Première sortie piscine

Par Anonyme

« Première sortie piscine en bassin d’été

La première séance est prête. Avec I. on a fait les choses bien comme il faut : les groupes, la répartition dans les bassins, la recherche des parents, en tenant compte que S., l’AVS ne pouvait pas aller dans l’eau.

Vendredi après midi: ça y est c’est l’heure du départ ! S. me signale que finalement elle peut aller dans l’eau. Je lui indique le plus poliment possible que nous avons prévu notre séance en faisant en sorte qu’elle soit à l’extérieur des bassins.

13h45 I. et moi disons aux élèves :  » Pensez à aller aux toilettes avant de partir ». On compte nos élèves. Après joyeux bazar les 46 têtes blondes sont enfin rangées

13h50 une maman accompagnatrice manque à l’appel « Personne n’a vu Mme S. ? » (Stress niveau 2)
C’est alors qupiscinee J. sa fille vient me voir : « Maman m’a dit que tu devais l’appeler car elle ne savait pas si on allait à la piscine vu qu’il pleut.. » (stress niveau 3)
Je laisse les 46 élèves à I. pour aller appeler la maman de S.
Finalement elle me dit qu’elle nous attend devant l’arrêt du car.

13h55 je retourne dans le couloir. Certains élèves se donnent des coups de sacs, d’autres ont ouvert leur sac pour se montrer leurs maillots ou nagent par terre dans le couloir. (Stress niveau 4)
I. court chercher le PAI de A. qu’elle avait oublié.on recompte nos élèves.
On sort enfin de l’école primaire, on arrive devant la fontaine en constatant que le car n’est pas arrivé.
I. et moi même rattrapons quelques élèves qui voulaient se baigner dans la fontaine.(stress niveau 5)

14h le car arrive. on monte dans le car . on rerecompte nos élèves de peur d’en avoir laissé un dans la fontaine.
On vérifie les ceintures. On attend que le car démarre. Le car ne démarre pas…le chauffeur me regarde, regarde dans son rétro, me re regarde….On se regarde…je comprends qu’il y a quelque chose qui ne va pas….
Je regarde dans le car et je comprends qu’une maman n’est pas assise et chahute avec certains enfants !!!

14h05 je dis en essayant de ne pas m’énerver « Mme C. le chauffeur attend que vous soyez assise pour partir. »
Mme C. s’assoit , un peu honteuse, le car démarre. Le trajet se passe normalement dans le bruit et les hurlements.

14h15: on arrive à la piscine. Les élèves se détachent et se lèvent mais il grêle dehors. Je demande aux enfants de s’asseoir.

14h20 on descend. On entre dans les vestiaires j’explique le rôle des parents pour la séance.
S. me coupe la parole 4 fois pour me dire que finalement elle peut aller dans l’eau. Stress niveau 7. Je ne peux m’empêcher de lâcher
 » Écoute S. une séance ne se prévoit pas à la dernière minute. Tu ne seras pas dans l’eau. » Elle me dit : « ok je vais mettre mon maillot! »
J’ai envie de lui tirer les cheveux mais je me retiens…

On aide à mettre 40 bonnets de bain.les filles grimacent :  » ça tire les cheveux maitresse » « j’ai froid maitresse ( il fait 17°C)

Mme.C n’a pas de bonnet. Je lui indique qu’il faudrait qu’elle en porte un pour montrer l’exemple. Mme C. me dit qu’elle ne portera pas de bonnet. Je fulmine intérieurement.

14h30 : on demande si ils veulent aller au toilettes. T. et L. n’ont pas de bonnet de bain…

14h35 après la douche on passe dans le pediluve en évitant les guêpes flottantes ( stress niveau 10)

on appelle nos groupes. On recompte nos élèves
La séance démarre A. pleure. E. pleure.
I. Et moi on chialerait bien avec eux mais on se retient.

14h45 E. Vient me voir pour aller aux toilettes
Je mets la chaîne de A. dans ma poche qu’elle avait oubliée d’enlever.

14h50 I s’aperçoit qu’il y a un problème avec le groupe de Mme C dans le grand bassin. Elle explique que les élèves ne l’écoutent pas donc elle les laisse patauger. Le maître nageur hurle sur Z. qui s’accroche à la ligne d’eau.

15h il pleut.A. a perdu ses lunettes. E. A perdu ses lunettes.

15h15 fin de la séance. Les élèves ont les lèvres bleues mais ont le sourire et sont ravis.

S. Vient me voir en me disant que c’est dommage qu’elle aurait pu aller dans l’eau.
j’ai envie de lui arracher la langue mais je me retiens.

On rentre à l’école. Les élèves sont ravis.on pense à remercier les parents.
On recommence la semaine prochaine, les élèves progresseront c’est certain comme tous les ans. »

2 200 classes de primaire passeront à 12 élèves dès la rentrée 2017

Le ministère a annoncé ce matin qu’une des mesures phares du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, à savoir 12 élèves maximum en classe de CP sera mise en place dès la rentrée 2017. 2200 classes de CP et CE1 d’établissements REP et REP+ en bénéficieront.

PDMQDCAfin de mettre cette mesure en place, le ministère compte utiliser les remplaçants . Il est à craindre que faute de recrutement cette utilisation des remplaçants soit préjudiciable au bon fonctionnement des écoles.

Pour pallier à cela le ministère envisage de redéployer les enseignants affectés au dispositif PDMQDC contre l’avis des enseignants très attachés à ce dispositif et aux syndicats.

A la question du personnel, s’ajoutent les contraintes matérielles. Toutes les écoles n’ont pas forcément la place suffisante pour accueuillir chaque classe de 12 élèves. Dans un premier temps, il se pourrait que le 12 élèves par classe se transforme indirectement en PDMQDC avec 2 enseignants par classe.

Des idées de génie….

par Art Mnche

« Une collègue vient me chercher dans ma classe :
– Euh.. Arthur..? Tu peux venir stp?
– Qu’est-ce qu’il y a?
– Bah regarde…
Et là, un petit nouveau a eu la brillante idée de passer sa tête entre les lattes du banc 😎
– Mince il est bien coincé, je vois pas comment on peut faire… 😅
– Ouinnnnnnnnn!
– Mais non mais non, pleure pas, on va trouver une solution (tu connais Louis XVI?^^)

Après 10 min d’essais acharnés, on le libère. Vu sa tronche de poisson pané en sortant, je pense que la seule chose qui osera s’approcher d’un banc à l’avenir, ce sera ses fesses 🤗 »

Le casse-tête des rythmes scolaires

Le programme d’Emmanuel Macron prévoit de laisser à chaque commune le soin de décider pour ses écoles. Sauf que ceci va accroitre les inégalités sur le territoire.

rythme sco

1/ Les communes qui garderont les quatre jours et demi et les activités périscolaires pourraient se retrouver face à des difficultés de financement après 2019. Le fond d’amorçage prévu pour lancer le dispositif disparaissant comment les communes les plus pauvres pourraient-elles choisir de conserver la semaine de 4 jours et demi avec les activités périscolaires sans avoir les moyens de les financer. Beaucoup de communes ont du se regrouper pour pouvoir proposer des activités intéressantes, se partageant ainsi les frais en personnel, matériel et locaux.

2/ Les communes qui décideront de  conserver les quatre jours et demi sans les activités périscolaires mécontenteront  certains  parents si elles ne proposent que de la garderie après la classe.

3/Celles qui reviendront à la semaine à quatre jours vont être taxées de ne pas  prendre en compte le bien être des élèves.

Le décret mettant fin à l’obligation des mêmes rythmes scolaires est attendu pour cet été. En attendant, certaines communes s’organisent déjà tandis que les enseignants se demandent quel va être leur droit de regard sur les aménagements ou non des rythmes scolaires.

 

Pour l’OZP, le dispositif PDMQDC doit être maintenu

Selon Marc Douaire, président de l’OZP (l’Observatoire des Zones Prioritaires), il est nécessaire que le dispositif Plus de Maitres que de Classes (PDMQDC) soit maintenu au moins jusqu’en 2019 et qu’il vienne en plus des 12 élèves par classe de CP/CE1 en REP+.

Pourquoi 2019 ? Parce que c’est à cette date seulement que ce dispositif sera évalué et qu’on pourra constaté ou non ses effets bénéfiques.

Les enseignants ont longuement hésité à partager leur classe avec quelqu’un d’autre, ces derniers se sont accaparés ce dispositif et peu souhaitent l’abandonner comme en témoigne la pétition circulant sur internet pour sauver ce dispositif.

A l’heure actuelle, il est question, pour arriver à ces effectifs réduits en CP/CE1,  de redéployer les enseignants du PDMQDC sur ces niveaux. Sauf que cela se fera au détriment des élèves en difficultés des autres niveaux.

La mise en place des 12 élèves par classe ne pose pas uniquement des problèmes en matière de ressources humaines mais également du point de vue matériel : toutes les écoles n’ont pas la place nécessaire pour accueillir ces dédoublements. La solution la plus sage serait alors d’appliquer le PDMQDC à tous les classes de CP/CE1. Ainsi toutes les parties seraient satisfaites.

Jean-Michel Blanquer promet une épreuve de Hand Spinner au brevet des collèges

Eduk Actus

Hand_SpinnerAvec une telle mesure, le nouveau ministre de l’Education nationale se prépare une belle popularité dans les cours de récréations. A peine arrivé rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer promet d’instaurer une épreuve de Hand Spinner au brevet des collèges.

Le phénomène Hand spinner ne s’est emparé des enfants que depuis quelques semaines. C’est peu mais c’est assez pour le nouveau ministre, manifestement très au fait des questions d’éducation, s’empare du sujet. La petite toupie d’origine américaine est en passe de devenir l’activité la plus pratiquée par les collégiens français. Créée pour aider de jeunes autistes elle a très rapidement conquis les 7-15 ans.

D’après le dossier préparatoire élaboré en urgence par le ministère, l’épreuve de hand spinner pourrait comporter trois parties distinctes. Une épreuve de « vitesse pure », des figures imposées et une analyse interdisciplinaire de la toupie en lien avec les programmes de technologie, de physique et de…

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