Un petit mot d’espoir

Par Noémie V.

« Bonjour à toutes et à tous !
Un petit mot d’espoir d’une future prof de français actuellement contractuelle en lycée pro : comme contractuelle, justement, j’ai été lâchée devant les élèves avec pour promesse, de la part du rectorat, de l’organisation d’une formation suivie des non titulaires sur l’année, avec notamment des visites-conseils de professeurs expérimentés et des formateurs joignables et serviables.

Que nenni ! Les visites conseils ? Pas l’ombre d’une apparition, ni même d’une mention. Alors je veux bien qu’on les fasse au mois d’avril, mais il est où l’intérêt, quand l’année est presque terminée ? Les formateurs sont joignables seulement en théorie, et les formations nous apprennent ce que nous savons déjà (comment passer une journée entière à parler des programmes du lycée pro…au mois de décembre !).

J’ai été dépassée par la gestion de classe, et j’en étais au stade où je laissais faire, en me cassant la voix pour en placer une et que les élèves qui voulaient suivre puissent -tenter- de la faire ; autant vous dire que le soir en rentrant chez moi, c’était la déprime totale.

J’ai la chance d’avoir des collègues et une équipe de direction formidable : la proviseur adjoint, me mettant devant le fait accompli, m’a demandée si je souhaitais de l’aide, et j’en ai eu. Deux de mes collègues m’assistent une heure par semaine pour me donner des conseils, une professeur d’un lycée voisin va venir assister à certains de mes cours, et moi à certains des siens pour qu’on puisse en tirer un bilan. C’est un tel soulagement de se sentir guidée, épaulée, surtout quand on commence et qu’on patauge comme moi.

Cela me fait encore plus regretter mon manque flagrant de formation, malgré deux années passées sur les bancs de l’ESPE…pour se retrouver face à des formateurs qui nous distribuent une capture d’écran du site Eduscol et sur laquelle ils blablatent pendant une heure….

Je ne sais pas si vous avez été dans la même situation que moi, mais je vous avoue que j’ai bien failli laisser tomber avant même d’avoir réellement commencé, et même si l’aide qu’on m’apporte commence à porter ses fruits, je regrette amèrement de n’avoir pas eu les armes nécessaires à la rentrée, car maintenant le rétablissement de l’ambiance de classe est très difficile.

J’espère toujours tomber, lors de mes futures affectations, sur des collègues et une direction aussi soudés, sur qui on peut compter, parce qu’honnêtement, ça enlève un gros poids des épaules.

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