Par Guillaume Deniau

Un travail de communication intéressant d’une école primaire vers la communauté éducative. La direction de cette école a choisi d’utiliser tous les moyens numériques à sa disposition pour valoriser les relations école/parents, le travail des équipes pédagogiques et donner une image positive de l’école.

Vous trouverez leur fantastique travail ici :

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Sortir de la dépendance au sentier pour repenser l’enseignement

sentier-omar1. Objectifs
– Objectifs sociétaux transversaux au système entier : quels sont les buts poursuis pour la société et pour l’individu… logique de cohésion sociale et égalité des chances pour l’individu qui a droit qu’on lui propose des choses… accès aux connaissances et au développement de son potentiel
Ex : du côté de la société, donner une culture commune à tous pour du lien social ; former des citoyens éclairés pour l’avenir… former des gens pour répondre aux besoins sociaux (utile et non le marché) … comment faire ces choix, lesquels ?
Du côté de l’individu, on doit leur permettre d’atteindre leur épanouissement pour s’insérer à la place qui leur convient.
Objectifs à retrouver dans tous les cadres de l’enseignement.
-Objectifs spécifiques par âge et par spécialisation
ils s’ajoutent aux premiers. Jusqu’où aller dans la professionnalisation ? Dans la transmission d’une culture classique ? Maintien des cloisonnements du secondaire ? Autodétermination ? Le contrat moral avec l’apprenant.
– Public : seulement les plus jeunes ou toute la vie ?
Instruction massive de 3 à 21 ans. Maintien ? Obligation de scolarité ? Adultes ? Adaptation de la société, du chômage etc. quelles relations avec formation pro, l’apprentissage ? Retour en études ? Réinsertion ?
2, Moyens spécifiques à un niveau particulier
Recrutement des enseignants , des personnels de support, modalités ? Critères ? Statut ?
Financement ; des salaires, des matériels et locaux : quelle source ? Quelle participation des familles ? Quelle latitude pour l’école ? Etat ? Collectivités locales ? Recours au privé ? Impots sur quoi ?
Matériels : mobilier ? Matériel d’expérimentation ? (labo, semi pro) Informatique ? Manuels ou supports numérisés ? Matériel à la charge financière et physique de l’élève ?
Ressources pédagogiques : (pour les enseignants)
Formation continue ? Supports pédagogiques ? (pour les enseignants), rencontres et travail de groupe ? Relation avec les maisons d’édition ?
-Ouverture sur l’extérieur ? Moyens d’interaction avec les professionnels ? Moyens de visites, voyages, conférences…collaboration avec les familles…
3. Méthodes elles aussi spécifiques
– Découpage des groupes en niveau ? En avancées dans un domaine ? Classes ou groupes fluctuants ? Filières ?
– Enseignement seul ou présence d’autres adultes ?
– Programmes uniformes pour tout ou partie ?
– Rythmes scolaires, sur semaine, période, année
– Place de la liberté pédagogique ?
– Démarche pédagogique souhaitée ?
– Place du travail tourné vers le niveau considéré ou de la préparation aux niveaux supérieurs ? (bac ou post bac?)
– Méthode de communication avec familles, autres établissements, professionnels para- médicaux…
– Notation ? Bulletins par compétence ?
4. Évaluation spécifique évidemment
– Contrôle continu ? Examen ? Concours ? Soutenance ?
– Place de l’écrit et de l’oral ; place des épreuves obligatoires et des épreuves choisies
– Modalités d’évaluation du travail d’équipe (note de la référence de tutelle, le public concerné) qui note ? Comment ? Quels critères ? Pourquoi ? Quelle pondération de difficultés ?
– Autorités de tutelle ? Organisation hiérarchique ?
– Impact des évaluations sur les moyens et les programmes alloués ?
– Place des familles et des usagers adultes dans l’évaluation ?
– Possibilité de ré-allocation des moyens et de reclassement des personnels ?
– Information du public et liberté de choix ?
Omar Gousmi (en direct de formation déformante)
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Un prof, ça parle beaucoup, tout le temps…Tellement que ces feignasses de cordes vocales les abandonnent de différentes façons. En voici, quelques unes en images :

 [youtube https://www.youtube.com/watch?v=EQxn30Sv3ME&w=560&h=315]

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Par Julie
Je suis professeur des écoles. J’ai passé le concours via la voie externe, par correspondance, après avoir exercé dans une entreprise privée, où j’ai vécu une très mauvaise expérience humaine. J’avais besoin de retrouver du lien humain, de me sentir utile, bonne à quelque chose.
L’entrée dans le métier a été fracassante, jetée dans la fosse aux lions. Affectée à un IUFM à 60 km de chez moi, et à un stage filé à 80 km. Une formation à l’IUFM complètement inadaptée à la réalité du terrain. Je m’improvisais maîtresse, mes longues heures de préparations inefficaces ne se faisaient pas sans internet… la pédagogie ça ne s’improvise pas ! Les enfants ne me faisaient pas de cadeaux, les conseillers pédagogiques non plus, j’ai souvent voulu démissionner, mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre.
Une fois validée, j’ai été affectée à plusieurs dizaines de kilomètres de chez moi, chaque année dans un endroit différent. Mais je ne me plains pas, je n’ai jamais dû déménager.
J’ai toujours beaucoup travaillé, préparé, j’observais les classes de mes collègues d’école en école, je m’imprégnais de conseils, méthodes pédagogiques. Et puis j’ai eu des enfants, je les ai observé, j’ai eu envie d’en savoir plus sur la psychologie de l’enfant. Durant mon congé parental, je me suis documentée, j’ai lu des articles sur le net, lu des livres sur la communication non violente, sur les travaux de Montessori etc… Je ne comprends pas, à l’IUFM, on m’a appris à rédiger un cahier journal et une fiche de prép… on ne m’a rien appris sur la psychologie de l’enfant !!
De retour au travail, je me rends compte que mes nouvelles collègues sont dans la même mouvance que moi, on échange, on discute, on aménage notre pédagogie. J’aime cette interaction !
Aujourd’hui, j’aime mon métier, il me prend aux tripes, je suis fière de ne pas avoir lâché au début. Mais si j’arrive à l’exercer comme je le fais aujourd’hui, si j’ai la sensation d’apporter à mes élèves (plus qu’un enseignement, une relation affective forte) si j’ai confiance en ce que je fais, c’est grâce à toutes les collègues croisées dans les différentes écoles où j’ai été affectée.
J’ai croisé des collègues passionnées, des collègues bienveillantes, énergiques, créatives, des collègues aidantes et solidaires, à l’écoute. Ce sont elles qui m’ont véritablement formée à mon métier. Parmi les multiples casquettes d’un enseignant, on peut aussi ajouter celui de formateur, l’institution est défaillante aussi à ce sujet…
Je dis souvent que l’Ecole est branlante, mais ce qui fait tenir les murs, ce sont les enseignants et leur foi. Il est temps de les préserver, de les écouter, de leur faire confiance, pour que cette crise de vocation et que la perte de motivation dans le métier ne fasse totalement défaillir l’Ecole.

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