Parues au Journal officiel du 30 novembre 2016,  les  nouvelles grilles indiciaires de rémunération sont rentrées en application au 1er janvier 2017 et doivent permettre une revalorisation sensible des enseignants. La mise en place du paiement est reportée au mois de mars à cause d’un problème informatique.

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Elles font parties intégrantes du Parcours Professionnel Carrière et Rémunération. Mais ces grilles ne sont pas la seule nouveauté. L’évaluation des enseignants  change aussi. Adieu notes annuelles, Bonjour les rendez-vous à des moments prédéfinis dans la carrière.

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elections

Au lendemain de sa désignation officielle en tant que candidat de la gauche  à l’élection présidentielle, voici le programme de Benoît Hamon vu sur Vousnousils

Et son engagement sur le nombre d’élèves par classe.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=R-upBL2PZ6M&w=560&h=315]

François Fillon

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=m09NRirkbng&w=560&h=315]

Marine Le Pen

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=CjmNarXA8Hc&w=560&h=315]

Jean-Luc Mélenchon

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=PYnqJTTjCHc&w=560&h=315]

Emmanuel Macron

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=lFCG1s9crNM&w=560&h=315]

Yannick Jardot

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/01/11/yannick-jadot-un-programme-ecologiquement-pur_5060844_4854003.html

Nicolas Dupont-Aignan

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=VRIn-JeP1-A&w=560&h=315]

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Par Barbe Ara

“Diarrhée verbale de ma journée :
– Halan, enlève tes doigts de ton nez( enfoncés jusque à la 2eme phalange….)
– M’enfin, n’essuie pas tes doigts sur ton pull ( fashion victime : des strasses pulloveriques façon crottes de pif…)
-Aggggr m’enfin , pas sous ta table non plus nom d’une pipe ( ah ben m’en tape après tout. C’est pas moi qui lave …enfin, pas encore , hein Najat …)
– Carmeeeeeen 3 unités ça peut pas faire 30 ( putain d’inflation… ) ….
– 20 non plus ..( restriction économique ….)
– et 30 paquets de 10 NON PLUS…( ça c’est si on a les bons numéros à l’euromillion…)
– VA REPOSER LES CARTES ” DIZAINES” non de non de non de non…( du coup, elle est allée ranger ses cartes ” unités “…damned…)
– Mahil ça fait 3 fois que tu tombes de ta chaise parce que tu te balances, viens pas te plaindre si tu te cognes.( je l’sais d’avance, il va s’cogner…..)
– maitreeeeeesssse je m’ai cogné…( bien fait… )
– Alexio on cherche le VEEEERRRRRBBBBE, t’as pas besoin de ton fichier de maths, c’est pas dedaaaaaannnnns….( va savoir …)
– C’est pas écrit sur ma tête NON PLUS, et ferme ta bouche , tu gobes les mouches…( ça parait pas mais , y’a PLEIN de trucs écrits sur mon front en fait , suis un tableau interactif humain moi ….)
– Sullian : c’est quoi gobe maitresse ?( je sens que j’aurais bien fait de fermer ma gamelle …)
– Yanis : moi j’sais , C’est comme gode…. ( et bim….)

Vis ma vie de maitresse , spécialisée en accessoires ..”

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Dans son communiqué de presse du 26 janvier 2017, le Conseil Constitutionnel indique qu’il a refusé tous les textes de la réforme de Mme la ministre concernant le régime d’autorisation des écoles hors contrat (article 39).

coneil-constitutionnel

« Le Conseil constitutionnel a jugé que, eu égard à l’atteinte susceptible d’être portée à la liberté de l’enseignement par la mise en place d’un régime d’autorisation administrative, le législateur, en confiant au Gouvernement sans autre indication le soin de préciser « les motifs pour lesquels les autorités compétentes peuvent refuser d’autoriser l’ouverture » de tels établissements, a insuffisamment précisé les finalités des mesures susceptibles d’être prises par voie d’ordonnance. » (extrait du communiqué du Conseil constitutionnel du 26/01/2017)

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Par Anne LARREGLE

Chers candidats,
C’est le temps des doléances et des espoirs qui pourraient renaître.
Laissez-moi vous raconter quelque chose. Une petite aberration qui court depuis des années et qui laisse certains des professeurs, potentiel électorat tant convoité, dans une situation à la limite de l’inhumain.
Je suis professeur des écoles-maître formatrice depuis neuf ans dans les Hauts-de-Seine à Rueil-Malmaison. Au cours de l’été 2016, mon conjoint, directeur d’accueil de loisirs, a été muté en Charente-Maritime. Nous sommes parents d’un bébé qui a aujourd’hui 16 mois. Nous avons décidé que nous ne séparerions pas notre famille. J’ai donc pris un congé parental et demandé une mutation exceptionnelle en septembre. Celle-ci ne m’a pas été accordée.
Je participe bien évidemment aux demandes de mutation inter-académique, mais comme vous êtes censés le savoir, quitter l’académie de Versailles peut prendre plusieurs années.
En congé parental, nous ne percevons absolument aucune aide exceptés les 184 euros (je vous épargne les cents après la virgule) de la CAF. En disponibilité de droit, c’est pareil et même moins puisque la CAF diminuera cette aide. Nous n’avons droit ni au RSA, ni à une allocation chômage. Pas même à une aide sociale de la part du ministère. Cependant, le salaire de mon conjoint ne suffit pas à assurer notre survie. Si vous le souhaitez, je pourrai vous faire la liste des dépenses mensuelles d’un couple de fonctionnaires avec un enfant. Vous verrez, c’est étonnant.
Il me faut donc trouver rapidement un travail et me mettre en disponibilité de droit (elle ne peut pas m’être refusée pour suivre mon conjoint et rester avec ma famille). Trouver du travail n’est pas simple aujourd’hui, surtout quand on a un CV de prof (et je suis pourtant diplômée de Sciences-Po et d’un master en journalisme).
Se présentent soudainement à moi des obstacles que je ne pensais jamais vivre en étant fonctionnaire.
– La disponibilité de droit est un cadeau que l’on nous fait. Nous n’avons que le choix entre vivre avec les nôtres sans aide financière en attendant une mutation qui, pour ma part, pourrait prendre jusqu’à 6 ans ou vivre séparément et dépenser tout un salaire dans un double loyer, des doubles taxes, des doubles factures, des frais de garde et des déplacements en train. La dépression rôde et les absences à répétition aussi, vous pouvez vous en douter.

– La disponibilité de droit n’offre aucune différence avec la disponibilité pour convenances personnelles. Je rappelle que je souhaite travailler, ardemment, mais que pour des raisons de gestion des ressources humaines complexes et de manque d’attrait du métier dans l’académie de Versailles, je suis bloquée, condamnée à attendre plusieurs années une mutation.

– Après moultes recherches et des réponses qu’il faut aller piocher à peu près partout sauf auprès de notre propre administration, je découvre que j’ai le droit de faire des vacations dans le secondaire. Or certaines académies refusent de prendre désormais des vacataires, même professeurs, et se trouvent contraintes d’aller au pôle emploi pour embaucher des personnes qui n’ont parfois aucune expérience dans l’enseignement. Je précise qu’en disponibilité de droit (liée à une défaillance toujours des ressources humaines d’une académie), je ne suis pas autorisée à travailler pour le public.

– Nous naviguons dans un flou total quant aux informations sur ce que l’on peut exercer comme métier (cumul d’activités ? privé sous-contrat interdit, Greta interdit, etc).

Je suis donc un professeur qui souhaite travailler mais ne le peut pas. Des élèves n’ont pas de professeurs remplaçants, alors que je suis disponible et capable d’enseigner plusieurs disciplines, à plusieurs niveaux.
Je fais donc appel à vous, chers candidats à l’élection présidentielle. Revoyez le statut des disponibilités de droit des fonctionnaires. Réhumanisez le système. En tant que fonctionnaires de l’Etat, nous ne pouvons pâtir des difficultés de recrutement dans notre métier. On ne peut pas nous demander de séparer des familles pendant plusieurs années. Et surtout, on ne peut pas laisser un fonctionnaire dans une situation financière aussi catastrophique. Il faut au moins accorder une aide le temps de trouver du travail. Favorisez la mobilité des fonctionnaires de l’Education nationale. On ne peut pas arguer des nécessités de service pour nous refuser une mutation d’un côté et constater un manque de remplaçants de l’autre alors que des professeurs sont disponibles pour assurer ces services.
On annule des formations par manque de remplaçants, on refuse les congés de formation ou on les repousse parfois de plusieurs années, de même pour les démissions. On ne peut pas accorder les mutations même pour les demandes prioritaires. Pour vivre décemment auprès de ma famille, il faudrait que mon enfant, ou mon conjoint ou moi-même souffre d’un handicap pour gagner le plus de points possibles.
En disponibilité de droit, laissez-nous au moins travailler pour notre ministère, même à un rythme horaire plus faible. Laissez-nous être utile aux élèves. Laissez-nous exercer le métier que nous avons choisi par envie, par passion. Assouplir le système n’est pas un signe de faiblesse mais d’intelligence. Et vous n’en manquez pas.
Agissez contre les dysfonctionnements ubuesques dont les fonctionnaires de l’Education nationale sont victimes (et parfois aussi du milieu hospitalier d’ailleurs). Contribuez à ce qu’aucun élève ne se retrouve privé d’enseignement, de connaissances et de savoirs, même temporairement.
Je me tiens à votre disposition, chers candidats, pour échanger avec vous. [contact-form-7 404 "Not Found"]

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Réaction d’un de nos membres à l’annonce dans la presse du salaire moyen des français :

“2225€ de salaire moyen pour les français mdr
Échelon 8 après 13 ans dans EN j’en suis loin …
On est des feignasses donc salaires de feignasses !”

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Il est question de plus en plus souvent question d’agression ou d’insultes faites à un enseignant ou d’un membre de la communauté éducative par un élève ou un membre de sa famille. Un enseignant sur deux a une assurance personnelle pour ce type d’incident

Et si cela nous arrive : Comment réagir ? Comment sommes-nous protégés ?

Les textes

Le Code pénal – Article 433-5

“Constituent un outrage puni de 7 500 euros d’amende les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets quelconques adressés à une personne chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie.
Lorsqu’il est adressé à une personne chargée d’une mission de service public et que les faits ont été commis à l’intérieur d’un établissement scolaire ou éducatif, ou, à l’occasion des entrées ou sorties des élèves, aux abords d’un tel établissement, l’outrage est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.”

 La loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires :

“La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté” .

Les démarches 

1. Porter plainte (et non pas déposer une main courante) auprès d’un officier de police judiciaire de la compétence du lieu de travail, pour “outrage à personne en charge d’une mission de service public dans une école”.

2. Informer le plus rapidement possible, par écrit, son IEN ou le chef d’établissement

3. Demander la protection statutaire.

3. Faire établir un certificat médical initial en cas d’agression physique.

4. Remplir la déclaration d’accident de service.

5. Envoyer la demande de protection statutaire, la plainte, le certificat médical initial et la déclaration d’accident de service (2 exemplaires) au recteur, par voie hiérarchique.

Et que se passe-il ensuite ?

  •  Le recteur saisit par écrit le procureur de la République en lui demandant d’engager une procédure judiciaire contre l’auteur de l’agression ou contre X. Il propose à l’agent une liste d’avocats ayant conclu un partenariat avec le rectorat, notamment pour le montant des honoraires et les modalités de la défense. De plus, il informe par écrit la victime concernée de la procédure à suivre.
  • L’inspecteur de circonscription ou le chef d’établissement doit prendre les mesures nécessaires à la mise en sécurité du fonctionnaire. Il prend contact avec la famille s’il s’agit d’un élève et  prend des mesures disciplinaires à l’encontre de l’élève coupable (excuses du coupable, convocation de la famille, mise en œuvre d’un contrat moral avec l’élève, procédure disciplinaire à son encontre…). S’il s’agit d’un adulte (parents d’un élève, autres majeurs), il doit se donner les moyens de le convoquer pour l’informer des conséquences de son acte.
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