moins car ces écoles lui seraient fermées. Votre enfant écrit à la vitesse d’un écolier de CM2 et on trouve que les tiers temps sont donnés de façon trop laxiste et que si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez attaquer l’établissement au tribunal administratif !!! Et, lorsque votre enfant a son bac avec mention TB après avoir pris des cours particuliers proposés par la PEEP ( qui lui a remis des fascicules de cours qu’il a utilisés pour travailler à la place de ceux incomplets de son prof. car il n’arrivait pas à prendre le cours) aonsi que des stages pendant les vacances, que lui dit l’enseignant : « et tu as eu combien en maths ?  » . Cela signifiant : tu as dû rater. Mon fils était heureux d’avoir eu 16 mais avait envie d’attaquer ces adultes non seulement malveillants mais hors la loi, celle de l’intégration de tous à l’éducation nationale ( loi de 2005 si ma memoire est bonne). Je vous comprends donc. Complètement. Et j’ai eu honte d’appartenir à cette éducation nationale là.

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  2. Patator dit :

    En même temps le 1/3 temps, il va falloir s’en séparer un jour. Je ne crois pas que le patron d’une entreprise embauche facilement quelqu’un qu’il faut en permanence assister ou à qui il faut accorder du temps supplémentaire pour executer une tache. Je ne dis pas que c’est impossible mais ça va sérieusement réduire le champ des métiers possibles.

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  3. L'essentiel est invisible pour les yeux dit :

    Il ne faut jamais cesser d’essayer de convaincre. Le tiers temps n’est évidemment utile que dans le cas d’un examen. Dans la vie professionnelle, la créativité, la capacité à « encaisser », les techniques que l’on a élaborées pendant des années pour contourner l’obstacle, l’intelligence sociale développée durant la scolarité parce qu’il a fallu être plus fort et plus malin que celui qui voulait vous faire disparaître pour que son métier soit plus facile, plus routinier, sans effort pédagogique particuliers… Tout cela fait de vous un collaborateur (trice) bien plus attirant que le borné sans problème apparent mais tellement coincé dans ses certitudes.
    Courage à vous tous, parents et jeunes souffrants dans une scolarité qui ne vous comprend pas. Ma fille a bien lutté, elle s’est forgée une personnalité magnifique, pleine d’humour, de sollicitude, de patience, de partage. Elle a connu des profs adorables et de fieffés imbéciles. Sa scolarité, elle en parle encore aujourd’hui, à 24 ans, comme d’une souffrance à un point que nous n’avons jamais décelé tellement elle paraissait « assumer ». A l’entendre, le pire aurait pu arriver…
    Alors, Patapor, attention aux avis à l’emporte pièce sans savoir de quoi on parle, attention aux paroles avancées juste pour entretenir le débat, certaines peuvent être tellement cruelles… Dans certains pays européens elles peuvent être considérées comme juridiquement coupables, surtout chez les enseignants bienveillants du type: « tes parents devraient comprendre que ces études ne sont pas faites pour toi ».
    Ma fille a passé un bac littéraire avec une orthographe à couper au couteau. Avec un 17 en philo!!! Merci pour toujours à l’examinateur qui a su ne pas se laisser arrêter par la forme.

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  4. Jessica dit :

    J’entends votre indignation et en tant que professeur ayant bénéficié d’aménagement d’examen (le fameux tiers temps) au lycée, je vous comprends.

    Par contre, quelques-uns de vos propos m’ont étonnés, peut-être ai-je mal compris ce que vous vouliez dire. Mais je me sens obligée d’y apporter de nouvelles informations.

    Avoir un tiers-temps est parfois nécessaire pour certains élèves et il est, je pense, inadmissible de les critiquer pour cela. C’est ce qu’on appelle de la discrimination et cela est interdit par la loi. N’hésitez pas à dire cela aux personnes qui vous font des remarques déplacées.

    Le tiers-temps accordé par la MDA ou MLDS (organisme gérant les situations des enfants en situation de handicap) doit être respecté par les établissements scolaires. Ils n’ont pas le droit de refuser de mettre en place une salle individuelle et une AVS qui se consacre exclusivement à son rôle auprès de votre enfant. Encore une fois, cela est illégal.

    Cependant, votre enfant sera évalué, comme tous les autres, de manière anonyme. Les professeurs ne corrigent jamais (normalement) des élèves qu’ils ont eu en cours (sauf pour les examen blanc). Les copies sont anonymes: cela signifie que le correcteur ne voit pas le nom de l’élève qui a fait telle copie. De plus, la situation de tiers-temps de votre enfant n’est en aucun cas inscrite sur sa copie.

    En ce qui concerne les conditions d’examen, selon les établissements, les enfant ayant un tiers temps peuvent être mélangés aux autres ou placés dans une salle à part (pour le DNB car au bac ils auront une salle à part obligatoirement).
    Dans ce dernier cas, les horaires des épreuves sont adaptés à leur tiers-temps et donc décalés par rapport aux autres élèves.
    S’ils sont mélangés aux autres élèves, l’épreuve démarre en même temps pour tout le monde mais il est vrai que leur pause est diminuée puisqu’ils finissent plus tard.
    Avec l’ancienne version du DNB cela ne posait pas vraiment de problème car les élèves n’avaient de pause qu’entre la dictée et la rédaction de français; or pour la dictée, généralement les enfants avec tiers-temps ont un aménagement spécial et sont donc placés à part. Néanmoins, j’avoue que la nouvelle version du DNB présente de nombreuses pauses entre les épreuves et j’espère vivement que les établissement scolaires auront eu la présence d’esprit de placer les élèves avec tiers-temps dans une salle à part pour qu’ils puissent réellement en profiter.

    Pour ma part, je trouve cela très bien d’ajouter une épreuve de science au brevet des collèges, mais j’avoue qu’étaler les épreuves sur trois jours serait en effet plus intéressant pour tous.

    Si attaquer en justice les établissements qui ne respectent pas la loi vous semble trop ambitieux, n’hésitez pas à faire appel aux syndicats enseignants (exemple la CGT) qui sauront intervenir auprès de la direction pour exiger le respect des règles.

    Enfin pour le tiers temps dans la vie réelle. Selon la loi, les entreprises doivent employer des personnes en situation de handicap, il leur ai imposé un pourcentage. Si elles ne respectent pas cela, elles risquent des amendes plutôt importantes. Donc, votre enfant pourra trouver un endroit qui l’acceptera.
    Cependant le tiers-temps accordé à votre enfant lors de sa scolarisation n’est plus du tout valable une fois rendu dans la vie active. Son handicap peut être officiellement reconnu afin qu’il puisse bénéficier des aménagements de temps ou d’espace nécessaires à son handicap, il doit alors faire une demande de reconnaissance de travailleur handicapé.
    Là encore, selon la nature du handicap, des aides physiques (assistance d’une personne pour l’aider par exemple) peuvent être possibles. Tout cela est examiné par une commission après que vous ayez rempli un dossier dans lequel vous expliquez ses difficultés au quotidien. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’assistante sociale de l’école de votre enfant.

    Après ce pavé que j’espère vous avez pu lire jusqu’au bout, je souhaite « bon courage » à vos enfants pour ce futur examen.

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